07.01.2009
Israël "saborde" l'UPM (presse algérienne)
Le Figaro, 7 janvier 2009
La presse algérienne francophone estimait mercredi que l'opération israélienne contre Gaza "sabordait" l'Union pour la Méditerranée (UPM), en rappelant une déclaration d'Alger dénonçant lundi le caractère "politique" du secrétariat général de cette organisation.
"Les Israéliens sabordent l'UPM de (Nicolas) Sarkozy", titre ainsi L'Expression (privé) en s'interrogeant sur "l'avenir de ce projet" du président français.
"On ne peut appartenir à une UPM dont un des supposés membres est un Etat qui privilégie la guerre, un Etat qui terrorise et tue des femmes et des enfants", affirme pour sa part Le Quotidien d'Oran (indépendant).
Celui-ci estime que l'UPM "bat de l'aile", en rappelant que le ministre algérien des Affaires étrangères Mourad Medelci avait déploré lundi la composition "politique" du secrétariat général de l'UPM, au terme de sa réunion ministérielle en novembre à Marseille (sud de la France).
"Au lieu d'un secrétariat technique et compte tenu du choix des pays, on s'est retrouvé avec un secrétariat politique", avait-il affirmé au cours d'un entretien lundi soir à la radio internationale algérienne. "Nous sommes sortis avec de nouvelles ambitions à Marseille qui nous ont parues extravagantes".
Un consensus s'était dégagé à Marseille en particulier pour que l'UPM siège à Barcelone et que la Ligue arabe en soit membre à part entière en contrepartie d'un secrétariat général adjoint pour Israël.
La presse algérienne souligne que les déclarations de M. Medelci surviennent près de deux mois après la réunion, et au moment où Israël a lancé son opération militaire à Gaza.
Elles "suggèrent une remise en cause en bonne et due forme du projet cher à Sarkozy", écrit El Watan (indépendant).
Parallèlement, la Coordination algérienne des initiatives pour la solidarité avec la résistance palestinienne (CAISRP) a adressé une lettre au président Abdelaziz Bouteflika l'appelant à retirer l'Algérie de l'UPM, note la presse.
Le CAISRP réunit des organisations religieuses, dont l'Association des oulémas musulmans, publiques ou des partis politiques.
Source : lefigaro.fr (http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/01/07/01011-20090107FILWWW00397-israel-saborde-l-upm-presse-algerienne.php=)
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01.01.2009
Paris et Ankara relaient une Ligue arabe très divisée
Figaro du 1er janvier 2009
Après s'être rendu en Syrie et en Jordanie, le premier ministre turc devait s'entretenir jeudi en Égypte avec le président Moubarak.
La communauté internationale continuait jeudi de rechercher, en ordre dispersé, les conditions d'un cessez-le-feu à Gaza. Une réunion d'urgence du Conseil de sécurité des Nations unies a pris fin mercredi soir sans qu'un vote soit organisé sur le projet de résolution de la Ligue arabe. Le document appelait à un «cessez-le-feu immédiat» et demandait la protection des civils palestiniens, l'ouverture des points de passage de la bande de Gaza et dénonçait le «recours excessif, disproportionné et indiscriminé à la force par Israël». La seule allusion aux tirs de roquette des militants palestiniens mentionnait la «détérioration de la situation dans le sud d'Israël». Un texte inacceptable en l'état par les États-Unis et la plupart des pays européens.
La Ligue arabe, consciente de devoir négocier, enverra une délégation ministérielle à New York au début de la semaine prochaine. Mais les Nations unies sont loin de représenter le seul forum de discussion. Outre la tournée de Nicolas Sarkozy dans la région, le premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan met tout son poids dans la balance pour obtenir un cessez-le-feu, en concertation avec les pays arabes. Il devait s'entretenir jeudi en Égypte avec le président Hosni Moubarak, après s'être rendu la veille en Syrie et en Jordanie. «Il faut s'y faire, reconnaît un diplomate arabe. Il y a maintenant des acteurs multiples dans le règlement du conflit, et la Turquie joue un rôle prépondérant. Ankara, c'est comme un central téléphonique. Tout le monde passe par lui, des Israéliens au Hamas.»
