29.01.2009

Tunisie-UMA: Les pays Maghrébins menacent de se retirer de l’UPM

23 janvier 2009,

Une semaine après la réunion d'une quinzaine d'économistes européens et méditerranéens en Tunisie pour lancer un appel pour réactiver l'intérêt pour l'Union pour la Méditerranée (UPM), accélérer la mise en place de ses institutions et entamer l'exécution de projets concrets, le site d'information méditerranéen, Echo nostrum, indique que les pays Maghrébins menacent de se retirer de l’UPM!

L'intervention prolongée des troupes israéliennes à Gaza, c'est la raison invoquée pour cette prise de distance. Les gouvernements arabes cherchent les moyens d'impliquer les Européens.

Selon Echo nostrum, un communiqué de la présidence libyenne de l’Union du Maghreb arabe (UMA), rapporté par l’agence de presse Libyenne (JANA ), a annoncé que les cinq pays membres (Libye, Algérie, Tunisie, Maroc et Mauritanie) reconsidèrent leur décision de participer à l’Union pour la Méditerranée, initiée par la France et lancée officiellement en juillet à Paris.

Cette annonce par le Gouvernement Libyen en sa qualité de Président de l’Union Maghrébine, stipule que « les pays membres de l’Union des pays du Maghreb Arabe ont entrepris la révision de leur participation à l’Union pour la Méditerranée, à cause de l’agression Israélienne sur la bande de Gaza ».

Selon des sources diplomatiques algériennes citées par le journal algérien « El Khabar », il faut voir un lien entre cette annonce et la réunion de coordination des ministres des affaires étrangères de l’UMA au Koweït qui se tient actuellement, en marge du sommet arabe économique et qui aurait traité de la question du conflit Israël-Gaza et les initiatives à prendre par les pays arabes pour mettre la pression sur leurs partenaires en Europe.

Source :
Espace manager avec Echo Nostrum
URL : http://www.espacemanager.com/a-la-une/tunisie-uma-les-pays-maghrebins-menacent-de-se-retirer-de-lupm.html

La Libye mène campagne contre l’Union

L'économiste, quotidien marocain, 24 janvier 2009

La Libye mène campagne contre l’Union


Depuis le 27 décembre et le lancement de l’offensive israélienne dans la bande de Gaza, les médias officiels libyens mènent une campagne virulente quasi-quotidienne contre l’UPM, estimant que la guerre de Gaza était le «résultat» de cette union. Ils ont dénoncé notamment la position des pays européens membres de l’UPM soutenant selon eux l’Etat hébreu. «Les pays de l’UMA ont commencé à revoir leur adhésion à l’UPM, tant que les Israéliens et les Palestiniens en sont membres, notamment après ce qui s’est passé à Gaza», a déclaré le porte-parole de la présidence de l’Union du Maghreb arabe cité mais non identifié par l’agence officielle libyenne Jana. La Libye qui assure la présidence de l’UMA s’était déclarée d’emblée contre cette union estimant qu’elle porterait atteinte à l’unité arabe et africaine.

