29.01.2009
Union pour la Méditerranée (UPM) : le double langage d’Alger
Tout sur l'Algérie, 22 janvier 2009
Les multiples appels de la société civile et de plusieurs personnalités nationales n'ont pas réussi à faire bouger le président Bouteflika sur le dossier. L'Algérie ne va pas se retirer du projet d'Union pour la Méditerranée (UPM). Pourtant les prétextes pour un tel retrait ne manquent pas. Non seulement Israël, qui vient de massacrer 1500 Palestiniens, est membre de l'UPM mais l'Europe, à sa tête la France, a apporté un soutien clair à cette agression. Mercredi, à Bruxelles où la ministre israélienne des Affaires étrangères -soupçonnée de crimes de guerre- a été reçue en grande pompe, l'Union européenne s'est clairement rangée du côté d'Israël.
Face aux critiques, le ministre des Affaires étrangères Mourad Médelci, a choisi le silence. Il a refusé plusieurs demandes d'interviews, y compris celles émanant de médias publics, avant de se décider à aborder le sujet. Mais en bottant en touche. Le 6 janvier, dans une déclaration à la radio, il a déploré «le caractère politique du secrétariat de l'Union pour la Méditerranée». Une déclaration technique et incompréhensible d'autant qu'elle est intervenue plus de deux mois après la réunion de Marseille durant laquelle le secrétariat avait été installé sans aucune protestation de l'Algérie.
En réalité, Alger n'a jamais émis de réserves concernant l'UPM auprès de Paris. Bien au contraire. Une source diplomatique française a indiqué à TSA (www.tsa-algerie.com) que dans les réunions bilatérales, les Algériens tiennent un langage flatteur à l'égard de Paris et du projet d'Union pour la Méditerranée. Ils se montrent même compréhensibles et donnent des arguments aux Français qui n'en demandent sans doute pas tant. « A chaque fois les Algériens soulignent que le projet initial lancé par la France était certes meilleur que la version actuelle. Mais, selon eux, ces modifications ne sont pas du fait de la France mais de l'Europe », souligne notre source. Un langage qui flatte la partie française qui a toujours attribué les difficultés de l'UPM aux partenaires européens de Paris, à commencer par Berlin.
En réalité, les Algériens sont loin d'être satisfaits par l'UPM. Aucune de leurs demandes n'a été prise en compte et le 13 juillet dernier, à Paris, le président Bouteflika s'est contenté de faire de la figuration, éclipsé par l'Egyptien Moubarak. Même le président syrien avait obtenu ce qu'il était venu chercher : un retour par la grande porte sur la scène internationale. En plus, l'Algérie, pays gazier et pétrolier, n'a rien à gagner d'une participation à l'UPM.
Reste une question : pourquoi l'Algérie continue de soutenir un projet qui va à l'encontre de ses convictions - présence d'Israël- et ne représente aucun intérêt stratégique ? La réponse serait à chercher dans les ambitions personnelles du président Bouteflika. Le chef de l'Etat sortant, à quelques semaines des présidentielles, ne veut surtout pas provoquer un incident avec Paris. En l'absence de candidats sérieux et crédibles, la reconnaissance internationale constitue la dernière carte entre les mains de M. Bouteflika pour donner du crédit sa réélection annoncée.
Source : http://www.tsa-algerie.com/Union-pour-la-Mediterranee--UPM----le-double-langage-d-Alger_5933.html
10:45 Publié dans Union pour la Méditerranée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : algérie
15.01.2009
Conseil de la Nation : M. Bensalah reçoit l’ambassadeur de la CE
El Moudjahid, 15 janvier 2009
Le président du Conseil de la Nation, M. Abdelkader Bensalah a examiné hier, à Alger avec la nouvelle ambassadrice et chef de la délégation de la Commission européenne à Alger, Mme Laura Baeza, les moyens de promouvoir la coopération bilatérale et ont examiné l'agression israélienne contre Ghaza, indique un communiqué du Conseil. Les deux parties ont évoqué "l'agression israélienne contre Ghaza, le rôle de l'Algérie dans la lutte contre le terrorisme, l'immigration clandestine et l'Union pour la Méditerranée (UPM)", ajoute la même source.
