24.12.2008
UE et pays arabes veulent intensifier le dialogue pour pacifier le PO
Romandie 19 décembre 2008
VIENNE - L'Union européenne et les pays de la Ligue arabe ont décidé d'intensifier le dialogue en l'ouvrant, au-delà des responsables politiques aux membres de la société civile et des communautés religieuses pour contribuer à la paix au Proche Orient, ont indiqué vendredi les participants à trois jours de conférence euro-arabe à Vienne.
"Nous sommes sur la bonne voie", a assuré le secrétaire général de la Ligue arabe, Amr Moussa. Cette conférence de Vienne, qu'il a co-organisé avec l'Autriche, "a ouvert les portes pour l'interaction entre les gouvernements, les ONG, la société civile et les dirigeants de différentes religions".
M. Moussa a réitéré sa proposition d'inclure ce nouveau groupe de pays participant au dialogue euro-arabe à l'initiative lancée en juillet par la France, l'Union pour la Méditerrannée (UPM).
"Cela pourrait préparer le terrain pour que les autres membres de la Ligue arabe puissent aussi participer, peut-être dans un premier temps seulement comme observateurs, aux activités de l'UPM", a ajouté M. Moussa.
L'UPM comprend les 27 pays de l'Union européenne et douze partenaires du sud méditerranéen : Algérie, Egypte, Israël, Jordanie, Liban, Maroc, Mauritanie, Syrie, Autorité palestinienne, Tunisie, Turquie et Libye en qualité d'observateur, ainsi que cinq Etats riverains du nord de la Méditerranée: Albanie, Croatie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro et Monaco.
Lors de cette conférence tenue dans l'ex-palais impérial à Vienne, des intervenants -politiques, experts et membres de la société civile d'une dizaine de pays arabes et de pays européens-, et la commissaire européenne aux Relations extérieures, Benita Ferrero-Waldner, ont abordé une multitude de sujets y compris ceux de la jeunesse et des femmes.
Le chef de la diplomatie autrichienne, Michael Spindelegger, a rappelé, lors d'un débat sur la jeunesse, que 60% des habitants de certains pays arabes ont actuellement moins de 18 ans et qu'il faudrait y créer dans les 20 ans quelque 100 millions d'emplois, alors que l'Europe est confrontée à un vieillissement constant de sa population.
L'Egyptienne Yousriya Loza Sawiri, à la tête d'une fondation d'aide aux jeunes, a suggéré de développer des parrainages entre communes européennes et arabes.
Le ministre marocain des Affaires étrangères Taieb Fassi Fihri a, lui, insisté, devant la presse, sur le fait "que les communautés arabes dans les pays de l'UE sont des acteurs fondamentaux". Aussi a-t-il plaidé pour que les autorités des pays d'accueil européens permettent que les immigrés "préservent leurs liens avec leurs pays".
Interrogé sur le traitement réservé aux minorités chrétiennes dans les pays arabes, M. Moussa a affirmé qu'il "était personnellement favorable à l'égalité des droits pour chacune des minorités (arabe dans l'UE et chrétienne dans les pays arabes) en appliquant la tolérance et la coopération".
La prochaine conférence sur le dialogue euro-arabe, dont la première édition a eu lieu en février dernier à La Valette à Malte, est prévue en 2009 à Charm el Cheikh en Egypte.
Source : http://www.romandie.com/infos/news2/081219172354.g7c8wrp2.asp
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Statut avancé accordé par l’UE au Maroc : les réserves de la Ligue française des droits de l’homme
TSA (Tout sur l'Algérie) 24/12/2008
« Le statut avancé que l'Union européenne (UE) envisage d'accorder au Maroc ne doit pas inclure le Sahara occidental », a recommandé mardi la Ligue française des droits de l'homme (LDH) sur son site Internet.
« L'UE et le Maroc sont en train de mener des discussions pour approfondir leurs relations par le bais de cet accord, et jusqu'à présent, il n'est nullement fait mention de l'exclusion du Sahara occidental de cet accord », constate la LDH. L'ONG française estime que si l'UE mettait en œuvre cette action, elle donnerait un « signal de soutien à la revendication territoriale marocaine infondée ». Ce qui pourrait mettre en danger les efforts des Nations unies pour faire avancer le processus de paix dans la région, a averti l'organisation. Tout en qualifiant le Maroc de « puissance occupante », la LDH rappelle que ce pays est en violation de plus d'une centaine de résolutions de l'Onu qui exigent le droit à l'autodétermination pour le peuple sahraoui.
Rappelant les différentes résolutions mettant en évidence que le Sahara occidental est un territoire occupé et annexé et traitant la question sahraouie comme un problème de décolonisation, la LDH a indiqué qu'au regard du droit international en vigueur, l'UE et ses Etats membres « ont le devoir de ne pas reconnaître l'annexion du Sahara occidental par le Maroc, et de soutenir la décolonisation du territoire ».
Il s'agit également pour la LDH d'un « devoir moral » eu égard à l'endurance du peuple sahraoui exilé et des violations des droits humains dans les territoires occupés.
Source : http://www.tsa-algerie.com/Statut-avance-accorde-par-l-UE-au-Maroc---les-reserves-de-la_5658.html
16:22 Publié dans Relations UE-Maghreb | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ligue, des, droits, homme

