24.01.2009
Un lobby d’économistes au secours d’une UPM déjà en difficulté
21 janvier 2009
Une quinzaine d’économistes européens et sud-méditerranéens ont lancé, samedi 17 janvier 2009, à Tunis, un appel pour réactiver l’intérêt pour l’Union Pour la Méditerranée (UPM) et remobiliser les partisans de ce groupement de 43 pays.
L’«Appel de Tunis» insiste sur l’enjeu d’accélérer la mise en place des institutions de l’Union et d’entamer l’exécution de projets concrets dans les domaines de l’agriculture, de l’énergie et des finances.
L’Appel de Tunis estime que les pays membres de l'UMP n'ont pas encore réellement pris la mesure de la crise économique et que si rien n'est fait, maintenant, la région risque d'être marginalisée.
Pour les signataires de l’Appel, l’euroméditerranée se trouve à la croisée des chemins et n’a hélas que deux choix :
Soit elle ne réagit pas et les égoïsmes l’emporteront : Chaque pays jouera sa propre carte. Le bilatéralisme régnera en maître. Et, dans une période où les tentations protectionnistes vont réapparaître, il n’est pas exclu que celles-ci débouchent sur une réduction des échanges et sur une montée des tensions économiques et politiques.
Soit, et c’est la deuxième solution, les pays des deux rives de la Méditerranée saisiront l’opportunité historique de l’UPM pour renforcer leurs liens et pour, enfin, peser sur la scène économique internationale.
Concrètement, les signataires de l’appel ont suggéré la création d’une banque régionale dédiée au partenariat euro-méditerranéen.
Il s’agit d’un ancien projet auquel se sont farouchement opposées la Banque mondiale et la Banque européenne d’investissement (BEI) qui n’y voient pas l’utilité car il fait double emploi avec les mécanismes de financement mis en place (MEDA, FEMIP,…).
Un des signataires de l’appel, M. Christian Boissieu, universitaire et président du Conseil d’Analyse économique auprès du Premier ministre français, a défendu cette institution dont les ressources pourraient être alimentées par une partie de l’épargne européenne et par une réaffectation des règlements financiers mis en place par l’Union européenne pour financer le partenariat euro-méditerranéen.
M. Boissieu a saisi cette opportunité pour plaider en faveur de l’accès des pays sud-méditerranéens aux fonds structurels dont ont bénéficié des pays comme l’Irlande et le Portugal.
Le Premier ministre tunisien, M. Mohamed Ghannouchi, qui a reçu, la même journée, les signataires de l’Appel, a toujours déploré l’insuffisance des ressources mises à la disposition des associés de l’Union européenne. Tout récemment, il a déclaré à Madrid que «l’UPM ne fonctionnera qu’à condition que des fonds suffisants soient fournis pour accroître l’égalité entre les deux rives».
Dans l’ensemble, les Tunisiens sont très pressés pour voir des résultats. Ils ne ratent aucune occasion pour mettre la pression sur les fondateurs de l’UPM afin qu’ils passent dans les meilleurs délais au concret.
M. Mohamed Nouri Jouini, ministre du Développement et de la Coopération internationale, a indiqué que la Tunisie est, désormais, tenue par l'obligation des résultats et s'attend à ce que des projets clairs soient définis et financés à des conditions favorables. Il a ajouté que l'UPM se doit également de favoriser la libre circulation des personnes dans les deux sens et de renforcer le sentiment d'appartenance à un même espace.
Quant à M. Afif Chelbi, ministre de l'Industrie, de l'Energie et des PME, le temps joue contre l'UPM, d'où tout l'intérêt de lancer un signal fort en entamant la mise en œuvre, dans les meilleurs délais, de projets concrets. Au nombre de ces projets, il a cité le financement des études de faisabilité des interconnexions électriques, du projet de production d'électricité, au sud de la Tunisie, à partir de l'énergie solaire et d'un autre de dépollution chimique (2 milliards d'euros).
L’Appel de Tunis intervient à un moment où beaucoup de voix commencent à s’élever pour déplorer son inefficience.
M. Adrianus Koetsenruijter, ambassadeur-chef de la délégation de la Commission européenne en Tunisie, a qualifié, récemment, l’UPM de «structure bureaucratique et sans ressources».