L'entretien a également porté sur les moyens de promouvoir la coopération entre la délégation européenne et l'Algérie notamment en matière d'expertise technique, indique le communiqué avant d'ajouter que la rencontre a permis de passer en revue le dialogue parlementaire avec l'Union parlementaire européenne.
Source : elmoudjahid.com (http://www.elmoudjahid.com/accueil/cooperation/24065.html)
09:03 Publié dans Relations UE-Maghreb | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : union pour la méditerranée, algérie
Algérie : plus de gaz pour l'Europe, moins de pétrole pour les marchés ?
Le Blog Finance, 15 janvier 2009
L'actuel conflit entre Russie et Ukraine sur fond de guerre de gaz pourrait ne pas faire que des perdants. Si la Norvège est bien placée pour y trouver quelques avantages, l'Algérie pourrait également renforcer sa position de fournisseur de l'Union européenne. Tout ceci , sans froisser la susceptibilité de son partenaire russe ... ou presque.
Cerise sur le gâteau, l'Algérie pourrait jouer - et gagner - sur les deux tableaux, profitant de ses "aubaines" commerciales sur la gaz ... pour annoncer une diminution de sa production de pétrole à moindres coûts, gagnant d'un côté ce qu'elle pourrait perdre de l'autre .... tout en contribuant à une éventuelle hausse du cours du pétrole. Bien joué, n'est-il pas ?
L'Algérie est prête à augmenter ses livraisons de gaz à ses clients de l'Union européenne, si les contrats le permettent, a en effet indiqué samedi le ministre algérien de l'Energie et des Mines, Chakib Khelil. Tentant ainsi de préserver la chève et le choux, à savoir son partenaire, le géant gazier russe Gazprom et ses clients ...
"Nous avons des contrats à long terme qui nous lient à nos différents partenaires en Europe, (...) nous pouvons augmenter les quantités livrées à ces partenaires si les contrats le permettent" a ainsi a déclaré M. Khelil, à l'issue d'une visite de travail de deux jours en Algérie de la ministre néerlandaise de l'Economie Maria Van Der Hoeven.
Anticipant quelques possibles "remontrances" de la Russie, le ministre algérien a néanmoins précisé qu'à contrario, si les contrats ne le permettaient pas, Alger ne pourrait augmenter son approvisionnement. Sous-entendu : nous ne ferons qu'appliquer les contrats, tous les contrats, rien que les contrats .... n'en déplaise à certains ... bloquant ainsi d'entrée toute discussion sur le sujet, se "limitant" à un strict cadre juridique.
Se faisant, M. Khelil a estimé que la crise gazière entre la Russie et l'Ukraine était "commerciale et non politique", histoire de ne pas changer de registre ... et d'expliquer à Moscou que la "proposition" algérienne n'était en aucun cas justifiée par une position politique.
Le ministre a néanmoins tenu à préciser que si Alger mène actuellement des négociations avec Madrid sur le prix du gaz, cette discussion ne serait jamais "une raison pour l'Algérie de couper ses livraisons de gaz à l'Espagne". Message destiné tant à l'Espagne et à l'UE toute entière en vue de prouver la sécurité offerte par les approvisionnements algériens .... que vers la Russie, critiquant à sa manière la "stratégie russe" .
Pour rappel, l'Algérie fournit actuellement à l'Union européenne environ 12% de ses besoins en gaz naturel, lesquels transitent actuellement via deux gazoducs dont l'extrémité se situe en Italie et en Espagne.
Alors que le gazoduc Medgaz prochainement mis en service pourrait permettre d'intensifier les livraisons, grâce à une capacité de 8 milliards de mètres cubes par an, une part de plus en plus importantes de gaz naturel liquéfié (GNL) est également exportée par la voie maritime. A l'heure actuelle, les premiers fournisseurs de gaz de la France sont le Norvégien StatoilHydro ou l’Algérien Sonatrach.