Source : http://www.leconomiste.com/article.html?a=91028

UPM: La France et l’Allemagne rassurent

L'économiste, quotidien marocain, 24 janvier 2009

· Les deux pays sont d’accord sur le projet

· Ceux du pourtour méditerranéen ont intérêt à ce qu’il avance

LE secrétaire d’Etat français aux Affaires européennes Bruno Le Maire s’est félicité jeudi 22 janvier des inflexions apportées par l’Allemagne au projet français d’Union pour la Méditerranée (UPM), objet à l’origine de vives tensions entre Paris et Berlin. «Même si l’exemple n’est pas forcément très politiquement correct du côté français, je dois dire que je me réjouis de la manière dont l’Allemagne a infléchi le projet français initial», a-t-il déclaré lors d’une allocution pour la 6e journée franco-allemande à Paris. Aujourd’hui, « l’UPM est solide parce qu’elle associe toute l’Europe, parce que la France et l’Allemagne sont d’accord sur le projet, et parce que les pays du pourtour méditerranéen ont intérêt à ce que ce projet avance», a-t-il souligné. Le Maire a souligné que Berlin avait obtenu que le projet, lancé officiellement en juillet 2008 à Paris, soit ouvert à tous les pays européens, alors que la France entendait au départ privilégier les Etats membres riverains de la Méditerranée. «Le projet français initial était une excellente intuition du président de la République» Nicolas Sarkozy, «mais c’était en même temps une vision qui, en excluant une partie des pays européens, remettait en cause l’unité de l’Europe comme ensemble politique», a-t-il déclaré.
«L’Allemagne n’a pas dit, je veux peser dans le processus, je veux ma place à la table. Ce que l’Allemagne a demandé, c’est que la préservation de l’unité européenne comme ensemble politique soit garantie dans cette union», a ajouté Le Maire, qui s’exprimait au côté de son homologue allemand, Günter Gloser.
Le projet initial d’Union pour la Méditerranée, très influencé par Henri Guaino, un conseiller de Nicolas Sarkozy proche des thèses souverainistes, entendait promouvoir un nouveau modèle de coopération européenne tenant en lisière l’Allemagne et les autres pays du nord de l’Union, de même que les institutions de l’UE. La chancelière Angela Merkel s’était vivement opposée à cette vision initiale, parvenant à rallier Sarkozy à une intégration de l’UPM dans un schéma européen plus classique.

Source : http://www.leconomiste.com/article.html?a=91028

Union pour la Méditerranée (UPM) : le double langage d’Alger


Tout sur l'Algérie, 22 janvier 2009

Les multiples appels de la société civile et de plusieurs personnalités nationales n'ont pas réussi à faire bouger le président Bouteflika sur le dossier. L'Algérie ne va pas se retirer du projet d'Union pour la Méditerranée (UPM). Pourtant les prétextes pour un tel retrait ne manquent pas. Non seulement Israël, qui vient de massacrer 1500 Palestiniens, est membre de l'UPM mais l'Europe, à sa tête la France, a apporté un soutien clair à cette agression. Mercredi, à Bruxelles où la ministre israélienne des Affaires étrangères -soupçonnée de crimes de guerre- a été reçue en grande pompe, l'Union européenne s'est clairement rangée du côté d'Israël.

Face aux critiques, le ministre des Affaires étrangères Mourad Médelci, a choisi le silence. Il a refusé plusieurs demandes d'interviews, y compris celles émanant de médias publics, avant de se décider à aborder le sujet. Mais en bottant en touche. Le 6 janvier, dans une déclaration à la radio, il a déploré «le caractère politique du secrétariat de l'Union pour la Méditerranée». Une déclaration technique et incompréhensible d'autant qu'elle est intervenue plus de deux mois après la réunion de Marseille durant laquelle le secrétariat avait été installé sans aucune protestation de l'Algérie.

En réalité, Alger n'a jamais émis de réserves concernant l'UPM auprès de Paris. Bien au contraire. Une source diplomatique française a indiqué à TSA (www.tsa-algerie.com) que dans les réunions bilatérales, les Algériens tiennent un langage flatteur à l'égard de Paris et du projet d'Union pour la Méditerranée. Ils se montrent même compréhensibles et donnent des arguments aux Français qui n'en demandent sans doute pas tant. « A chaque fois les Algériens soulignent que le projet initial lancé par la France était certes meilleur que la version actuelle. Mais, selon eux, ces modifications ne sont pas du fait de la France mais de l'Europe », souligne notre source. Un langage qui flatte la partie française qui a toujours attribué les difficultés de l'UPM aux partenaires européens de Paris, à commencer par Berlin.

En réalité, les Algériens sont loin d'être satisfaits par l'UPM. Aucune de leurs demandes n'a été prise en compte et le 13 juillet dernier, à Paris, le président Bouteflika s'est contenté de faire de la figuration, éclipsé par l'Egyptien Moubarak. Même le président syrien avait obtenu ce qu'il était venu chercher : un retour par la grande porte sur la scène internationale. En plus, l'Algérie, pays gazier et pétrolier, n'a rien à gagner d'une participation à l'UPM.

