29.01.2009

Projet pour l’amélioration du flux migratoire entre les deux rives de la Méditerranée

23 janvier 2009

La Presse L'Association maghrébine de développement des ressources humaines (Amdrh) et l'Agence nationale pour l'emploi et le travail indépendant (Aneti) ont organisé, hier, en collaboration avec l'Union européenne, une journée d'information sur "La migration en sûreté". Cette rencontre a permis de présenter le projet "Mesure ou migration en sûreté" qui se poursuit jusqu’au mois de mai 2009 et vise à améliorer la gestion des flux migratoires et faire de la migration légale un facteur commun de développement et de rapprochement entre les deux rives de la Méditerranée. Les participants ont mis l’accent sur le rôle dévolu au tissu associatif dans l’encadrement et la sensibilisation des candidats à l’émigration sur les risques de la migration clandestine et les opportunités offertes par les pays d’accueil dans le domaine de la migration organisée. Au programme de cette journée, des communications abordant "Les projets de coopération avec l’Union européenne dans le domaine de la migration" ainsi que "La migration comme facteur de développement et de croissance économique pour les pays d’origine et les pays d’accueil". La journée a été une occasion pour faire connaître le projet "Améliorer les conditions de la circulation qualifiante des travailleurs", géré par l’Anpe en collaboration avec l’Aneti et le ministère italien de l’Emploi et des Politiques sociales.


Source : http://www.africanmanager.com/rdp_detail.php?art_id=114957

16.01.2009

Immigration: Italie, Grèce, Malte et Chypre demandent des actes à l'UE

Romandie News, 15 janvier 2009

PRAGUE - Quatre pays de l'Union européenne, l'Italie, la Grèce, Chypre et Malte, se sont associés pour demander à leurs partenaires des action concrètes et communes contre l'immigration clandestine lors d'une réunion informelle des ministres européens de l'Intérieur jeudi à Prague.

"Nous demandons un renforcement de Frontex et la conclusion d'accords bilatéraux européens avec les pays d'origine des clandestins sans lesquels ils est très difficile pour chaque Etat membre de procéder aux expulsions", a expliqué le ministre italien de l'Intérieur, Roberto Maroni, à son arrivée à Prague.

"La présidence tchèque a accepté d'organiser une discussion et je vais donc présenter ces propositions aujourd'hui à nos partenaires", a-t-il précisé.

"Il s'agit du début d'un processus. La constitution de notre groupe est importante car nous représentons les pays qui subissent le plus la pression de l'immigration clandestine en Méditerranée orientale", a-t-il insisté.

Plus de 67.000 personnes ont traversé la Méditerranée pour demander l'asile en Europe en 2008, dont plus de la moitié sont arrivées en Italie et à Malte, selon des données publiées vendredi par le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR).

L'Italie, à elle seule, a vu débarquer sur ses côtes 36.900 immigrés en 2008, un chiffre en hausse de 75% par rapport à 2007, selon le ministère de l'Intérieur italien.

La ministre française de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a apporté son soutien à la démarche de ses homologues.

"Nous avons toujours une écoute attentive sur ces questions", a-t-elle déclaré à son arrivée.

"Nous avons beaucoup progressé dans la lutte cordonnée contre l'immigration illégale pendant la présidence française. Il est évident que tout ce qui peut conforter cette démarche volontaire et commune va dans le bon sens. Mais il faut regarder techniquement ce qui nous est proposé.", a-t-elle précisé.

Elle s'est toutefois montrée prudente sur la demande d'accords européens pour les réadmissions. "C'est la recherche de l'efficacité maximum qui doit guider nos choix", a-t-elle commenté.

"Il ne s'agit pas d'un problème qui nous est particulier. Il concerne toute l'Europe. Car qui entre clandestinement en Italie peut circuler librement dans toute l'Europe", a insisté Roberto Maroni.

Frontex, basée à Varsovie, est l'agence européenne chargée de la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures de l'UE. Elle peut fournir aux Etats membres un appui pour organiser les opérations de retours conjoints des étrangers non acceptés par l'UE.