Pour augmenter ses parts de marché en Italie, la Sonatrach va également porter de 26 à 33 milliards de mètres cubes la capacité du Transmed passant par la Tunisie, auquel s'ajoutera en 2012 le Galsi, transitant par la Sardaigne. S'agissant du Transsaharien (le "NigAl"), une canalisation de 4.000 kilomètres devant connecter le Nigeria à l'Algerie, le "mégaprojet" est dans la phase de montage pour un horizon 2015-2017.
Chakib Khelil a par ailleurs précisé ce week-end que l'Algérie avait diminué sa production de pétrole de 200.000 barils/jour à partir du 1er janvier pour la ramener à 1,2 million de barils/jour (mbj). Ceci, conformément à la décision prise en décembre par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) à Oran le 17 décembre dernier.
Source : Le Blog Finance avec AFP et RFI (http://www.leblogfinance.com/2009/01/gaz-lalgrie-prt.html)
08:50 Publié dans Sécurité énergétique de l'Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : gaz, union européenne, algérie, gaz algérien
12.01.2009
L'Union pour la Méditerranée bat de l'aile
La Tribune, 12 janvier 2009
La jeune Union pour la Méditerranée (UPM) de Nicolas Sarkozy fait l'amère expérience du vieux processus de Barcelone : sans la paix, point de progrès. Bref, si le partenariat euro-méditerranéen lancé en 1995 à Barcelone n'est pas un succès, c'est essentiellement en raison de tensions politiques et des guerres qui ravagent la rive sud de la Mare Nostrum. L'UPM se casse donc les dents sur les mêmes obstacles que Barcelone. Ainsi, l'Algérie se pose aujourd'hui la question de son appartenance à ce « machin » qui est devenu davantage politique que technique. Alors que son secrétaire général n'est pas encore connu, les secrétariats adjoints ont été distribués à six pays dont Israël et l'Autorité palestinienne.
Lors de la réunion ministérielle de l'UPM, début novembre à Marseille, un consensus s'était dégagé pour que Barcelone accueille le siège et que la Ligue arabe en soit membre à part entière en contrepartie d'un secrétariat général adjoint pour Israël, une situation aujourd'hui « extravagante » selon le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci. démarche bilatéraleCompte tenu des circonstances actuelles, personne ne s'attend à des progrès substantiels de l'UPM à court terme. « On va continuer à faire du Barcelone », reconnaît-on à la Banque européenne d'investissement (BEI), le bras financier du partenariat euro-méditerranéen. Les trois grands projets inscrits sur l'agenda de la jeune UPM (dépollution de la Méditerranée, plan solaire, autoroutes de la Méditerranée) constituent en fait un ensemble de projets nationaux que la BEI s'efforce de coordonner. Il s'agit plutôt d'une démarche bilatérale de l'Union européenne avec ses partenaires de la Méditerranée qu'une transversalité entre les pays de la rive sud.
Source : latribune.fr (http://www.latribune.fr/espace-perso/paiement.html?idarticle=330287)
08:38 Publié dans Union pour la Méditerranée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : union pour la méditerranée, algérie
10.01.2009
Gaz: l'Algérie prête a augmenter ses livraisons à l'UE sous conditions
Romandie news, 10 janvier 2009
ALGER - L'Algérie est prête à augmenter ses quantités de gaz livrées à ses partenaires européens si les contrats qui la lient à ces derniers le permettent, a indiqué samedi le ministre algérien de l'Energie et des Mines, Chakib Khelil.
"Nous avons des contrats à long terme qui nous lient à nos différents partenaires en Europe, (...) nous pouvons augmenter les quantités livrées à ces partenaires si les contrats le permettent", a indiqué M. Khelil cité par l'agence APS.
M. Khelil venait de recevoir la ministre néerlandaise de l'Economie Maria Van Der Hoeven, en visite de travail de deux jours en Algérie.
Mais "si les contrats ne le permettent pas, nous ne pouvons augmenter notre approvisionnement", a expliqué le ministre à l'issue de cette rencontre, au cours d'un point de presse.