Reste une question : pourquoi l'Algérie continue de soutenir un projet qui va à l'encontre de ses convictions - présence d'Israël- et ne représente aucun intérêt stratégique ? La réponse serait à chercher dans les ambitions personnelles du président Bouteflika. Le chef de l'Etat sortant, à quelques semaines des présidentielles, ne veut surtout pas provoquer un incident avec Paris. En l'absence de candidats sérieux et crédibles, la reconnaissance internationale constitue la dernière carte entre les mains de M. Bouteflika pour donner du crédit sa réélection annoncée.

Source : http://www.tsa-algerie.com/Union-pour-la-Mediterranee--UPM----le-double-langage-d-Alger_5933.html

24.01.2009

Un lobby d’économistes au secours d’une UPM déjà en difficulté

21 janvier 2009

Une quinzaine d’économistes européens et sud-méditerranéens ont lancé, samedi 17 janvier 2009, à Tunis, un appel pour réactiver l’intérêt pour l’Union Pour la Méditerranée (UPM) et remobiliser les partisans de ce groupement de 43 pays.

L’«Appel de Tunis» insiste sur l’enjeu d’accélérer la mise en place des institutions de l’Union et d’entamer l’exécution de projets concrets dans les domaines de l’agriculture, de l’énergie et des finances.

L’Appel de Tunis estime que les pays membres de l'UMP n'ont pas encore réellement pris la mesure de la crise économique et que si rien n'est fait, maintenant, la région risque d'être marginalisée.

Pour les signataires de l’Appel, l’euroméditerranée se trouve à la croisée des chemins et n’a hélas que deux choix :

Soit elle ne réagit pas et les égoïsmes l’emporteront : Chaque pays jouera sa propre carte. Le bilatéralisme régnera en maître. Et, dans une période où les tentations protectionnistes vont réapparaître, il n’est pas exclu que celles-ci débouchent sur une réduction des échanges et sur une montée des tensions économiques et politiques.

Soit, et c’est la deuxième solution, les pays des deux rives de la Méditerranée saisiront l’opportunité historique de l’UPM pour renforcer leurs liens et pour, enfin, peser sur la scène économique internationale.

Concrètement, les signataires de l’appel ont suggéré la création d’une banque régionale dédiée au partenariat euro-méditerranéen.

Il s’agit d’un ancien projet auquel se sont farouchement opposées la Banque mondiale et la Banque européenne d’investissement (BEI) qui n’y voient pas l’utilité car il fait double emploi avec les mécanismes de financement mis en place (MEDA, FEMIP,…).

Un des signataires de l’appel, M. Christian Boissieu, universitaire et président du Conseil d’Analyse économique auprès du Premier ministre français, a défendu cette institution dont les ressources pourraient être alimentées par une partie de l’épargne européenne et par une réaffectation des règlements financiers mis en place par l’Union européenne pour financer le partenariat euro-méditerranéen.

M. Boissieu a saisi cette opportunité pour plaider en faveur de l’accès des pays sud-méditerranéens aux fonds structurels dont ont bénéficié des pays comme l’Irlande et le Portugal.

Le Premier ministre tunisien, M. Mohamed Ghannouchi, qui a reçu, la même journée, les signataires de l’Appel, a toujours déploré l’insuffisance des ressources mises à la disposition des associés de l’Union européenne. Tout récemment, il a déclaré à Madrid que «l’UPM ne fonctionnera qu’à condition que des fonds suffisants soient fournis pour accroître l’égalité entre les deux rives».

Dans l’ensemble, les Tunisiens sont très pressés pour voir des résultats. Ils ne ratent aucune occasion pour mettre la pression sur les fondateurs de l’UPM afin qu’ils passent dans les meilleurs délais au concret.

M. Mohamed Nouri Jouini, ministre du Développement et de la Coopération internationale, a indiqué que la Tunisie est, désormais, tenue par l'obligation des résultats et s'attend à ce que des projets clairs soient définis et financés à des conditions favorables. Il a ajouté que l'UPM se doit également de favoriser la libre circulation des personnes dans les deux sens et de renforcer le sentiment d'appartenance à un même espace.

Quant à M. Afif Chelbi, ministre de l'Industrie, de l'Energie et des PME, le temps joue contre l'UPM, d'où tout l'intérêt de lancer un signal fort en entamant la mise en œuvre, dans les meilleurs délais, de projets concrets. Au nombre de ces projets, il a cité le financement des études de faisabilité des interconnexions électriques, du projet de production d'électricité, au sud de la Tunisie, à partir de l'énergie solaire et d'un autre de dépollution chimique (2 milliards d'euros).