Le renforcement de ses moyens, plusieurs fois annoncé, ne s'est pour l'instant pas concrétisé.

Les pays de l'UE ont approuvé sous présidence française un Pacte sur l'immigration et l'asile dont l'objectif affiché est "l'organisation de l'immigration légale, la lutte contre l'immigration irrégulière, le renforcement de l'efficacité des contrôles aux frontières, l'édification d'une Europe de l'asile et la création d'un partenariat avec les pays d'origine et de transit des migrants".

Il favorise l'immigration choisie et facilite le renvoi des immigrants indésirables. Ce qui a valu à l'Europe de vives critiques à l'étranger, en Amérique du Sud ou en Afrique.

Source : http://www.romandie.com/infos/news2/090115133606.8xjgch5t.asp

15.01.2009

Algérie : plus de gaz pour l'Europe, moins de pétrole pour les marchés ?

Le Blog Finance, 15 janvier 2009

L'actuel conflit entre Russie et Ukraine sur fond de guerre de gaz pourrait ne pas faire que des perdants. Si la Norvège est bien placée pour y trouver quelques avantages, l'Algérie pourrait également renforcer sa position de fournisseur de l'Union européenne. Tout ceci , sans froisser la susceptibilité de son partenaire russe ... ou presque.

Cerise sur le gâteau, l'Algérie pourrait jouer - et gagner - sur les deux tableaux, profitant de ses "aubaines" commerciales sur la gaz ... pour annoncer une diminution de sa production de pétrole à moindres coûts, gagnant d'un côté ce qu'elle pourrait perdre de l'autre .... tout en contribuant à une éventuelle hausse du cours du pétrole. Bien joué, n'est-il pas ?

L'Algérie est prête à augmenter ses livraisons de gaz à ses clients de l'Union européenne, si les contrats le permettent, a en effet indiqué samedi le ministre algérien de l'Energie et des Mines, Chakib Khelil. Tentant ainsi de préserver la chève et le choux, à savoir son partenaire, le géant gazier russe Gazprom et ses clients ...

"Nous avons des contrats à long terme qui nous lient à nos différents partenaires en Europe, (...) nous pouvons augmenter les quantités livrées à ces partenaires si les contrats le permettent" a ainsi a déclaré M. Khelil, à l'issue d'une visite de travail de deux jours en Algérie de la ministre néerlandaise de l'Economie Maria Van Der Hoeven.

Anticipant quelques possibles "remontrances" de la Russie, le ministre algérien a néanmoins précisé qu'à contrario, si les contrats ne le permettaient pas, Alger ne pourrait augmenter son approvisionnement. Sous-entendu : nous ne ferons qu'appliquer les contrats, tous les contrats, rien que les contrats .... n'en déplaise à certains ... bloquant ainsi d'entrée toute discussion sur le sujet, se "limitant" à un strict cadre juridique.

Se faisant, M. Khelil a estimé que la crise gazière entre la Russie et l'Ukraine était "commerciale et non politique", histoire de ne pas changer de registre ... et d'expliquer à Moscou que la "proposition" algérienne n'était en aucun cas justifiée par une position politique.

Le ministre a néanmoins tenu à préciser que si Alger mène actuellement des négociations avec Madrid sur le prix du gaz, cette discussion ne serait jamais "une raison pour l'Algérie de couper ses livraisons de gaz à l'Espagne". Message destiné tant à l'Espagne et à l'UE toute entière en vue de prouver la sécurité offerte par les approvisionnements algériens .... que vers la Russie, critiquant à sa manière la "stratégie russe" .

Pour rappel, l'Algérie fournit actuellement à l'Union européenne environ 12% de ses besoins en gaz naturel, lesquels transitent actuellement via deux gazoducs dont l'extrémité se situe en Italie et en Espagne.

