27.12.2008
Approfondir les difficultés qui entravent la redynamisation de l'UMA
Le Matin (Maroc) du 27 décembre 2008

«Difficultés et perspectives de redynamisation de l'Union du Maghreb Arabe (UMA)» est le thème d'un colloque qui sera organisé les 16 et 17 avril prochain à Oujda.
Initié par la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales, relevant de l'Université Mohammed 1er d'Oujda, en collaboration avec l'Institut des études africaines (Université Mohammed V de Rabat), cette rencontre à l'ambition de réunir une large communauté de chercheurs en provenance de tous les pays du Maghreb qui mènent des travaux de recherche sur la construction maghrébine en vue d'approfondir les réflexions sur les pesanteurs et les obstacles qui entravent la redynamisation de l'UMA et d'émettre les propositions et les recommandations susceptibles d'en impulser les instances et d'en revitaliser les objectifs.
L'identification des obstacles à la bonne marche de l'UMA, les réflexions sur les moyens d'y remédier, et le bilan de deux décennies de fonctionnement institutionnel de l'Union et de mise ne marche de sa charte constitutive figurent parmi les axes sur lesquels se pencheront les participants à cette rencontre.
L'accent sera également mis sur l'évaluation de l'œuvre des organes et groupes de travail de l'UMA et sur les réalités chiffrées du «manque à gagner», ou véritable coût du «non Maghreb», en termes de croissance économique, de promotion des exportations, d'amélioration du PIB, de création d'emploi, de réduction de la pauvreté, d'attractivité des investissements arabes et étrangers.
Les intervenants auront à aborder lors de ce colloque la politique étrangère des pays de l'UMA face aux nouvelles options stratégiques tels l'Union pour la Méditerranée, la nouvelle politique de voisinage de l'Union européenne, le dialogue avec l'Otan et avec les Etats-Unis et la communauté des Etats du Sahel et du Sahara de même qu'ils se pencheront sur des questions ayant trait à la migration clandestine, à la défense des droits des migrants maghrébins en Europe, au terrorisme et à la gestion des risques ainsi que sur l'insécurité alimentaire, la désertification et sur les impératifs du développement durable.
Source : www.lematin.ma (http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=104538)
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Barcelone, capitale de la Méditerranée
Le Matin (Maroc) du 26 décembre 2008
L'idée de création d'une Union Pour la Méditerranée, qui viendrait se substituer au processus de Barcelone qui avait montré ses limites dès son lancement, a été initiée pour la première fois par le Président Français Nicolas Sarkozy qui avait formulé, peu avant sa victoire à l'élection présidentielle française, sa volonté de créer une «Union méditerranéenne».
Le nouveau partenariat euroméditerranéen allait ensuite être annoncé en grande pompe lors du sommet fondateur de l'UPM le 13 juillet dernier à Paris où les pays riverains de la Méditerranée étaient représentés au plus haut niveau. C'est alors que le président Français propose que le siège du secrétariat de la jeune organisation soit confié à un pays de la rive sud de la Méditerranée.
Des noms de villes de la rive sud de la Méditerranée fusent alors dans les couloirs de la diplomatie, alors que d'autres villes européennes vont également manifester leur intérêt d'abriter le siège du secrétariat général de l'UPM comme Bruxelles, La Valette, Marseille et Barcelone. La partie n'était pas gagnée d'avance pour Barcelone.
L'Espagne et le gouvernement locale de Catalogne ont du batailler fort pour obtenir que le secrétariat permanent de l'UPM siège à Barcelone. Entre ballets diplomatiques et déclarations d'intention, la candidature de Barcelone va être évoquée pour la première fois par le ministre Espagnol des Affaires étrangères Miguel Angel Moratinos à la veille du sommet de l'Union pour la Méditerranée (UPM) de Juillet dernier à Paris, lors d'un déplacement à Tunis dans le cadre d'une tournée maghrébine. Début septembre, le gouvernement espagnol va renouveler la candidature de la ville de Barcelone, estimant que cette ville était «idéale» pour porter un tel projet.