L’Appel de Tunis intervient à un moment où beaucoup de voix commencent à s’élever pour déplorer son inefficience.

M. Adrianus Koetsenruijter, ambassadeur-chef de la délégation de la Commission européenne en Tunisie, a qualifié, récemment, l’UPM de «structure bureaucratique et sans ressources».

Au sud, l’Algérie, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci, a critiqué le caractère “politique” et pléthorique du secrétariat de l'Union pour la Méditerranée suite aux décisions prises par les chefs de la diplomatie des pays membres en novembre à Marseille.

A travers cet appel, les signataires, qui se proposent de jouer de lobby, appellent les pays européens à saisir l'opportunité du programme d'UPM pour accélérer l'intégration économique euro-méditerranéenne et les pays du sud à relancer leur intégration régionale : «Aucune zone économique du sud n'est parvenue à émerger sans un minimum d'intégration économique régionale. La zone asiatique fournit dans ce domaine un modèle», note l'Appel.
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Les signataires :

Moulay Hafidh Amazirh, PDG Intercontrol Engineering (Maroc),

Christian de Boissieu, professeur à Paris II

Farid Ben Bouzid, PDG Salama Assurance (Algérie)

Jean Louis Guigou, délégué général de l’IPEMED

Abderrahamaane Hadj Nacer, ancien gouverneur de la Banque centrale d’Algérie

Elyès Jouini, professeur à Paris IX

Hans Helmut KOTZ, professeur à Fribourg (Allemagne)

Jean-Hervé Morenzi, professeur à Paris IX

Radhi Meddeb, PDG de Comète Engineering (TUNIS)

El Mouhoub Mouhoud, professeur à Paris IX

Chekib Nouira, président de l’IACE (Tunisie)

Olivier Pastré, professeur à Paris VIII

Jean-Louis Reiffers, professeur à l’Université de la Méditerranée

Mohamed Sagou, ancien ministre marocain des Finances

Slim Zarrouk, vice-président de l’IACE (Tunisie).

Sources : http://www.webmanagercenter.com/management/article.php?id=66333

Tunisie : des experts relancent l'idée d'une banque pour l'UPM

Le Bien Public / Les dépêches : 19 janvier 2009

Des experts économiques d'Europe et du Maghreb appellent à accélérer la mise en place des institutions de l'Union pour la Méditerranée (UPM), relançant l'idée d'une banque régionale pour financer des projets « concrets », selon un document publié hier à Tunis.
Dans ce texte dit « appel de Tunis » issu d'un séminaire sur l'intégration économique, les participants d'Allemagne, Algérie, France, Maroc et Tunisie invitent les Etats européens à « accélérer l'intégration euro-méditerranéenne et demandent aux pays de la rive sud de relancer leur propre intégration. Ils insistent sur la création d'une « banque régionale dédiée au partenariat euro-méditerranéen », en référence à un ancien projet boudé par la Banque mondiale et la Banque européenne d'investissement, qui craignent un double emploi avec des mécanismes de financement existants.
Londres met la dernière main à un nouveau plan de sauvetage financier
Trois mois après un premier plan de sauvetage financier salué de par le monde, le gouvernement de Gordon Brown devrait une nouvelle fois voler au secours des banques britanniques cette semaine, en assurant sur les deniers publics leurs actifs à risque, selon les médias.
Le programme pourrait concerner 100 milliards de livres (110 milliards d'euros) d'actifs douteux, selon le Sunday Times. Les experts évaluent à 200 milliards de livres (220 milliards d'euros) le montant total des actifs à risque que possèdent les banques britanniques. Londres avait déjà lancé en octobre un programme de 37 milliards de livres (41 milliards d'euros) visant à recapitaliser les banques et qui a conduit à la nationalisation partielle de plusieurs d'entre elles, dont RBS et Lloyds TSB/HBOS.
Récession, déficits : les inquiétudes s'accroissent en Europe
L'avalanche de mauvaises nouvelles pour l'économie de la zone euro devrait continuer aujourd'hui avec la publication des nouvelles perspectives de Bruxelles pour 2009 et 2010, alimentant l'inquiétude sur l'ampleur de la récession et des déficits. La Commission européenne a avancé exceptionnellement ses prévisions économiques pour tenir compte de la crise économique qui rend caduc son précédent état des lieux.
Début novembre, Bruxelles prévoyait encore une croissance de 0,1 % en 2009 dans la zone euro, puis de 0,9 % en 2010. Mais depuis, le commissaire aux Affaires économiques Joaquin Almunia a prévenu que ces prévisions seraient revues en baisse. L'Organisation pour le coopération et le développement économiques (OCDE), le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque centrale européenne (BCE) prévoient désormais tous une récession en 2009. « Le pire est à venir », a encore prévenu cette semaine le secrétaire général de l'OCDE Angel Gurria.
Le siège de la banque suisse UBS vandalisé
Le siège de la plus grande banque suisse, UBS, l'une des plus affectées par la crise financière, a été vandalisé samedi soir, subissant des dégâts s'élevant à des dizaines de milliers de francs, a indiqué la police de Zurich (centre). De la peinture a été répandue sur les murs et des pneus en feu ont été placés devant le bâtiment. Des voitures garées dans les environs ont aussi été endommagées, a ajouté la police précisant qu'une trentaine de personnes avaient été vues en train de fuir les lieux. Deux personnes ont été arrêtées, a indiqué la police. Une des institutions bancaires les plus exposées au monde aux crédits hypothécaires à risque américains, UBS a dû procéder à un montant record de dépréciations d'actifs de 46,9 milliards de dollars. Elle est confrontée depuis plusieurs mois à une crise de confiance de ses clients qui lui ont retiré au cours de l'automne 83,6 milliards de francs suisses (51,8 milliards d'euros).

