29.01.2009

Tunisie : Le partenariat tuniso-français et franco-arabe à l'examen

Tunisie Affaire, 23 janvier 2009

Mohamed Nouri Jouini, ministre du Développement et de la Coopération internationale, a reçu, jeudi, à Tunis, M. Hervé Decharette, ex-ministre français des Affaires étrangères et actuel député au conseil national français et président de la chambre du commerce franco-arabe qui effectue une visite de travail en Tunisie.
L'entretien, auquel ont assisté l'ambassadeur de France en Tunisie et M. Hédi Djilani, président de l'Union tunisienne de l'industrie, du commerce et de l'artisanat (UTICA) a permis d'examiner les moyens à mettre en place pour renforcer la coopération tuniso-française.
Il a été également question de passer en revue le rôle que peut jouer la Tunisie dans la dynamisation des relations économiques et commerciales entre la France et les pays arabes, notamment, maghrébins, et ce compte tenu de son expertise dans ce domaine.
M. Jouini a présenté à son hôte un exposé sur l'évolution de l'économie tunisienne au cours des dernières années et sur les résultats positifs enregistrés dans les différents domaines, passant en revue les objectifs fixés pour la prochaine étape, notamment ceux relatifs à l'amélioration de la compétitivité de l'économie, l'amélioration des revenus et la création d'emplois en particulier pour les diplômés du supérieur.
Le ministre a indiqué que la Tunisie a choisi sous la direction du Président Ben Ali de s'ouvrir sur l'extérieur et de s'intégrer dans son environnement régional et international.
Dans ce contexte, il a mis en exergue la volonté de renforcer tous les programmes et initiatives en rapport tant au plan maghrébin, qu'arabe ou encore euro-méditerranéen.
M. Jouini a fait remarquer le rôle actif que la chambre de commerce franco-arabe n'a cessé de jouer pour consolider la coopération entre les pays partenaires, exprimant la disposition de la Tunisie de contribuer davantage à cette action et ce à travers l'organisation de rencontres aussi bien bilatérales que plurilatérales au profit des entreprises pour faire connaitre à une plus large échelle les opportunités de partenariat et d'investissement offertes actuellement en Tunisie, notamment dans les projets programmés, et de les exploiter au service de l'intérêt commun.
De son coté, M. Hervé Decharrette a affirmé que cette rencontre lui a permis de prendre connaissance des progrès que la Tunisie a réalisés à tous les niveaux, notamment dans les domaines liés au développement.
Il s'est ainsi félicité des pas importants franchis par la Tunisie sur la voie de l'intégration efficiente dans l'espace euro-méditerranéen.
M. Decharette a exprimé la volonté de voir la Tunisie jouer un rôle plus déterminant dans la réalisation de la complémentarité et du partenariat entre les pays membres de cet espace au vu de l'expérience qu'elle a acquise.

Pour ce faire il a préconisé d'intensifier les relations entre les hommes d'affaires et les entreprises de manière à mieux connaitre les opportunités offertes en matière d'investissement et de partenariat dans un cadre bilatéral ou plurilatéral.

Source :
http://www.tunisieaffaire.com/index.php?option=com_content&task=view&id=4667&Itemid=111

24.01.2009

21-01-2009 : Tunisie : La France 1er partenaire et 1er investisseur malgré la crise

21 janvier 2009

C’est devenu une tradition : pour la quatrième année consécutive, la balance commerciale de la Tunisie avec la France est excédentaire nonobstant la crise financière internationale qui n’a de cesse de se signaler par ses répercussions sur les économies de l’une et de l’autre. Et il n’est pas fortuit que, dans pareille configuration, la France demeure le premier partenaire commercial de la Tunisie même si ses parts de marché ont régressé de 20% en 2008 en raison de la forte concurrence qu’exercent continûment l’Italie et l’Espagne pour ce qui est de l’Europe, et la Turquie et la Chine s’agissant des autres.