Au sud, l’Algérie, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci, a critiqué le caractère “politique” et pléthorique du secrétariat de l'Union pour la Méditerranée suite aux décisions prises par les chefs de la diplomatie des pays membres en novembre à Marseille.
A travers cet appel, les signataires, qui se proposent de jouer de lobby, appellent les pays européens à saisir l'opportunité du programme d'UPM pour accélérer l'intégration économique euro-méditerranéenne et les pays du sud à relancer leur intégration régionale : «Aucune zone économique du sud n'est parvenue à émerger sans un minimum d'intégration économique régionale. La zone asiatique fournit dans ce domaine un modèle», note l'Appel.
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Les signataires :
Moulay Hafidh Amazirh, PDG Intercontrol Engineering (Maroc),
Christian de Boissieu, professeur à Paris II
Farid Ben Bouzid, PDG Salama Assurance (Algérie)
Jean Louis Guigou, délégué général de l’IPEMED
Abderrahamaane Hadj Nacer, ancien gouverneur de la Banque centrale d’Algérie
Elyès Jouini, professeur à Paris IX
Hans Helmut KOTZ, professeur à Fribourg (Allemagne)
Jean-Hervé Morenzi, professeur à Paris IX
Radhi Meddeb, PDG de Comète Engineering (TUNIS)
El Mouhoub Mouhoud, professeur à Paris IX
Chekib Nouira, président de l’IACE (Tunisie)
Olivier Pastré, professeur à Paris VIII
Jean-Louis Reiffers, professeur à l’Université de la Méditerranée
Mohamed Sagou, ancien ministre marocain des Finances
Slim Zarrouk, vice-président de l’IACE (Tunisie).
Sources : http://www.webmanagercenter.com/management/article.php?id=66333
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Tunisie : des experts relancent l'idée d'une banque pour l'UPM
Le Bien Public / Les dépêches : 19 janvier 2009
Des experts économiques d'Europe et du Maghreb appellent à accélérer la mise en place des institutions de l'Union pour la Méditerranée (UPM), relançant l'idée d'une banque régionale pour financer des projets « concrets », selon un document publié hier à Tunis.
Dans ce texte dit « appel de Tunis » issu d'un séminaire sur l'intégration économique, les participants d'Allemagne, Algérie, France, Maroc et Tunisie invitent les Etats européens à « accélérer l'intégration euro-méditerranéenne et demandent aux pays de la rive sud de relancer leur propre intégration. Ils insistent sur la création d'une « banque régionale dédiée au partenariat euro-méditerranéen », en référence à un ancien projet boudé par la Banque mondiale et la Banque européenne d'investissement, qui craignent un double emploi avec des mécanismes de financement existants.
Londres met la dernière main à un nouveau plan de sauvetage financier
Trois mois après un premier plan de sauvetage financier salué de par le monde, le gouvernement de Gordon Brown devrait une nouvelle fois voler au secours des banques britanniques cette semaine, en assurant sur les deniers publics leurs actifs à risque, selon les médias.
Le programme pourrait concerner 100 milliards de livres (110 milliards d'euros) d'actifs douteux, selon le Sunday Times. Les experts évaluent à 200 milliards de livres (220 milliards d'euros) le montant total des actifs à risque que possèdent les banques britanniques. Londres avait déjà lancé en octobre un programme de 37 milliards de livres (41 milliards d'euros) visant à recapitaliser les banques et qui a conduit à la nationalisation partielle de plusieurs d'entre elles, dont RBS et Lloyds TSB/HBOS.
Récession, déficits : les inquiétudes s'accroissent en Europe
L'avalanche de mauvaises nouvelles pour l'économie de la zone euro devrait continuer aujourd'hui avec la publication des nouvelles perspectives de Bruxelles pour 2009 et 2010, alimentant l'inquiétude sur l'ampleur de la récession et des déficits. La Commission européenne a avancé exceptionnellement ses prévisions économiques pour tenir compte de la crise économique qui rend caduc son précédent état des lieux.