Source : http://www.bienpublic.com/actu/monde/20090119.BPA9288.html

Appel de Tunis: l'UPM, stratégie pour sortir de la crise

19 janvier 2009

Une quinzaine d'éminents économistes euroméditerranéens ont lancé, samedi, à Tunis, un appel aux fins
de réactiver, en cette période de crise aux conséquences incertaines, l'intérêt pour l'Union pour la Méditerranée (UPM), d'accélérer la mise en place de ses institutions et d'entamer l'exécution de projets concrets en matière d'agriculture, d'environnement, d'eau, d'énergie et de finance.

L'«Appel de Tunis », qui a fait objet d'un déjeuner débat organisé par l'Institut Arabe des chefs d'entreprise (IACE), relève que les 43 pays membres de l'UMP n'ont pas encore réellement pris la mesure de cette crise et que si rien n'est fait, maintenant, la région risque d'être marginalisée.

Les signataires, appellent les pays européens à saisir l'opportunité du programme d'UPM pour accélérer l'intégration économique euro-méditerranéenne et les pays du sud à relancer leur intégration régionale : «Aucune zone économique du sud n'est parvenue à émerger sans un minimum d'intégration économique régionale.

La zone asiatique fournit dans ce domaine un modèle, note l'Appel.

M. Mohamed Nouri Jouini, ministre du développement et de la coopération internationale, a indiqué que la Tunisie est tenue par l'obligation des résultats et s'attend à ce que des projets clairs soient définis et financés à des conditions favorables.

Il a ajouté que l'UMP se doit également de favoriser la libre circulation des personnes dans les deux sens et de renforcer le sentiment d'appartenance à un même espace.

Quant à M.Afif Chelbi, ministre de l'industrie, de l'énergie et des PME, le temps joue contre l'UPM d'où tout l'intérêt de lancer un signal fort en entamant la mise en œuvre, dans les meilleurs délais, de projets concrets.

Au nombre de ces projets, il a cité le financement des études de faisabilité des interconnexions électriques, du projet de production d'électricité, au sud de la Tunisie, à partir de l'énergie solaire et d'un autre de dépollution chimique (2 milliards d'euros).

Evoquant la délicate question du financement de l'investissement dans la zone euro-méditerranéenne, les signataires ont recommandé la création d'une banque régionale dédiée au partenariat dans le cadre de l'UPM. Interpellé sur les éventuelles ressources de cette institution financière, M.Christian de Boissieu (France), universitaire et Président délégué du Conseil d'Analyse Economique auprès du premier ministre français, a indiqué que cette banque peut collecter une partie de l'épargne européenne et bénéficier d'un redéploiement des mécanismes classiques mis en place par l'Union européenne pour financer le partenariat euroméditerranéen.