Pour autant, les investisseurs et les opérateurs français n’ont nullement l’intention de lâcher du lest comme l’atteste la densité des entreprises françaises venues en 2008 explorer des possibilités de partenariat en Tunisie( pas moins de 200).

Telle est l’impression qui se dégage de la conférence de presse qu’a tenue , mardi, le Président de la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie, Foued Lakhoua pour faire le bilan de l’action de la CTFCI en 2008 et esquisser les grandes lignes de son programme pour 2009 , lequel va se concentrer sur quatre principaux secteurs, à savoir l’aéronautique, le textile, l’environnement et le second œuvre du bâtiment

Le fait est que les Français sont décidés à faire mieux qu’en 2008, année au cours de laquelle ils ont exporté sur la Tunisie pour une valeur de 5, 56 MDT, soit 18,6% du total des importation tunisiennes, alors que la Tunisie a exporté vers la France pour 6,73 MDT, soit 29,3% du total de ses ventes à l’étranger, ce qui s’est traduit par un taux de couverture de 121%.

En livrant ces chiffres, le chef de la mission économique près l’ambassade de France, Bernard Furno qui assistait à cette conférence de presse, a passé sous silence ceux relatifs aux échanges agricoles, se contentant de faire observer que le marché agricole tunisien n’est pas assez acquis à l’ouverture et que les agriculteurs français se sentent frustrés de ne pas y placer au moins trois produits, nommément les pommes, les viandes et le lait.

En revanche , tout semble aller pour le mieux s’agissant des investissements directs français en Tunisie qui ont progressé au cours des onze premiers mois 2008, de 305,5% par rapport à la même période 2007, passant de 124,3 MDT à 504,1 MDT grâce à des acquisitions de capital dans trois entreprises, en l’occurrence la Société des articles hygiéniques, la BTKD et la STAR, en plus de l’augmentation du capital de la Société Générale et l’achat d’actions auprès de la Société Renault.

Ce faisant, les 12 000 entreprises françaises opérant en Tunisie et fournissant 110 000 emplois assurent environ le quart des IDE mobilisés par la Tunisie (24% exactement).

Les investisseurs pensent devoir faire mieux en 2009 à la faveur de grands projets convenus entre les deux pays et qui concernent le transport ferroviaire, les centrales de production d’énergie, l’environnement et les travaux publics.

A ce propos, il a été annoncé ouvrira au profit des PME une ligne de crédit d’un montant de 20 à 30 millions d’Euros.
Le secteur informel le plus faible du Maghreb

Une enquête réalisée par la CTFCI en 2008 sur le climat des affaires en Tunisie ayant touché près de 350 entreprises à participation française révèle que le chiffre d’affaires des entreprises françaises, bien qu’en léger fléchissement, demeure honorable pour 7 entreprises sur 10 et pour 6 sur 10 en prévisionnel pour 2009.

D’après la même enquête, les résultats financiers sont bons puisque 8 à 9 entreprises sur 10 sont bénéficiaires au cours des trois dernières années, alors qu’en 2007/2008, entre 4 et 5 entreprises sur 10 n’ont pas été à la hauteur des investissements étrangers dans le pays mais devraient être un peu meilleurs en 2009 pour 6 entreprises sur 10 qui envisagent d’investir.

Bien plus, les créances de l’Etat sont jugées normales pour près de la moitié des entreprises.

Pour ce qui est de l’environnement des affaires, et en se référant toujours à l’enquête de la CTFCI, il est jugé favorable et enregistre une note globale moyenne de 3,1/5, étant relevé que les point faibles ne touchent que les procédures douanières, les délais de paiement et la fraude fiscale.

En revanche, les point forts prédominent et les investisseurs mentionnent notamment le réseau routier, les infrastructures portuaires et aéroportuaires, les télécommunications, le régime fiscal et le niveau de fiscalité, le faible impact du secteur informel, le plus faible du Maghreb, le droit du travail, le personnel de maitrise, la sécurité (4/5), le coût de tous les facteurs de production et le faible niveau de corruption.

Source : http://www.africanmanager.com/articles/120715.html