Alors que le gazoduc Medgaz prochainement mis en service pourrait permettre d'intensifier les livraisons, grâce à une capacité de 8 milliards de mètres cubes par an, une part de plus en plus importantes de gaz naturel liquéfié (GNL) est également exportée par la voie maritime. A l'heure actuelle, les premiers fournisseurs de gaz de la France sont le Norvégien StatoilHydro ou l’Algérien Sonatrach.

Pour augmenter ses parts de marché en Italie, la Sonatrach va également porter de 26 à 33 milliards de mètres cubes la capacité du Transmed passant par la Tunisie, auquel s'ajoutera en 2012 le Galsi, transitant par la Sardaigne. S'agissant du Transsaharien (le "NigAl"), une canalisation de 4.000 kilomètres devant connecter le Nigeria à l'Algerie, le "mégaprojet" est dans la phase de montage pour un horizon 2015-2017.

Chakib Khelil a par ailleurs précisé ce week-end que l'Algérie avait diminué sa production de pétrole de 200.000 barils/jour à partir du 1er janvier pour la ramener à 1,2 million de barils/jour (mbj). Ceci, conformément à la décision prise en décembre par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) à Oran le 17 décembre dernier.


Source : Le Blog Finance avec AFP et RFI (http://www.leblogfinance.com/2009/01/gaz-lalgrie-prt.html)

13.01.2009

L'UE finance la réforme du secteur énergétique au Maroc

Xinhua, 13 janvier 2009

L'Union européenne (UE) a octroyé lundi au Maroc un don de 76,66 millions d'euros destiné au financement du programme d'appui à la réforme de son secteur énergétique.

Cette convention de financement, dont la cérémonie de signature a été présidée à Rabat par la ministre marocaine de l'Energie, des Mines, de l'Eau et de l'Environnement, Mme Amina Benkhadra, constitue une première expérience de partenariat entre l'UE et un pays de la rive sud de la Méditerranée dans le secteur énergétique.

Elle ambitionne de faciliter l'intégration progressive des marchés énergétiques marocains à ceux de l'UE et permettre la mise en oeuvre de manière complémentaire des instruments de renforcement de capacités institutionnelles, un appui budgétaire et un soutien financier des projets spécifiques.

Ce programme porte notamment sur le renforcement de la sécurité et de la sûreté de l'approvisionnement énergétique, la diversification des formes et des sources d'énergie, le développement des énergies renouvelables et la maîtrise de l'énergie par des mesures d'efficacité énergétique, ainsi que l'amélioration du suivi et de l'évaluation des politiques énergétiques.

Source : Xinhuanet (http://www.french.xinhuanet.com/french/2009-01/13/content_797230.htm)

10.01.2009

Gaz: l'Algérie prête a augmenter ses livraisons à l'UE sous conditions

Romandie news, 10 janvier 2009

ALGER - L'Algérie est prête à augmenter ses quantités de gaz livrées à ses partenaires européens si les contrats qui la lient à ces derniers le permettent, a indiqué samedi le ministre algérien de l'Energie et des Mines, Chakib Khelil.

"Nous avons des contrats à long terme qui nous lient à nos différents partenaires en Europe, (...) nous pouvons augmenter les quantités livrées à ces partenaires si les contrats le permettent", a indiqué M. Khelil cité par l'agence APS.

M. Khelil venait de recevoir la ministre néerlandaise de l'Economie Maria Van Der Hoeven, en visite de travail de deux jours en Algérie.

Mais "si les contrats ne le permettent pas, nous ne pouvons augmenter notre approvisionnement", a expliqué le ministre à l'issue de cette rencontre, au cours d'un point de presse.

Source : http://www.romandie.com/ats/news/090110115340.po2548x5.asp

09.01.2009

Les négociations sur le plan franco-égyptien piétinent

L'Express - 9 janvier 2009

JERUSALEM - Les négociations entamées au Caire en vue d'un cessez-le-feu dans la bande de Gaza semblent piétiner en raison d'un différend entre l'Egypte et Israël sur la sécurisation de la frontière du territoire palestinien et la fin du trafic d'armes destinées au Hamas, apprend-on de sources diplomatiques.