Source : http://www.espacemanager.com/a-la-une/appel-de-tunis-l-upm-strategie-pour-sortir-de-la-crise.html

14.01.2009

L'Union pour la Méditerranée victime collatérale de la guerre de Gaza

La Dépêche du Midi, 14 janvier 2009

Victime collatérale de la guerre de Gaza, l'Union pour la Méditerranée, projet-phare de la France, est gelée, les partenaires arabes refusant de rencontrer Israël.

"On peut parler d'un gel jusqu'à nouvel ordre", a affirmé mercredi à l'AFP un diplomate égyptien de haut rang, ajoutant que "les Arabes ne vont pas courir s'asseoir aux côtés des Israéliens dans un tel climat".

L'Egypte, qui assure la co-présidence de l'UPM avec la France, a pris l'iniative de demander le report de toutes les réunions prévues en janvier pour fixer des règles-clefs de gouvernance de l'Union euro-méditerranéenne.

En juillet dernier, le président français Nicolas Sarkozy avait lancé en grande pompe à Paris cette instance de 43 membres, dont les 27 pays de l'Union européenne, 11 partenaires arabes et Israël.

Une réunion politique des hauts fonctionnaires des pays membres et des comités techniques a été suspendue "temporairement" à la demande de l'Egypte, confirme-t-on de source européenne.

Ces rencontres devaient en particulier régler les questions de base, toujours en suspens, comme la composition et le mandat du secrétariat général chargé de gérer les projets concrets de l'UPM.

Le Caire a évoqué une "surcharge du calendrier diplomatique" liée aux efforts égyptiens pour tenter de mettre fin à la guerre qui a déjà fait près de 1.000 morts dans l'enclave palestinienne.

Mais cette "excuse officielle" servie aux Européens vise à dissimuler le "sentiment insupportable", dit-on au Caire, ressenti par les partenaires arabes à devoir discuter avec une délégation israélienne.

Interrogée à Strasbourg par l'AFP, la représentante de l'Autorité palestinienne auprès de l'UE, Leïla Chahid, a estimé que "même un cessez-le feu ne suffira pas" pour reprendre les réunions.

"Il est évident que nous n'allons pas, dans une situation où nos familles, nos enfants, nos femmes sont assassinés tous les jours par les bombardements, nous asseoir à table avec un gouvernement qui a pris cette décision".

C'est déjà au forceps que l'UPM avait surmonté à la fin de l'année une mini-crise autour de l'intégration de la Ligue arabe, une proposition que récusait, tactiquement, Israël.

Pour prix de son feu vert, Israël avait arraché en novembre, à Marseille, dans le sud-est de la France, un poste de secrétaire adjoint, en symétrie d'un poste similaire pour un représentant de l'Autorité palestinienne.

La décision avait été aussi prise lors de cette réunion ministérielle d'installer le siège de l'UPM à Barcelone, la grande ville catalane qui a donné son nom au processus de dialogue euro-méditerranéen lancé en 1995.

La France a espéré que sa nouvelle "union de projets" - comme la dépollution de la Méditerranée - permettrait notamment de dépasser les clivages politiques liés au conflit israélo-palestinien.

"On est retombé en plein dedans alors que l'UPM était déjà perçue par des pays arabes comme un moyen de leur arracher une normalisation avec Israël", a déclaré à l'AFP un diplomate du sud de l'Europe.

Pour ce diplomate, pour qui les pays arabes se satisfaisaient de la "politique de voisinage" et sont "très remontés" contre Israël, "la France va peiner à remettre sur les rails l'UPM".

Paris pourrait escompter un appui du Caire, même si l'initiative du président Sarkozy lancée il y a semaine pour finir la guerre de Gaza fait l'objet de commentaires mitigés dans les cercles du pouvoir.

Au terme d'une visite express au Proche-Orient, M. Sarkozy avait incité le président Moubarak a annoncer mardi dernier un plan de sortie de crise, à commencer par un cessez-le-feu encore introuvable.