Source : http://www.romandie.com/ats/news/090110115340.po2548x5.asp
13:18 Publié dans Relations UE-Maghreb | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : algérie, union européenne, énergie
06.01.2009
L’Algérie déplore le caractère politique du secrétariat de l'Union pour la Méditerranée (UPM)
Tout sur l'Algérie 6 janvier 2009
Le ministre des Affaires étrangères Mourad Medelci a critiqué le caractère «politique» et pléthorique du secrétariat de l'Union pour la Méditerranée (UPM) suite aux décisions prises par les chefs de la diplomatie des pays membres en novembre à Marseille. Au cours d'un entretien lundi soir à la radio internationale algérienne rapporté par l'agence APS, M. Medelci a affirmé que les rôles au sein du secrétariat de l'UPM ont été "généreusement répartis" au cours de cette réunion.
"Au lieu d'un secrétariat technique et compte tenu du choix des pays, on s'est retrouvé avec un secrétariat politique", a-t-il dit, ajoutant: "Nous sommes sortis avec de nouvelles ambitions à Marseille qui nous ont parues extravagantes". "Au lieu d'un secrétariat léger et technique tel que décidé au sommet de Paris", qui a donné naissance en juillet dernier à l'UPM, la réunion de Marseille a décidé d'un "secrétariat composé de sept secrétaires généraux adjoints", a relevé le ministre.
Deux de ces postes ont notamment été attribués à l'Autorité palestinienne et Israël.
M. Medelci a aussi déploré que le secrétaire général de l'organisation ne soit pas encore désigné - poste auquel l'Algérie "n'est pas candidate" - alors que la déclaration de Paris prévoyait qu'il serait opérationnel au 1er janvier 2009. Un consensus ministériel s'était dégagé à Marseille pour que l'UPM siège à Barcelone et que la Ligue arabe en soit membre à part entière en contrepartie d'un secrétariat général adjoint pour Israël.
Source : TSA (http://www.tsa-algerie.com/L-Algerie-deplore-le-caractere-politique-du-secretariat-Unio_5764.html)
14:17 Publié dans Union pour la Méditerranée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : union pour la méditerranée, algérie
05.01.2009
La majorité des échanges Algérie-France assurés par les PME
Algérie DZ, 5 janvier 2009.
Les PME et PMI sont à l’origine de 65% des échanges commerciaux entre l’Algérie et la France selon Boualem M’rakech.
Le commerce entre l'Algérie et la France dominés par les PME. Environ 65% des échanges commerciaux entre l’Algérie et la France sont assurés par les PME-PMI, a déclaré hier Boualem M’rakech, président de la Confédération algérienne du patronat (CAP), lors d’une conférence de presse tenue au siège de la Sira Algérie, organisatrice de la 8e convention France-Maghreb, prévue les 5 et 6 février prochain à Paris. M. M’rakech, qui a appelé à la « mise en place de mécanismes et de dispositifs permettant de supplanter les exportations hors hydrocarbures », a déploré « les effets néfastes de l’administration » qui se dressent contre la promotion de l’exportation hors hydrocarbures. « Il faut impérativement créer des circuits à même de trouver des solutions aux problèmes des entreprises exportatrices (…) », plaide-t-il. Interrogé sur les récentes déclarations de M. Benini, directeur général d’Algex, qui a évoqué récemment l’absence « d’une culture d’exportation en Algérie » et d’une faillite structurelle, le premier patron de la CAP n’a pas manqué de réagir, estimant que les entreprises nationales disposent de compétences et de savoir-faire, tout en appelant à dépasser les blocages de la bureaucratie.