Le Caire serait hostile au déploiement de forces étrangères du côté égyptien de cette frontière de 15 km, selon des diplomates israéliens et européens.

L'Egypte a fait savoir à l'Etat juif qu'elle accepterait tout au plus un renforcement de l'aide technique internationale pour aider ses propres troupes à lutter contre le trafic d'armes via les tunnels creusés sous la frontière.

Les autorités israéliennes ont fait de la fin de ce trafic l'une des conditions d'un cessez-le-feu.

"Les négociations ne mènent nulle part, pour le moment. Le sentiment que le plan franco-égyptien ne fonctionnera pas gagne du terrain", a déploré un diplomate européen impliqué dans les discussions.

Le plan a été présenté mardi soir par le président égyptien Hosni Moubarak, après un entretien avec son homologue français Nicolas Sarkozy, et bénéficie du soutien des Etats-Unis.

Il préconise un cessez-le-feu immédiat et l'ouverture de discussions sur la sécurisation de la frontière entre l'Egypte et la bande de Gaza, ainsi que la réouverture des points de passage frontaliers.

OBJECTIONS DU HAMAS

Les diplomates européens et israéliens décrivent cependant comme importantes les divergences qui séparent les négociateurs de l'Egypte et de l'Etat hébreu.

"Ils (les Egyptiens) nous ont dit qu'ils n'accepteraient pas une force de leur côté" de la frontière, connu en Israël sous le nom de "couloir de Philadelphie", a indiqué un haut responsable israélien.

"L'Egypte accepterait une aide technique beaucoup plus poussée", a-t-il dit, tout en ajoutant qu'Israël reste très sceptique quant à l'efficacité d'une telle mesure.

Aucun commentaire n'a pu être obtenu des Egyptiens.

Les diplomates soulignent qu'un déploiement d'une force internationale du côté palestinien de la frontière paraît fort peu probable en raison des objections du Hamas, qui contrôle la bande de Gaza et n'a pas encore donné sa position formelle sur le plan égyptien.

Les responsables israéliens notent que leurs interlocuteurs égyptiens doutent que le Hamas acceptera le plan. Le mouvement islamiste a déjà rejeté la présence de forces internationales dans le territoire.

La Turquie est l'un des rares pays qui semblent disposés à envoyer des troupes à la frontière, note-t-on côté européen.

Le porte-parole de la diplomatie européenne, Javier Solana, a minimisé la nécessité d'envoyer un contingent de forces terrestres en estimant que la technologie était plus importante. L'UE préfèrerait envoyer "de l'argent et de la technologie" à l'Egypte, a déclaré un haut diplomate.

Parmi les moyens envisagés figurent des sonars pour repérer les tunnels de contrebande et d'autres engins de détection géologique.

D'après Reuters
Source : http://www.lexpress.fr/outils/imprimer.asp?id=730480

Le ministre des Affaires étrangères tunisien en flagrant délit de mensonge?

L'Express, le 9 janvier 2009

Le 17 décembre, Abdelwaheb Abdallah annonce fièrement que l'UE vient d'accorder à la Tunisie le statut privilégié de "partenaire avancé". Seul hic: aucune trace officielle de cette décision n'est trouvable parmi les communiqués européens... Malek, notre blogueur invité, mène l'enquête.

Les relations entre la Tunisie et la communauté européenne ne datent pas d'hier. Cette idylle a commencé en 1976 et s'est poursuivie au gré des différents accords de partenariats et d'associations. C'est ainsi que la Tunisie est parmi les premiers pays à s'engager en 1995 pour le partenariat euro-méditerranéen, et c'est tout naturellement qu'elle adopte en juillet 2005 "la Politique Européenne de Voisinage" qui propose aux voisins immédiats, terrestres ou maritimes, de l'Union « une relation privilégiée, basée sur un engagement mutuel en faveur de valeurs communes ».