«Barcelone est la cité idéale pour animer la coopération euro-méditerranéenne, par sa valeur symbolique, et par le double visage européen et méditerranéen qui caractérise la capitale catalane», avait affirmé le ministère espagnol des Affaires étrangères. Moratinos a réuni début octobre à Barcelone, un mois avant l'annonce officielle de la ville devant abriter le siège du secrétariat général de l'UPM, pas moins de 41 ambassadeurs des deux rives de la Méditerranée accrédités en Espagne, pour leur présenter une candidature bien ficelée de la capitale catalane.
Lors de cet acte officiel de présentation de la candidature de Barcelone, en présence également du président du gouvernement autonome de Catalogne, José Montilla et du maire de la capitale catalane, Jordi Hereu, l'accent a été mis sur la vocation à la fois méditerranéenne et européenne de Barcelone qui a vu naître en 1995 le fameux processus de Barcelone qui s'est converti actuellement en une union pour la Méditerranée.
Les Exécutifs espagnol et catalan n'y étaient pas allés de main morte. Tout deux ont proposé le célèbre palais Pedralbes, un chef d'œuvre architectural espagnol, pour le siège du futur secrétariat de l'UMP.
Le 4 Novembre dernier, le nom de Barcelone va être annoncé officiellement pour abriter le siège du secrétariat de l'UPM, lors de la réunion des ministres euro-méditerranéens des Affaires étrangères à Marseille en France. Mais des voix se sont élevées pour critiquer le fait de confier à la même ville, qui a été le témoin de l'échec du processus de Barcelone lancé en 1995, la mission de reconduire le partenariat entre les deux rives de la Mare Nostrum alors que les mêmes problèmes qui ont plombé le partenariat Euromed (Conflit israélo-arabe, la non intégration économique et politique des pays du Maghreb, les clivages entre nord et sud de la Méditerranée) persistent.
Barcelone, capitale éternelle du partenariat Europe-Méditerranée réussira-t-elle à relever les défis et redonner vie à un partenariat fruit de la décision consensuelle de ses membres dans le sud et le nord de la Méditerranée ?
L'espoir est grand que le projet de l'UPM ne subisse pas le même sort que le processus de Barcelone.
Source : www.lematin.ma (http://www.lematin.ma/Actualite/Express/Article.asp?id=104479)
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Henri Guaino : « Pour bien gouverner, il faut aimer les gens »
La Croix du 26/12/2008
Henri Guaino, conseiller spécial du président de la République, donne sa vision de la fraternité. Elle est pour lui au cœur de l’exception française
La Croix : Quelle définition donnez-vous à la fraternité ?
Henri Guaino : J’aime la définition qu’en a donnée Jacques Chaban-Delmas dans son discours sur la « nouvelle société » : « La fraternité, c’est-à-dire la compréhension, le respect et la solidarité. » On dit souvent que la fraternité est un intrus par rapport à la liberté et à l’égalité. Mais la fraternité n’est pas un concept moins important que les deux autres. La liberté et l’égalité définissent un rapport à soi. La fraternité définit un rapport aux autres. La fraternité est au cœur de ce que la France a fini par devenir aux yeux du monde, de ce qu’elle prétend être pour les autres. La France est le premier pays à avoir donné politiquement une signification au vieux cri d’Antigone : « Je suis venue pour partager l’amour, non pour partager la haine. » C’est une innovation majeure dans le champ du politique. La liberté et l’égalité sont des valeurs pour chacun. La fraternité, elle, s’adresse à tout le monde. Elle est au cœur de l’universalisme français, de l’exception française.
Si ce concept est républicain, il est aussi chrétien.
Le sentiment de fraternité procède du christianisme. Notre civilisation, nos modèles sociaux, notre morale laïque héritent forcément de ce qui a été la matrice de notre civilisation. Kant, dans sa tentative de refonder sur la raison la morale laïque, va puiser dans l’héritage de la chrétienté. Ce fut tout le travail des Lumières de laïciser des valeurs qui nous venaient directement de la religion. C’est vrai pour la morale que l’on enseignait jadis à l’école. C’est vrai pour les droits de l’homme. Avec plus ou moins de succès il est vrai, parce que la morale a besoin d’une transcendance et que la transcendance sans Dieu c’est plus difficile, parce que la religion civique s’adresse à la raison, et que Dieu s’adresse aussi au cœur.