Début novembre, Bruxelles prévoyait encore une croissance de 0,1 % en 2009 dans la zone euro, puis de 0,9 % en 2010. Mais depuis, le commissaire aux Affaires économiques Joaquin Almunia a prévenu que ces prévisions seraient revues en baisse. L'Organisation pour le coopération et le développement économiques (OCDE), le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque centrale européenne (BCE) prévoient désormais tous une récession en 2009. « Le pire est à venir », a encore prévenu cette semaine le secrétaire général de l'OCDE Angel Gurria.
Le siège de la banque suisse UBS vandalisé
Le siège de la plus grande banque suisse, UBS, l'une des plus affectées par la crise financière, a été vandalisé samedi soir, subissant des dégâts s'élevant à des dizaines de milliers de francs, a indiqué la police de Zurich (centre). De la peinture a été répandue sur les murs et des pneus en feu ont été placés devant le bâtiment. Des voitures garées dans les environs ont aussi été endommagées, a ajouté la police précisant qu'une trentaine de personnes avaient été vues en train de fuir les lieux. Deux personnes ont été arrêtées, a indiqué la police. Une des institutions bancaires les plus exposées au monde aux crédits hypothécaires à risque américains, UBS a dû procéder à un montant record de dépréciations d'actifs de 46,9 milliards de dollars. Elle est confrontée depuis plusieurs mois à une crise de confiance de ses clients qui lui ont retiré au cours de l'automne 83,6 milliards de francs suisses (51,8 milliards d'euros).
Source : http://www.bienpublic.com/actu/monde/20090119.BPA9288.html
15:42 Publié dans Union pour la Méditerranée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : appel de tunis, banque méditerranéenne
Appel de Tunis: l'UPM, stratégie pour sortir de la crise
19 janvier 2009
Une quinzaine d'éminents économistes euroméditerranéens ont lancé, samedi, à Tunis, un appel aux fins
de réactiver, en cette période de crise aux conséquences incertaines, l'intérêt pour l'Union pour la Méditerranée (UPM), d'accélérer la mise en place de ses institutions et d'entamer l'exécution de projets concrets en matière d'agriculture, d'environnement, d'eau, d'énergie et de finance.
L'«Appel de Tunis », qui a fait objet d'un déjeuner débat organisé par l'Institut Arabe des chefs d'entreprise (IACE), relève que les 43 pays membres de l'UMP n'ont pas encore réellement pris la mesure de cette crise et que si rien n'est fait, maintenant, la région risque d'être marginalisée.
Les signataires, appellent les pays européens à saisir l'opportunité du programme d'UPM pour accélérer l'intégration économique euro-méditerranéenne et les pays du sud à relancer leur intégration régionale : «Aucune zone économique du sud n'est parvenue à émerger sans un minimum d'intégration économique régionale.
La zone asiatique fournit dans ce domaine un modèle, note l'Appel.
M. Mohamed Nouri Jouini, ministre du développement et de la coopération internationale, a indiqué que la Tunisie est tenue par l'obligation des résultats et s'attend à ce que des projets clairs soient définis et financés à des conditions favorables.
Il a ajouté que l'UMP se doit également de favoriser la libre circulation des personnes dans les deux sens et de renforcer le sentiment d'appartenance à un même espace.
Quant à M.Afif Chelbi, ministre de l'industrie, de l'énergie et des PME, le temps joue contre l'UPM d'où tout l'intérêt de lancer un signal fort en entamant la mise en œuvre, dans les meilleurs délais, de projets concrets.
Au nombre de ces projets, il a cité le financement des études de faisabilité des interconnexions électriques, du projet de production d'électricité, au sud de la Tunisie, à partir de l'énergie solaire et d'un autre de dépollution chimique (2 milliards d'euros).
Evoquant la délicate question du financement de l'investissement dans la zone euro-méditerranéenne, les signataires ont recommandé la création d'une banque régionale dédiée au partenariat dans le cadre de l'UPM. Interpellé sur les éventuelles ressources de cette institution financière, M.Christian de Boissieu (France), universitaire et Président délégué du Conseil d'Analyse Economique auprès du premier ministre français, a indiqué que cette banque peut collecter une partie de l'épargne européenne et bénéficier d'un redéploiement des mécanismes classiques mis en place par l'Union européenne pour financer le partenariat euroméditerranéen.
Source : http://www.espacemanager.com/a-la-une/appel-de-tunis-l-upm-strategie-pour-sortir-de-la-crise.html
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