Parmi ces « valeurs communes », on peut citer, en s'efforçant de ne pas s'esclaffer : « La démocratie et droits de l'homme, la règle de droit, la bonne gouvernance »...etc. Dans le cadre de cette même politique, le « statut de partenaire avancé » vient renforcer ce partenariat selon un plan d'action plus précis et plus contraignant pour les deux parties. Jusqu'à présent, seul le Maroc avait ce statut tant convoité. Un statut auquel il a postulé en 2004 et qu'il a obtenu seulement au mois d'octobre dernier.

Mais voilà qu'une dépêche de l'Agence de Presse Africaine (APA) datée du 17 décembre dernier nous apprend que le ministre des Affaires étrangères tunisien, M. Abdelwaheb Abdallah, a annoncé devant la Chambre des conseillers, que la Tunisie « a été autorisée à occuper le "statut de partenaire avancé" de l'Union européenne ».

En plus de nous rapporter les paroles du ministre, cette dépêche parle d'un communiqué de l'UE qui précise que « ce rapprochement d'intérêt mutuel pourrait concerner plusieurs secteurs d'activité comme par exemple le commerce, l'environnement, la politique maritime et de la pêche, les transports ou l'énergie »

La dépêche annonçant cette grande nouvelle a bien évidement été reprise en choeur par tous les organes de la propagande officielle tunisienne mais aussi par d'autres sites tunisiens d'informations « autorisées ».

Notre scribe national, Mouldi M'barak, rédacteur en chef du quotidien francophone La Presse, notre Pravda à nous, a même pondu un édito, un de ceux qui lui ont valu plus d'une fois le titre peu enviable de « journaliste Boudourou » (expression tunisienne qui pourrait ce traduire par « à deux balles »), prix décerné par un groupe de blogueurs récompensant le pire journaliste tunisien. « Un nouvel acquis qui s'ajoute, à un moment où la Tunisie célèbre dans la fierté et l'allégresse le 21e anniversaire du Changement » nous dit-il.

Certains défenseurs des droits de l'homme, sont même montés au créneau. « Le statut avancé que l'UE vient d'accorder à la Tunisie, c'est une prime à la torture, aux violations graves des droits humains dans le pays », a déclaré à l'AFP Sihem Bensedrine, militante des droits de l'homme en Tunisie.

Pourtant le communiqué que cite l'agence est introuvable sur les supports de diffusion de l'Union européenne... Ni la rubrique du site Internet de l'union qui traite de la question de la PEV, ni le site de la présidence française de l'union, ni le site de la délégation de l'UE en Tunisie, régulièrement mis à jours, ne pipent mot de cette décision. Les médias français non plus ne semblent pas emballés.

Si la décision d'accorder à la Tunisie « le statut de partenaire avancé » a déjà été officiellement prise, comment expliquer qu'on ne puisse pas trouver sa trace quelque part chez l'autre partie concernée... l'Union européenne ? Notre ministre des Affaires étrangères aurait-il osé mentir à notre « honorable » Chambre des conseillers ? Oserait-il aller jusqu'à annoncer unilatéralement une décision qui n'a pas encore été validée ? On y regardant de plus près, on s'aperçoit qu'on n'en est peut-être pas si loin !

En effet, lors de la dernière session du Conseil d'association UE-Tunisie qui s'est réuni le mardi 11 novembre à Bruxelles, on apprend que l'UE « a fait part de sa disposition à étudier avec bienveillance la proposition tunisienne d'un partenariat renforcé dans le même esprit que le « statut avancé » qui a été mis en place avec le Maroc » ! Voilà donc. Ce que notre ministre nous vend pour acquis n'est en fin de compte qu'une « bienveillance » européenne envers notre candidature ?

Le compte-rendu reste très évasif sur les modalités de cette « bienveillance ». Un groupe de travail « sera créé à cet effet » nous dit-on. Rien à voir avec les déclarations du conseil lors de l'annonce de l'obtention du Maroc de ce statut. « L'Union [...] est prête à répondre favorablement à la perspective du statut avancé demandé par ce pays ». Il est clair ici qu'entre « étudier avec bienveillance » et « répondre favorablement » il y a très peu de place à la fausse interprétation !