En ces temps de crise, le mot fraternité prend-il une portée particulière ?
Les temps de pénurie, de souffrance, d’épreuve, poussent les gens à se replier sur eux-mêmes, exacerbent les rapports interpersonnels. La rareté suscite la violence. La fraternité, c’est ce qui permet d’éviter que la crise se transforme en lutte de tous contre tous. Plus que jamais dans la crise, il est indispensable que les gens cherchent à se comprendre, à se respecter et se sentent solidaires les uns des autres.
Est-ce un mot qu’on garde à l’esprit quand on conseille un chef d’État ?
Je n’ai jamais compris pourquoi la politique devrait se situer en dehors du champ moral. La morale concerne tout homme qui a une conscience. Et l’homme politique a une responsabilité morale encore plus lourde que celle du citoyen ordinaire puisque par ses décisions il engage la vie des autres. Il est comptable devant sa conscience des conséquences de ce qu’il décide. Ce qui ne veut pas dire qu’il est facile de trouver les bonnes réponses. La politique est comme l’histoire : elle est tragique parce que sans cesse confrontée à l’affrontement de plusieurs légitimités.
Vous vous souvenez du mot de Camus à propos de la tragédie : « Antigone a raison mais Créon n’a pas tort. » Il existe dans les activités humaines une zone grise entre le bien et le mal, le vrai et le faux. Il n’existe aucun manuel dans lequel on trouverait des réponses toutes faites à toutes les questions qui se posent à l’homme. La grandeur morale de l’homme est dans le cas de conscience. La pire des choses, c’est la bonne conscience, c’est de ne même plus avoir la conscience de sa responsabilité morale.
Recherche du profit et fraternité sont-ils compatibles ?
Chacun est moralement responsable de ce qu’il fait. Par quelle aberration mentale la question du bien et du mal ne se poserait-elle pas au chef d’entreprise ou au banquier dans l’exercice de ses fonctions ? Qu’y a-t-il de plus absurde, de plus inacceptable du point de vue de la condition morale de l’homme que l’idée d’une conscience à éclipse ?
Vous avez critiqué l’actuelle construction européenne. N’est-ce pas une forme de fraternité ?
L’idée européenne, le rêve européen : oui, bien sûr, car il s’agissait de faire en sorte que des gens qui s’étaient haïs pendant des siècles et combattus jusqu’au bord de l’anéantissement cessent de se haïr et de se combattre. Mais toute construction juridique, administrative, bureaucratique ou politique qui organise la déresponsabilisation morale de l’homme est antinomique avec l’idée même de fraternité. C’est un risque qu’il faut en permanence chercher à conjurer.
Plus globalement, les relations internationales peuvent-elles être fraternelles ?
Il ne faut pas être naïf, mais, puisqu’elles sont humaines, pourquoi les relations internationales ne pourraient-elles être fondées aussi sur la compréhension, le respect et la solidarité ? Après tout, la coopération, l’aide au développement, la promotion de la paix sont des actions fraternelles ! Mais proclamer la fraternité ne veut pas dire bien sûr qu’on soit toujours capable d’être à la hauteur de cet idéal…
Regardez la France de la Révolution : elle se battait pour la liberté des autres, pour l’égalité des droits chez les autres : elle a fait la guerre avec son cortège de malheurs tout en éprouvant un sentiment de fraternité humaine très profonde. Le plus dangereux dans les relations internationales c’est l’esprit de croisade.
Quel serait le geste de fraternité que vous conseilleriez au président pour 2009 ?
Il ne s’agit pas de se contenter de faire des gestes. La politique des gestes, c’est le contraire d’une politique qui veut réellement changer les choses. Ce que l’on peut attendre de l’homme d’État c’est qu’à chaque fois qu’il prend une décision pour les autres il soit animé par un sentiment de fraternité. Pour bien gouverner, il faut aimer les gens.
Mais quelle population aurait le plus besoin d’un geste de fraternité ?