Evoquant le retour du protectionnisme dans les économies mondiales, frappées de plein fouet par la crise financière, M. M’rakech a invité les pouvoirs publics à mettre à profit ces exemples de gestion. « Notre richesse est virtuelle (…) Les conséquences de la crise sont là. On voit un véritable trou noir. La seule solution est de valoriser la production algérienne. Il faut promouvoir nos ressources », a-t-il insisté avant de rappeler « le devoir » de l’Etat dans l’accompagnement des entreprises dans le processus d’exportations hors hydrocarbures de l’Algérie. Celles-ci ont atteint le seuil de 2 milliards de dollars en 2008, selon les statistiques d’Algex. Le président de la CAP préconise aux entreprises algériennes « plus de compétitivité » afin de se tailler des parts de marché dans l’exportation de leur production. Par ailleurs, l’orateur a annoncé que la CAP prévoit de créer, au cours l’année 2009, une académie des chefs d’entreprise qui seront formés par une prestigieuse école française.
D'après El Watan
Source : http://www.algerie-dz.com/article16494.html
14:35 Publié dans relations France - Algérie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, algérie, échanges commerciaux
30.12.2008
"La conclusion d'un accord de libre-échange est primordiale"
Le Maghreb, 30 décembre 2008
Entretien avec son excellence M. Ahmet Necati Bigali , l'Ambassadeur de Turquie en Algérie
L'Algérie et la Turquie entretiennent des liens particuliers, estimés d'excellents par l'ambassadeur de Turquie qui nous a accordé cet entretien, lors duquel il a exprimé son souhait de fonder une relation stratégique, basée sur le long terme. Il a exprimé sa conviction dans cet entretien que les échanges vont augmenter davantage avec la signature d'un accord de libre-échange qu'il estime nécessaire.
L'Algérie et la Turquie comptent mettre le maximum d'atouts de leur côté pour bâtir une coopération dense et durable. La Turquie est aussi le seul pays qui ne fait pas partie de la Méditerranée occidentale avec lequel l'Algérie a signé un Traité d'amitié et de coopération en 2006.
Le Maghreb : Comment voyez-vous les relations algéro-turques actuellement ?
M. Ahmet Necati Bigali : Avec l'Algérie, nous avons un passé commun. Dans un passé un peu lointain, nous avons partagé une histoire commune. Aujourd'hui aussi nous partageons les mêmes valeurs culturelles et spirituelles. Nous avons de très bonne relations avec l'Algérie depuis ces dernières années. On a réalisé plusieurs visites réciproques de haut niveau. Nous avons des relations excellentes du point de vue économique, commercial et culturel. Nous voulons améliorer et développer ces relations davantage dans le futur.
Il est question de signer un accord de libre-échange, ou en est ce projet ?
Effectivement, depuis des années nous désirons signer un accord de libre-échange avec l'Algérie. Nous avons déjà signés cet accord de libre-échange avec les pays du Maghreb, tels le Maroc, la Tunisie, l'Egypte. Donc nous voulons aujourd'hui conclure ce même accord avec l'Algérie. D'ailleurs, l'accomplissement de cet accord est prévu aussi par nos engagements avec l'Union européenne. Il faut noter, dans ce même contexte, que cet accord est prévu dans l'engagement de l'accord d'association de l'Algérie signé avec l'Union européenne. C'est en quelque sorte un engagement de la part de l'Algérie et de la Turquie. J'espère que cela se fera dans les délais les plus proches. Cela va beaucoup contribuer au développement des relations économiques et commerciales entre les deux pays.
A quelle hauteur se situent les échanges commerciaux entre les deux pays ?
Il y a une tendance l'amélioration des relations commerciales entres les deux pays. Nous avons un contrat d'une durée de 20 ans signé en 1995 avec l'Algérie, qui porte sur l'achat par la Turquie de gaz naturel liquéfié (GNL). A l'issue de ce contrat, la Turquie achète chaque année du gaz pour un montant avoisinant les 2 milliards de dollars. Ce montant constitue une grande partie du volume commercial entre les deux pays. Le volume actuel des échanges commerciaux est estimé à 3,5 milliards de dollars. Ce montant est du essentiellement à l'achat de GNL, et c'est au profit de l'Algérie. Mis à part cela, il y a très peu d'importation de la Turquie en provenance de l'Algérie. Celles qui existent se résument à certaines matières premières.