Donc, si on ne veut pas mettre en doute la parole de notre ministre, il faudrait admettre qu'en l'espace d'un mois, un groupe de travail aurait été créé, il aurait étudié la question et il aurait rendu un avis favorable. Le Conseil d'association Tunisie/UE et puis le Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'UE auraient entériné cette décision.

Nous savons tous que la Tunisie de Ben Ali est le pays de tous les miracles, mais celui qui consiste à faire fonctionner aussi rapidement la bureaucratie européenne semble bien improbable !

Ce ne sont pas seulement les délais qui sont intenables, la position de l'EU vis-à-vis du gouvernement tunisien l'est autant. En effet, la PEV établit un large éventail de priorités avec une attention particulière à « la poursuite et la consolidation des réformes garantissant la démocratie et Etat de droit... ». Or le groupe de suivi ne cache pas son scepticisme envers la volonté du gouvernement tunisien de se conformer à toutes les exigences de cette association.

Dès décembre 2006, date de la parution du premier rapport, les technocrates européens regrettaient déjà dans des termes très diplomatiques que : « sur le plan politique, il y a eu moins de progrès au cours des mois écoulés notamment en ce qui concerne la coopération et le dialogue sur les questions politiques » ou encore que la mise en oeuvre du programme de modernisation de la justice « n'est pas encore entrée dans une phase pleinement opérationnelle. » ! Un peu plus loin les critiques le sont moins: « En ce qui concerne les droits de l'homme et les libertés fondamentales, il y a peu de progrès des libertés d'association et d'expression ».

Pour le deuxième rapport adopté le 3 avril 2008, sur les questions politiques le seul changement constaté est celui du langage employé par le rapport : « Dans le domaine de la démocratie et de l'Etat de droit, malgré les garanties prévues par la Constitution, on ne peut observer d'avancées en termes de diminution du décalage entre la législation en vigueur et son application pratique. [...] L'échéance à court terme des élections présidentielles prévues pour 2009, pose des enjeux essentiels pour le fonctionnement du processus démocratique tunisien. »

En ce qui concerne le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales, les rapporteurs européens frôlent l'insolence : « Dans le cadre des Nations Unies, la Tunisie participe au dialogue sur les droits de l'homme mais des retards persistent dans la soumission des rapports périodiques (sept rapports restent en suspens). [...] Les demandes de visite de quatre rapporteurs spéciaux du conseil des droits de l'homme [...] attendent toujours une réponse du gouvernement tunisien. [...] La liberté d'association et d'expression connaît toujours des entraves considérables, et il en est de même du domaine des médias et de l'information. »

C'est à se demander si Nicolas Sarkozy, qui affirmait lors de sa visite à son ami Ben Ali, que « l'espace des libertés progresse en Tunisie », a eu la présence d'esprit de jeter un coup d'oeil à ce rapport qui venait pourtant d'être publié ? Où s'agit-il d'une manière peu orthodoxe de désavouer les fonctionnaires d'une institution qu'il s'apprêtait à diriger ?

Peu importe. Puisque plus loin dans les rapports cités, dans les volets qui traitent d'échanges commerciaux, d'abolition de frontières et de taxes ou encore de collaboration dans la lutte anti-terroriste, le ton un peu gêné des premiers chapitres fait place à l'admiration à peine dissimulée. « Les performances économiques de la Tunisie se sont encore améliorées en 2007 et sont parmi les meilleures de la région », peut-on lire dans le rapport. Ou encore « La promotion de l'investissement étranger est l'un des objectifs prioritaires du gouvernement. » En d'autres termes, la Tunisie est un endroit où il fait bon investir !