Dans la crise, il faut d’abord se préoccuper des plus fragiles, des plus vulnérables, de ceux auxquels la vie a réservé les épreuves le plus dures et qui ne peuvent pas s’en sortir tout seuls. Mais il n’y a pas de miracle. La fraternité appelle le partage, le sacrifice de ceux qui ont plus pour donner à ceux qui n’ont pas assez.
Quelle œuvre artistique symbolise pour vous la fraternité ?
La plus émouvante de toutes les œuvres d’art : la Pietà de Michel-Ange.
La fraternité est-elle au cœur d’une « politique de civilisation », dont le président de la République ne parle plus du tout ?
C’est peut-être la valeur la plus importante dans l’idée que nous nous faisons, nous Français, de la civilisation. Quand on fait l’Union pour la Méditerranée, quand on rétablit l’instruction civique et morale à l’école, quand on veut moraliser le capitalisme, on est dans le registre de la politique de civilisation. Mais si c’est dans les crises que la question de la politique de civilisation se pose avec le plus d’acuité, c’est peut-être aussi dans ces moments-là qu’il est le moins facile d’en parler car il ne faut pas donner le sentiment d’une fuite devant les difficultés quotidiennes.
Qualifieriez-vous vos relations avec Nicolas Sarkozy de fraternelles ?
Ce sont plus encore des relations d’estime et d’amitié.
Recueilli par Laurent d'ERSU et Solenn de ROYER
Source : la Croix (http://www.la-croix.com/article/index.jsp?docId=2360408&rubId=786)
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24.12.2008
Processus de Barcelone : Premier forum euro-méditerranéen de l’enseignement technique et de la formation professionnelle
EduBourse.com
19/12/08
Le premier Forum euro-méditerranéen consacré à l’enseignement technique et à la formation professionnelle (EFTP) s’est tenu le 18 décembre à Marseille, sous la coprésidence de M. Rachid Mohamed Rachid, ministre de l’Industrie et du Commerce de la République arabe d’Egypte et deLaurent Wauquiez, secrétaire d’État à l’emploi de la République française. Cette manifestation était organisée dans le cadre de la Présidence française du Conseil de l’Union européenne.
Les participants au Forum euro-méditerranéen ont rappelé les enjeux que représentent l’adaptation et la modernisation de l’enseignement technique et des systèmes de formation professionnelle dans la région (modernisation, diversification, et développement des économies des pays membres de l’UpM, réponse aux défis démographiques et sociaux des pays partenaires de l’Union européenne, approfondissement des complémentarités économiques et industrielles entre les pays de l’Union européenne et les pays partenaires du pourtour méditerranéen). Les participants au Forum ont formulé le constat commun que les systèmes de formation professionnelle initiale et continue des pays de la région n’étaient pas, actuellement, en mesure de faire face à ces défis.
Le forum a également permis d’esquisser les contours d’un agenda régional de la formation professionnelle, articulé autour des axes suivants :
- L’élaboration d’une vision régionale des besoins et moyens en formation en mettant en œuvre des études prospectives sur les emplois et les qualifications nécessaires;
- La systématisation des partages d’expériences et des bonnes pratiques, notamment par l’évaluation régulière des progrès enregistrés (développement systématique d’indicateurs et de données relatifs au secteur de la formation professionnelle) ;
- La mutualisation des efforts réalisés dans le domaine de la formation au travers, par exemple, de la création de plateformes régionales de formation dans les domaines correspondant aux 6 initiatives clés retenues par le Sommet de Paris et en particulier aux trois projets prioritaires retenus par la réunion ministérielle conjointe Ecofin et FEMIP du 7 octobre 2008 à Luxembourg : dépollution de la Méditerranée, autoroute de la mer et autoroutes terrestres, plan solaire méditerranéen ;
- Le développement de la mobilité professionnelle au sein de la zone euro-méditerranéenne. L’existence d’une mobilité de la main-d’œuvre, dans le respect des préoccupations des pays d’immigration et d’émigration, est essentielle au renforcement des qualifications et des compétences des travailleurs des pays de l’UpM. Cette mobilité sera facilitée par la création de dispositifs régionaux de transférabilité des qualifications et compétences qui en assureront la reconnaissance d’un pays membre de l’UpM à l’autre (dispositifs pour le transfert, la capitalisation et la reconnaissance des acquis des apprentissages ; cadre régional de certification des acquis de formation et d''éducation ; système de « pass » régional décrivant de manière harmonisée les qualifications ; etc.) ;
- Un effort accru de coordination des financements et actions consacrés à la modernisation des systèmes de formation professionnelle.