Quel est le volume des importations de l'Algérie en provenance de la Turquie ?
L'Algérie importe de la Turquie des bien manufacturés, des engins, des équipements industriels et de l'alimentation et toutes sortes de machines industrielles. Le volume des importations est estimé entre 800 et 900 millions de dollars. Ce qui reste en deçà des espérances. Cela est d^^u aux taxes douanières qui sont très élevées à cause de l'inexistence d'un accord de libre-échange. A titre d'exemple, les biens provenant de la Turquie sont soumis à une taxe douanière qui varie entre 15% et 30%. Alors que les biens qui sont importés de l'Union européenne sont soumis entre 0% et 5%. On constate de ce fait, une large différence. C'est un désavantage pour les exportations de la Turquie. En conséquence, nous voulons que les mêmes conditions soient appliquées. C'est d'ailleurs pour cela que nous attachons une grande importance à la signature d'un accord de libre-échange avec l'Algérie.
Vous évoquez souvent la signature de l'accord de libre-échange, est-ce que vous pensez que cela peut être conclu prochainement ?
Nous avons transmis notre demande aux autorités algériennes depuis bien longtemps, et nous attendons une réponse favorable de la partie algérienne afin d'entamer les conversations qui vont aboutir à cet accord.D'ailleurs, nous sommes prêts à faire venir en Algérie une délégation d'experts pour d'éventuelles conversations exploratoires. Nos experts peuvent exprimer au préalable l'intérêt de cet accord pour les deux pays, à savoir qu'est-ce qu'il peut apporter ?, quels sont ses avantages ?... Nous avons des experts qui attendent l'invitation du coté algérien pour entamer les discussions.
Dans quel domaine d'activité intervient la coopération algéro-turque ?
Nous avons signé des accords dans plusieurs domaines, et nous envisageons de signer d'autres dans pratiquement tous les domaines. En l'occurrence dans l'économie, la justice, les douanes et la culture… Nous avons un cadre légal mais il y a encore certains agréments qui manquent et nous espérons les signer dans un futur proche. Nous envisageons de signer dans l'avenir des accords dans le domaine culturel, et nous sommes en train de préparer un agrément sur la sécurité sociale, dans les ressources halieutiques et notamment dans le conseil constitutionnel des deux pays.
Qu'en est-il de la signature du traité d'amitié conclu en 2006 ?
En 2006, nous avons signé avec l'Algérie un traité d'amitié et de coopération. L'Algérie attache beaucoup d'importance à ce point. Il faut noter que l'Algérie a signé ce traitét seulement avec le Portugal, l'Espagne et l'Italie. Et la Turquie est le quatrième pays avec lequel l'Algérie a signé le traité d'amitié. Et depuis, nous planifions toutes nos activités.
Est-ce qu'il y a beaucoup d'entreprises turques qui sont installées en Algérie ?
Il y a à peu près 150 entreprises turques qui activent en Algérie, dont une cinquantaine travaillent dans le secteur du bâtiment. Ces entreprises contribuent au redressement économiques et infrastructurel de l'Algérie. Il y a aussi d'autres compagnies qui sont actives dans le domaine du commerce et des services. D'autres ont carrément investi en Algérie, mais le montant des investissement reste dérisoire, il est de l'ordre de 350 millions de dollars. Nous sommes à cheval sur cette question, et nous incitons toujours les entreprises turques à investir davantage en Algérie. Nous espérons qu'elles renforceront leur présence. La conclusion de l'accord de libre-échange va incontestablement promouvoir les relations commerciales entre l'Algérie et la Turquie.
Pensez-vous que le climat de l'investissement en Algérie est propice ?
Oui, les conditions d'investissement sont propices en Algérie. Le gouvernement algérien s'efforce de créer des conditions favorables pour les investissements étrangers. C'est un pays qui est en transition vers l'économie de marché. Il est clair que cela prend du temps, mais nous constatons des changements structurels au niveau des domaines économiques.
Est-ce qu'il y a des entreprises algériennes qui sont installées en Turquie ?