Qu'il s'agisse de Nicolas Sarkozy ou de l'Union européenne, le choix a été fait depuis longtemps. Pas question de s'enquiquiner des questions des droits de l'homme, de justice et de libertés fondamentales. Les récentes déclarations de Bernard Kouchner à propos de la pertinence de la création d'un secrétariat des droits de l'homme ne font que dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas.

Et même ceux qui espéraient que le développement économique serait un moteur de changement politique réalisent aujourd'hui que depuis le processus de Barcelone et les millions d'euros investis, « le changement » politique reste toujours à espérer.

Les libertés avec la vérité que prend notre ministre des Affaires « mensongères » ne sont enfin de compte qu'anecdotiques et seront certainement mises sur le compte de l'impatience. Les observateurs de la scène politique tunisienne connaissent les tendances à l'exagération mensongère et le besoin obsessionnel de la reconnaissance internationale du régime en place. Mais ce dernier sait qu'il peut compter sur l'Europe et la France pour lui faire ce cadeau en cette année d'élection présidentielle où le président Ben Ali, a décidé de répondre positivement à la demande qui lui a été faite de se représenter pour un 5e mandat de 5 ans. Nous voilà bien « avancés » !

Source : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/le-ministre-des-affaires-etrangeres-tunisien-en-flagrant-delit-de-mensonge_730280.html

07.01.2009

L'UE prête à aider l'Egypte à sa frontière

Journal du Dimanche, le 7 janvier 2009

L'UE prête à aider l'Egypte à sa frontière

L'Union européenne est prête à aider l'Egypte à sa frontière avec Gaza où s'organise un trafic d'armes. Bruxelles agirait dans le cadre d'un cessez-le-feu à long terme entre Israël et le Hamas. L'Etat hébreu exige la garantie que cesseront à l'avenir les tirs de roquettes sur son territoire et il est actuellement envisagé la mise sur pied d'une force spéciale pour repérer et détruire les tunnels passant sous la frontière égypto-gazouie qui permettent au Hamas de s'approvisionner en armes.

Source : http://www.lejdd.fr/cmc/scanner/international/200902/l-ue-prete-a-aider-l-egypte-a-sa-frontiere_177335.html?popup

06.01.2009

L'UE peine à pallier l'absence américaine face à l'embrasement de Gaza

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La Dépêche, 6 janvier 2009

Les Européens ont beau vouloir combler le vide créé par le changement d'administration américaine et tout faire pour arracher un cessez-le-feu à Gaza, leurs efforts risquent d'être vains car leur influence sur les belligérants est très limitée, selon des analystes.

Son tour de présidence de l'UE à peine terminé, le président français Nicolas Sarkozy, a entamé lundi une tournée éclair dans la région, enchaînant les rencontres en Israël, en Egypte, en Syrie et au Liban.

Le Premier ministre israélien Ehud Olmert a indiqué clairement lundi qu'Israël poursuivrait son offensive sans l'assurance d'un arrêt total des tirs de roquettes depuis Gaza sur Israël.

La troïka européenne, emmenée par le chef de la diplomatie tchèque Karel Schwarzenberg dont le pays préside maintenant l'UE, doit elle rentrer mardi soir à Prague après deux jours dans la région.

Tout en affirmant voir des "signaux positifs", M. Schwarzenberg a reconnu mardi en Jordanie, sa dernière étape, qu'il faudrait "plusieurs jours pour voir une vraie lueur, pour vraiment voir quand cette guerre prendra fin".

"On n'avait pas vu la diplomatie européenne aussi active depuis des années", souligne Jan Egeland, président de l'Institut norvégien des Affaires internationales et ex-secrétaire général adjoint de l'ONU.

"Mais cela ne peut pas nous faire oublier certaines réalités, à savoir que ce sont les Etats-Unis qui ont la responsabilité, avec toute leur puissance et leur influence, de pousser" à la négociation Israël.

"Je prie pour l'UE tous les soirs, j'espère qu'ils pourront obtenir quelque chose, mais je ne crois pas qu'elle soit capable de contraindre Israël ou le Hamas à changer d'attitude", ajoute-t-il.