Le Forum du 18 décembre est le premier d’une série de « rendez-vous » réguliers de la formation professionnelle dans le bassin méditerranéen. Il témoigne de la volonté de placer la dimension sociale au cœur du projet euro-méditerranéen.
Contacts Presse :
Cabinet de Laurent WAUQUIEZ - Nicolas DIAT : 01 53 18 43 89
Source : Ministère de l’Économie, des finances et de l’industrie (www.finances.gouv.fr)
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Les pays méditerranéens s'inquiètent de l'avenir de leurs côtes
Le Monde du 23 décembre 2008

Les représentants de vingt-deux pays méditerranéens qui ont participé à Nice, les 18 et 19 décembre, à une réunion visant à définir un programme d'actions pour protéger la biodiversité des zones côtières en Méditerranée, se sont quittés sur un constat largement partagé : " L'avenir du patrimoine marin de la Méditerranée dépend de ce que nous, les pays riverains, faisons à terre."
Le colloque, organisé dans le cadre de la présidence française de l'Union européenne et de l'Union pour la Méditerranée, a réuni Etats, collectivités territoriales, gestionnaires et organisations non gouvernementales (ONG) des deux rives de la Méditerranée. Les participants ont étudié les moyens de "stopper la perte de la biodiversité" de la Méditerranée.
Celle-ci est reconnue comme un des vingt-cinq "points chauds" de la biodiversité mondiale (elle regroupe 28 % des espèces endémiques connues) mais se trouve, de fait, particulièrement menacée par les pressions anthropiques. Les vingt-deux pays et territoires riverains qui la bordent abritent 450 millions d'habitants. Selon le Plan bleu, une organisation non gouvernementale française, la population du littoral devrait augmenter de 20 millions d'individus d'ici à 2025, et les flux touristiques doubler dans l'intervalle.
"UN OUTIL CONTRAIGNANT"
Dans ce contexte, quatorze pays du bassin méditerranéen ont approuvé, en janvier, le principe d'un protocole de gestion intégrée des zones côtières (GIZC), afin de protéger les littoraux et leurs écosystèmes. La réunion de Nice s'est fixé pour objectif de convaincre de nouveaux pays de signer ce document.
"Quatorze Etats sur vingt-deux ont adopté le principe de ce protocole. Cependant, seuls quatre l'ont ratifié. Quand ils seront six, il deviendra applicable. L'avenir du patrimoine commun de la Méditerranée en dépend", a souligné Jean-Marc Michel, directeur général de la gestion intégrée des lacs et zones côtières au ministère français de l'écologie.
Ce protocole est un "outil juridique contraignant" pour les Etats signataires, a rappelé Judith Jiguet, directrice de l'eau et de la biodiversité au ministère de l'écologie. La plupart des participants à la conférence de Nice ont souligné son importance. Un accord autour de ce document permettrait de capitaliser les expériences engagées par les pays riverains pour permettre une gestion durable de leurs rivages.
La nécessité de promouvoir un tourisme durable en Méditerranée, "respectueux des écosystèmes, des ressources naturelles et du patrimoine culturel", a également été soulignée lors de la conférence.
Par ailleurs, de nombreux participants ont exprimé leur inquiétude devant les conséquences du réchauffement climatique en Méditerranée. Les prévisions font état d'une hausse moyenne des températures annuelles de 2,2 à 5,1 °C d'ici la fin du siècle.
"Dans notre région, ce changement va accentuer notre vulnérabilité par ses effets indirects : salinisation, réduction de la disponibilité en eau, etc.", souligne Maria Canals, présidente de l'association catalane Depana.