L'exemple du Sud-Liban
La Turquie profite en outre de la division des pays arabes, dont le projet de résolution présenté à l'ONU relevait du service minimum. En réalité, la Ligue est partagée entre la Syrie et le Qatar, qui souhaitent impliquer le Hamas dans les négociations, et la plupart des autres, qui se méfient profondément du mouvement islamiste, considéré comme un mauvais exemple pour leurs populations. Le PND, le parti au pouvoir en Égypte, taxe le Hamas d'«aventurisme» et le rend responsable de la crise. «La proposition saoudienne d'un gouvernement palestinien d'union nationale, note un diplomate, revient à diluer le mouvement islamiste dans une Autorité palestinienne dénuée de pouvoir, sans modification des statuts de l'Organisation de la Palestine (OLP), représentante historique des Palestiniens, à laquelle le Hamas ne participe pas.»
Le mouvement islamiste souhaite au contraire être reconnu comme acteur d'un cessez-le-feu éventuel, ce qu'Israël et les États-Unis refusent. Cela n'empêche pas nombre de diplomates de laisser flotter l'idée d'un accord similaire à l'«entendement» d'avril 1996 au Sud-Liban, parrainé par le Liban, Israël, la Syrie, la France et les États-Unis, qui reconnaissait de facto, à travers le Liban, le Hezbollah libanais comme interlocuteur, et traçait les limites du conflit en interdisant aux deux belligérants, Israël et le Hezbollah, de s'en prendre aux civils des deux côtés.
Source : le Figaro (http://www.lefigaro.fr/international/2009/01/02/01003-20090102ARTFIG00009-paris-et-ankara-relaient-une-ligue-arabe-tres-divisee-.php)
12:44 Publié dans Conflit Israélo-Palestinien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : union européenne, turquie, ligue arabe, israël, gaza, conflit israélo-palestinien, cessez-le-feu
31.12.2008
Les Européens plaident pour un cessez-le-feu et l'ouverture de Gaza
Le Monde, 31 décembre 2008
La fin de l'administration de George Bush et les divisions au sein de la Ligue arabe, qui devait se réunir mercredi 31 décembre, ont créé un vide diplomatique au Proche-Orient que l'Union européenne s'est efforcée de combler, mardi. Au quatrième jour de l'offensive israélienne sur Gaza, décidée initialement pour faire cesser les tirs palestiniens sur Israël, les ministres européens des affaires étrangères se sont réunis à Paris autour de Bernard Kouchner, à la veille de la fin de la présidence française.
En dépit de leurs divergences sur l'opération en cours - jugée légitime par les uns, disproportionnée par les autres -, les Européens sont parvenus à une déclaration commune réitérant les appels au cessez-le-feu lancés depuis le début des bombardements israéliens. Auparavant, M. Kouchner avait proposé un "cessez-le-feu humanitaire" de 48 heures pour créer un climat favorable à une accalmie.
Les Européens ont également abordé la question du blocus de Gaza, en vigueur depuis la prise de contrôle de ce territoire par le Hamas, en juin 2007. Dans leur déclaration, ils ont ainsi lié "l'arrêt des combats" à la "réouverture pérenne et normale de tous les points de passage" entre Israël et Gaza, et entre l'Egypte et le territoire palestinien.
Déjà présents comme observateurs au terminal de Rafah vers l'Egypte, lorsqu'il fonctionnait, les Européens se sont déclarés disposés "à examiner la possibilité d'élargir leur assistance à d'autres points de passage", une proposition ambitieuse qui sera sans doute très difficile à faire accepter par Israël. Soucieux enfin de ménager le chef de l'Autorité palestinienne, les Européens ont enfin plaidé pour "la réconciliation interpalestinienne derrière le président Mahmoud Abbas", et exprimé leur soutien aux "efforts de médiation de l'Egypte et de la Ligue arabe en ce sens".
L'Egypte n'apparaît cependant plus comme un médiateur incontesté entre Israël et le Hamas. Accusé par ce dernier d'avoir donné son feu vert à l'opération israélienne, le président égyptien Hosni Moubarak a campé sur ses positions, mardi, à la télévision égyptienne. "Nous vous avions plusieurs fois prévenus que le refus de la trêve allait pousser Israël à attaquer Gaza", a-t-il affirmé à l'attention du Hamas, tout en condamnant les raids israéliens. M. Moubarak a aussi refusé l'ouverture unilatérale de Rafah et plus généralement de la frontière égyptienne exigée par le Hamas et le Hezbollah libanais.
LA TRÊVE EN QUESTION
Côté israélien, après une première réunion infructueuse, mardi, le cabinet de sécurité a semblé rejeter, mercredi, la proposition française de trêve de quarante-huit heures. Selon les médias israéliens, Ehoud Barak, ministre de la défense, ainsi que quelques autres ministres, serait favorable à une cessation des combats pendant deux jours. Des militaires et des responsables des services de sécurité pencheraient plutôt en faveur d'une poursuite de l'opération "Plomb durci".