Pour lui, seule une pression internationale coordonnée -dirigée par les Etats-Unis mais incluant aussi la Russie ou la Chine- sur les principaux pays de la région (Israël, Egypte et Iran) peut être vraiment efficace, les Palestiniens et Israéliens ne faisant eux que "se provoquer".

"J'aurais voulu voir une délégation emmenée par les Américains avec un représentant de l'UE", dit-il, "au lieu de quoi on a eu deux délégations européennes et aucune délégation américaine".

Pour l'analyste Clara O'Donnell, la présence des deux délégations, même porteuses d'un même message de cessez-le feu et de mise en garde sur la dégradation de l'image internationale de l'Etat juif, a conforté l'impression que l'Europe "ne parle pas d'une seule voix".

L'UE pâtit selon elle d'un autre handicap de taille pour jouer un rôle de médiateur dans ce conflit: "elle n'a pas grand chose à offrir".

Lorsque l'UE propose de rouvrir le passage de Rafah, le seul point de sortie de Gaza qui ne débouche pas en Israël mais en Egypte, "c'est une promesse vide", puisque cela suppose que l'Autorité palestinienne reprenne le contrôle de Rafah et que c'est impossible aujourd'hui, dit-elle.

De plus, l'UE a toujours refusé d'aller plus loin dans sa mission d'"observation" de ce point de passage en acceptant -point clé pour Israël- d'appréhender si nécessaire les personnes soupçonnées d'acheminer des armes de contrebande à Gaza.

Autre handicap: si l'UE a l'avantage de pouvoir parler à un pays comme la Syrie - contrairement à Washington - elle refuse aussi de parler aux dirigeants du Hamas, l'organisation islamiste figurant sur sa liste d'organisations terroristes.

"C'est difficile de jouer un rôle de médiateur quand on ne parle pas à l'un des acteurs importants", souligne Clara O'Donnell.

"Comment peut-on traiter le Hamas comme s'il n'existait pas? Cela me dépasse", souligne M. Egeland.

Pour lui comme pour Clara O'Donnell, si un cessez-le-feu intervient prochainement, ce sera parce que "la situation aura changé sur le terrain", soit qu'Israël y soit prêt parce que le Hamas a été suffisamment affaibli, soit que le Hamas le demande moyennant certaines conditions...

Source : ladepeche.fr (http://www.ladepeche.fr/article/2009/01/06/517915-L-UE-peine-a-pallier-l-absence-americaine-face-a-l-embrasement-de-Gaza.html)

05.01.2009

Proche-Orient : La délégation de l'Union européenne en Egypte

Fenêtre sur l'Europe, le 5 janvier 2009

La délégation de l’UE menée par la présidence tchèque a entamé sa mission par une rencontre avec le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmad Aboul Gheit au Caire.

La délégation de la Troïka de l’UE menée par le président du Conseil "Affaires générales et Relations extérieures" de l’Union européenne et ministre tchèque des Affaires étrangères, Karel Schwarzenberg, a rencontré à l’occasion de la première étape de sa mission au Proche-Orient, le ministre égyptien des Affaires étrangères, Ahmad Aboul Gheit, au Caire le 4 janvier.

Karel Schwarzenberg a fait part des inquiétudes de l’UE liées aux combats incessants et à la détresse des populations civiles de Gaza, de l’intention d’agir efficacement pour que la situation humanitaire s’améliore, et de l’urgence de la restauration du cessez-le-feu.

Les deux parties se sont entendues pour exprimer leur soutien au président Mahmoud Abbas et à l’Autorité palestinienne.

La mission de l’Union européenne continue avec la réunion qui se tient ce jour avec le président Hosni Mubarak en présence du secrétaire général et haut représentant de l’UE Javier Solana, du commissaire européen Benita Ferrero-Waldner, et des ministres des Affaires étrangères suédois et français aux côtés de la présidence tchèque.

Source : http://www.fenetreeurope.com/php/page.php?section=actu&id=13002

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