Le phénomène préoccupe également Abderrahmen Gannoun, un des responsables du Plan d'action pour la Méditerranée (PAM), instance intergouvernementale placée sous l'égide du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). Le changement climatique constitue, selon lui, une des principales menaces pour les zones côtières méditerranéennes, avec la pression démographique et touristique, la pollution, les espèces exotiques invasives et la surexploitation des ressources.
Source : lemonde.fr ; http://www.lemonde.fr/web/imprimer_element/0,40-0@2-3244,50-1134032,0.html
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23.12.2008
Fillon défend au Caire l'Union pour la Méditerranée
Le Figaro du 23/12/2008

François Fillon et le président Hosni Moubarak, au Caire, mardi. À quelques semaines du démarrage effectif de l'UPM, le premier ministre tenait à dissiper les dernières réserves égyptiennes. Crédits photo : AP
Malgré la crise financière internationale, la France est décidée à rester le premier investisseur étranger en Égypte.
«La France ne conçoit pas de projeter sur le Proche-Orient une vision positive de l'avenir, sans que la puissance égyptienne en soit le pivot», a affirmé lundi le premier ministre devant son homologue, Ahmed Nazif, en clôture du Conseil franco-égyptien des affaires, qui rassemble une cinquantaine de chefs d'entreprise des deux pays.
Si politiquement l'Égypte n'est plus le phare du monde arabe, ses 78 millions d'habitants en font encore «un marché dynamique». Une série de contrats d'une valeur totale de 500 millions d'euros ont été signés à l'occasion du voyage de François Fillon. L'Agence française de développement (AFD) a annoncé un prêt de 200 millions d'euros à des conditions privilégiées pour la réalisation de la deuxième tranche de la troisième ligne du métro du Caire. L'AFD va aussi consacrer 150 millions d'euros par an pendant trois ans à d'autres prêts destinés aux PME et au développement durable. Enfin, Arianespace a été choisi pour le lancement de Nilesat, un satellite égyptien de télécommunications.
Au pas de charge, le premier ministre a visité le Smart Village du Caire, cette mini-Silicon Valley égyptienne où se sont implantés, depuis quatre ans, des fleurons technologiques tels que Microsoft, Alcatel-Lucent et Orange. «Même en France, je ne suis pas sûr que nous aurions pu réaliser une telle infrastructure aussi rapidement», a reconnu François Fillon, en arpentant l'enceinte futuriste.
À quelques semaines de l'entrée dans la phase opérationnelle de l'Union pour la Méditerranée (UPM) et du lancement de ses projets concrets, le chef du gouvernement a tenu à dissiper les dernières réserves égyptiennes, alors que Le Caire va abriter bientôt une conférence sur le financement du secrétariat de l'UPM. «Le président Moubarak avait l'habitude de me dire avant le lancement de l'UPM que le problème avec l'Europe c'est que nous envoyions toujours des experts qui dépensent tout le budget prévu avant même que les projets démarrent», a rappelé François Fillon, «mais cette époque est révolue», a insisté le premier ministre.
Concertation sur le pétrole
Mardi, au cours d'un entretien suivi d'un déjeuner avec le président Hosni Moubarak, le locataire de Matignon s'est inquiété de la récente dégradation de la situation entre Israéliens et Palestiniens dans la bande de Gaza. «Nous souhaitons que les discussions sur la trêve (menée par ses hôtes égyptiens, NDLR) se poursuivent, il n'y a rien de possible, s'il n'y a pas une vraie trêve», a souligné François Fillon. Le premier ministre a également proposé une vaste concertation internationale pour stabiliser les cours du pétrole, rejoignant un récent appel en ce sens du Britannique Gordon Brown. «Nous pensons ensemble qu'il faut organiser une discussion internationale sur la stabilité des prix de l'énergie. Il s'agit d'aboutir à un prix acceptable pour tout le monde», ajoute François Fillon. Comme l'avait fait Nicolas Sarkozy l'an dernier, le premier ministre prolonge son séjour au pays des Pharaons par des vacances en famille, avant un retour en France le 30 décembre.
Source : http://www.lefigaro.fr/international/2008/12/24/01003-20081224ARTFIG00003-fillon-defend-au-caire-l-union-pour-la-mediterranee-.php
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