Plusieurs membres de ce cabinet auraient exprimé le souci que l'acceptation d'une trêve ne soit pas exploitée par le Hamas pour revendiquer un succès diplomatique. Dans ce contexte, il a néanmoins été décidé de faire appel à 2 500 réservistes supplémentaires, ce qui porte pour l'instant à 6 700 le nombre de soldats rappelés sous les drapeaux.
Michel Bôle-Richard (à Jérusalem) et Gilles Paris
Près de 400 Palestiniens tués
"Nous n'avons pas encore fini le travail", a déclaré, mardi 30 décembre, Gabi Ashkenazi, chef d'état-major israélien. Trente-cinq objectifs ont encore été ciblés au cours de la nuit de mardi à mercredi. Les avions ont notamment bombardé des tunnels vers l'Egypte dans le sud de Gaza ainsi que divers bâtiments utilisés par le Hamas. Au cinquième jour de l'opération "Plomb durci", près de 400 Palestiniens ont déjà été tués - des membres du Mouvement de la résistance islamique (Hamas) en majorité, mais également des civils. Deux fillettes de 5 et 12 ans ont ainsi été mortellement blessées, mardi, par un missile. Un médecin a été tué par une explosion à proximité d'une ambulance. Au moins 39 enfants et 16 femmes figurent parmi les victimes civiles, de sources palestiniennes. Une quarantaine de roquettes ont été tirées, mardi, en direction d'Israël sans faire de victimes. Pour la première fois depuis le début du conflit, deux d'entre elles ont explosé dans les faubourgs de Beersheva, ville située à 40 kilomètres de la frontière de la bande de Gaza. Les tirs ont continué mercredi matin. Au total, plus de 200 roquettes ont été tirées depuis le début de l'offensive et ont fait 4 morts côté israélien. Les renseignements militaires israéliens estiment que les organisations armées palestiniennes disposent encore d'environ 2 000 projectiles.
Source : Le Monde (http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2008/12/31/les-europeens-plaident-pour-un-cessez-le-feu-et-l-ouverture-de-gaza_1136585_3218.html?xtref=http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2008/12/31/les-europeens-plaident-pour-un-cessez-le-feu-et-l-ouverture-de-gaza_1136585_3218.html?xtref=http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2008/12/31/les-europeens-plaident-pour-un-cessez-le-feu-et-l-ouverture-de-gaza_1136585_3218.html?xtref=http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2008/12/31/les-europeens-plaident-pour-un-cessez-le-feu-et-l-ouverture-de-gaza_1136585_3218.html)
12:36 Publié dans Conflit Israélo-Palestinien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : israël, gaza, union européenne, cessez-le-feu
29.12.2008
La France et l'UE prêtes à augmenter l'aide humanitaire à Gaza
Xinhua, 29 décembre 2008
PARIS, 29 décembre (Xinhua) -- La France et l'Union européenne sont prêtes à augmenter leur aide humanitaire pour répondre à l'urgence dans la bande de Gaza, a affirmé lundi Romain Nadal, un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères.
"Notre priorité immédiate est l'arrêt des violences et le retour à la trêve...A l'ensemble de ses interlocuteurs, Bernard Kouchner a réaffirmé le plein soutien de l'Union européenne aux efforts de l'Egypte, de l'Autorité palestinienne et de la Ligue arabe pour rétablir le calme et revenir à la trêve", a indiqué le diplomate français, lors d'un point de presse.
"L'urgence est également humanitaire. La France et l'Union européenne qui sont déjà les principaux soutiens humanitaires et économiques des populations de Gaza sont prêts à amplifier leur aide pour répondre à l'urgence...nous sommes prêts à apporter une aide alimentaire et médicale supplémentaire à la population de Gaza", a-t-il déclaré.
L'UE est notamment prête à "reprendre son rôle dans l'assistance aux points de passage vers Gaza qui doivent rester ouverts", selon Romain Nadal.
Alors que les raids aériens israéliens sur la bande de Gaza contrôlée par le Hamas se poursuivaient dimanche pour la deuxième journée consécutive, les Forces de défense israéliennes se réunissaient pour préparer une éventuelle incursion terrestre.
Source : http://www.french.xinhuanet.com/french/2008-12/30/content_788619.htm
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