"Ce que M. Sarkozy nous avait dit peut-être naïvement de ses contacts en Israël et en Syrie s'est avéré infondé" a estimé à l'AFP un diplomate égyptien de haut rang.

Source : ladepeche.fr (http://www.ladepeche.fr/article/2009/01/14/523937-L-Union-pour-la-Mediterranee-victime-collaterale-de-la-guerre-de-Gaza.html)

12.01.2009

Les leçons du premier faux pas de la Présidence tchèque

fenêtre sur l'Europe, 11 janvier 2009

Il n’aura pas fallu attendre bien longtemps, 3 jours en fait, pour avoir le premier faux pas de la présidence tchèque de l’Union Européenne. Alors que l’ensemble de la communauté internationale condamnait l’offensive terrestre d’Israël sur Gaza, la présidence tchèque de l’Union Européenne a engendré émotion et consternation après sa première déclaration venant du porte parole du gouvernement tchèque pour la présidence de l’Union Européenne qui déclarait qu’"Il s'agit du franchissement de la frontière de Gaza, il n'y a pas de violence, pas de victimes, nous attendons des informations supplémentaires et nous voudrions plus de détails".
[Laurent Bonsang]
Plus tard dans la journée du 3 janvier, Karel Schwarzenberg, Ministre tchèque des affaires étrangères qui préside le Conseil affaires générales et relations extérieures de l’Union Européenne, rectifiait le tir en déclarant que "L’entrée des forces terrestres israéliennes dans la Bande de Gaza n’est pas surprenante, nous avions depuis un certain temps des signes qu’Israël envisageait une telle action. Même le droit incontestable d’un État à se défendre ne légitime pas que soient entreprises des actions dont les principales victimes sont les populations. Nous appelons donc Israël à autoriser qu’une aide humanitaire soit apportée aux habitants de la Bande de Gaza et, conformément aux conclusions de la rencontre des ministres des Affaires étrangères de l’UE qui s’est déroulée à Paris le 30 décembre 2008, à la conclusion d’un cessez-le-feu."

La porte parole du Ministre tchèque des affaires étrangères justifiait ce changement de la position de la présidence tchèque au nom de l’Union Européenne "à cause des derniers développements."

Quelles ont donc été les motivations qui ont poussé la présidence tchèque à faire la première déclaration ? Est-ce la nostalgie du départ prochain de George Bush et d’une administration néo conservatrice aux Etats-Unis avant l’arrivée d’ici fin janvier de Barack Obama à la Présidence des Etats-Unis ? Est-ce la difficulté inhérente à une première présidence de l’Union Européenne exercée par l’un des Etats membres les plus proches de l’actuelle administration des Etats-Unis qui ne savait pas trop comment se situer par rapport aux Etats-Unis? Est-ce des tensions internes au Gouvernement tchèque et entre certains membres du Gouvernement et le Président tchèque, Vaclav Klaus, sur la question européenne? Car en ce qui concerne Vaclav Klaus, nous ne pouvons pas oublier ses déclarations régulières et répétées contre l’Union Européenne et notamment contre le Traité de Lisbonne et son soutien appuyé au leader du non irlandais, le milliardaire Declan Ganley proche des milieux néo conservateurs des Etats-Unis.

Même si ce premier faux pas a été corrigé, il n’en demeure pas moins que l’Union Européenne ne peut continuer d’être fondée que sur les traités en vigueur.

Faisons un constat entre la crise commencée en septembre dernier et le sujet actuel.

D’un côté, la crise qui a débuté en septembre 2008 a démontré la force de l’Euro, des structures mises en place (BCE, Eurogroupe…) et la faculté de l’Euro de mieux nous protéger ou au pire d’éviter justement le pire. De l’autre, ce premier faux pas de la présidence tchèque sur une question touchant à la Politique Etrangère et de Sécurité Commune (PESC) qui ne repose pas encore sur une assise bien clairement définie et identifiable, sans oublier la Politique de voisinage de l’Union Européenne (rappelons que le conflit se situe à un peu plus de 300 kilomètres de l’Union Européenne et de la côté Sud de Chypre) et le Processus de Barcelone poursuivi par le projet d’Union pour la Méditerranée lancé en juillet dernier.