Les hommes d'affaires algériens installés en Turquie sont très peu. Peut être qu'il se dirigent vers d'autres pays. Là aussi, nous exprimons notre souhait de voir des investisseurs algériens monter leurs affaires en Turquie.
Est-ce que vous envisagez d'appliquer des mesures de facilitations pour l'attribution de visas, puisque l'engouement des Algériens est grandissant pour la Turquie ?
Nous constatons une augmentation constante des Algériens qui se rendent en Turquie. En 2008, les services consulaire ont attribué pas moins de 40 000 visas. C'est une destination qui est très attractive pour les Algériens. Nous sommes très satisfaits de constater ce rush. Nos deux peuples ont beaucoup de choses en commun, il y a beaucoup de similitudes entres nos deux cultures. Le Visa entre les deux pays continuera à être en vigueur, et c'est un souhait émis par les deux parties quant à la continuité de l'exigence du visa.
Mais il faut noter que notre Ambassade accorde facilement des Visas et sans aucune difficultés. D'ailleurs, on n'enregistre pas de refus.
Est-ce qu'il y a une forte communauté algérienne qui est installée en Turquie ?
Non, je ne crois pas qu'il y a une forte présence des Algériens en Turquie. Il y a certains ressortissants algériens, mais ce n'est pas très significatif. Et du coté turc, est-ce qu'ils sont nombreux les turcs qui vivent en Algérie ? D'après nos estimations, nous avons environ 5 000 turcs qui vivent en Algérie, mais la plupart d'entre eux sont des gens qui travaillent ici dans des projets de construction et autres. Donc ce sont beaucoup plus des hommes d'affaires, des ingénieurs, des travailleurs.
Est-ce qu'il est prévu des visites officielles entre les deux pays en 2009?
Oui, effectivement, entre le 10 et le 13 janvier prochain, le président de la grande Assemblée nationale de Turquie viendra en Algérie pour une visite officielle à l'invitation de son homologue le président de l'Assemblée populaire nationale, M. Abdelaziz Ziari. Au cours de l'année 2009, nous attendons plusieurs visites officielles mutuelles.
Dans le cadre de l'Union pour la Méditerranée (UPM), des projets ont été retenus pour le pourtour de la Méditerranée, pouvez-vous nous dire quel est le degré d'engagement de la Turquie dans cette démarche ?
Nous faisons partie de l'UPM (Union pour la Méditerranée) parce que la Turquie est un pays méditerranéen, nous avons eu aussi le poste du sixième secrétariat général adjoint, donc nous pensons que c'est un forum où les pays européens et méditerranéens pourront renforcer la coopération. Rappelons qu'il y a 43 pays qui participent à cette union. Ils faut donc se pencher sur des projets qui peuvent se réaliser dans différents domaines au niveau de la région méditerranéenne. Par exemple, les questions de l'environnement et de la pollution, le dessalement de l'eau de mer. Il y a donc plusieurs domaines de coopération dans cette région.
Source : Le Maghreb (http://www.lemaghrebdz.com/lire.php?id=15346)
06:31 Publié dans Union pour la Méditerranée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : turquie, maghreb, union pour la méditerranée, algérie
28.12.2008
La Chine exprime sa détermination d'approfondir ses investissements en Algérie
L'ambassadeur de Chine en Algérie, Liu Yuhe, a affirmé, samedi à Sétif, la détermination de son pays à approfondir ses investissements dans les grands projets en Algérie et à lancer de nouveaux projets dans cette wilaya et dans les autres wilayas de l'intérieur du pays. "La Chine oeuvrera, au cours de la prochaine étape, pour le resserrement des relations avec l'Algérie par le biais d'accords de partenariat stratégique et la signature de contrats d'investissements pour la réalisation de projets de grande envergure", a indiqué le chef de la mission diplomatique chinoise en Algérie, au cours d'une visite qui devait le conduire sur les chantiers de projets de développement en cours de réalisation dans cette wilaya des Hauts plateaux.
17:53 Publié dans influences chinoises en Méditerranée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : chine, algérie, investissements