Il est donc urgent que le Traité de Lisbonne puisse entrer en vigueur. Plus précisément déjà que la République tchèque le ratifie enfin et que l’Irlande organise de nouveau un référendum.

En effet, les dispositions du Traité de Lisbonne sur la PESC notamment sur le haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité (article 9 E du Traité sur l’Union Européenne) auraient sûrement permis à l’Union Européenne d’éviter ce faux pas fâcheux ; elles auraient permis à la présidence de l’Union Européenne d’avoir une cohérence et une continuité dans sa politique extérieure.

Soulignons avec force que ces nouvelles dispositions du Traité de Lisbonne ne font que reprendre celles du Traité Constitutionnel.

Si nous déplorons le retard pris sur l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne et dans le cas présent des dispositions sur la PESC (qui aurait dû entrer en vigueur le … 1er janvier 2009 !!!) à cause du non irlandais et à cause de l’opposition de Monsieur Klaus, nous ne pouvons passer sous silence la responsabilité prise tant par les Pays-Bas que par la France qui ont rejeté le Traité constitutionnel en 2005. Nous ne pouvons passer sous silence que ce premier faux pas de la Présidence tchèque et l’absence d’une PESC plus cohérente et plus efficace est la conséquence de la campagne contre le Traité constitutionnel en France de ceux qui en France avaient accusé le Traité constitutionnel de tous les maux. Que ces politiques assument leur choix dans la situation présente ! Mais qu’ils se gardent de critiquer l’Union Européenne quand justement ils sont responsables de l’absence d’une PESC mieux définie et plus efficace.

Pour en revenir au sujet de l’offensive terrestre d’Israël sur Gaza, je ne peux oublier les propos tenus par le chef d’orchestre Daniel Barenboïm qui dirigeait le concert du nouvel an à Vienne ce premier janvier et qui appelait à la paix notamment dans cette région. Par son courage, par ses actes (notamment la création du West-Eastern Divan Orchestra), Daniel Barenboïm est un homme de paix qui pourrait mériter cette année de recevoir tant le Prix Sakharov que le Prix Nobel de la Paix…

Laurent Bonsange, Président du Mouvement Européen 77

Source : http://www.fenetreeurope.com/php/page.php?section=chroniques&id=0283

L'Union pour la Méditerranée bat de l'aile

La Tribune, 12 janvier 2009

La jeune Union pour la Méditerranée (UPM) de Nicolas Sarkozy fait l'amère expérience du vieux processus de Barcelone : sans la paix, point de progrès. Bref, si le partenariat euro-méditerranéen lancé en 1995 à Barcelone n'est pas un succès, c'est essentiellement en raison de tensions politiques et des guerres qui ravagent la rive sud de la Mare Nostrum. L'UPM se casse donc les dents sur les mêmes obstacles que Barcelone. Ainsi, l'Algérie se pose aujourd'hui la question de son appartenance à ce « machin » qui est devenu davantage politique que technique. Alors que son secrétaire général n'est pas encore connu, les secrétariats adjoints ont été distribués à six pays dont Israël et l'Autorité palestinienne.

Lors de la réunion ministérielle de l'UPM, début novembre à Marseille, un consensus s'était dégagé pour que Barcelone accueille le siège et que la Ligue arabe en soit membre à part entière en contrepartie d'un secrétariat général adjoint pour Israël, une situation aujourd'hui « extravagante » selon le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci. démarche bilatéraleCompte tenu des circonstances actuelles, personne ne s'attend à des progrès substantiels de l'UPM à court terme. « On va continuer à faire du Barcelone », reconnaît-on à la Banque européenne d'investissement (BEI), le bras financier du partenariat euro-méditerranéen. Les trois grands projets inscrits sur l'agenda de la jeune UPM (dépollution de la Méditerranée, plan solaire, autoroutes de la Méditerranée) constituent en fait un ensemble de projets nationaux que la BEI s'efforce de coordonner. Il s'agit plutôt d'une démarche bilatérale de l'Union européenne avec ses partenaires de la Méditerranée qu'une transversalité entre les pays de la rive sud.

Source : latribune.fr (http://www.latribune.fr/espace-perso/paiement.html?idarticle=330287)

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