24.01.2009
ENI et Gazprom investiront en Algérie
Algérie DZ, 18 janvier 2009
Plusieurs grands groupes énergétiques prévoient d’investir en Algérie à l’instar de l’italien ENI et du russe Gazprom.
dimanche 18 janvier 2009.
L'Algérie attire ENI et Gazprom. Quatre contrats de recherche et d’exploration d’hydrocarbures d’un montant de 272 millions de dollars ont été signés en Algérie par Alnaft, Sonatrach et les compagnies énergétiques ENI (Italie), British Gas (Grande-Bretagne), EON Ruhrgas (Allemagne) et Gazprom (Russie). Ces entreprises pétrolières ont décroché les licences de recherche et d’exploration en décembre dans le cadre du premier appel à la concurrence lancé par l’Agence nationale pour la valorisation des ressources en hydrocarbures en Algérie (Alnaft). Cette dernière a signé les deux premiers contrats avec British Gas, qui a remporté le périmètre Guern Guessa pour lequel il est prévu un investissement de 100 millions de dollars, et ENI, qui a remporté celui de Kerzaz pour un investissement de 69 millions de dollars. Pour les troisième et quatrième contrats, un accord avenant a été signé à travers lequel Sonatrach cède 49 % de ses droits et obligations à EON Rhurgas sur le périmètre Rhourde Yakoub et à Gazprom pour celui d’El Assel. Les deux contrats prévoient respectivement des investissements de 48 millions et de 55 millions de dollars.
Pour EON et Gazprom, il s’agit d’une première en Algérie. Dans ce cadre, le représentant de Gazprom, M. Boris Ivanov, a « assuré que ce premier projet ne sera pas le dernier ». Le géant russe projette « de participer à d’autres appels d’offres en Algérie pour élargir ses opérations, notamment à travers l’acquisition d’actifs », a précisé M. Ivanov. Le premier appel d’offres lancé par Alnaft n’a drainé que quatre investisseurs, mais l’agence compte lancer « probablement un second appel d’offres au cours de cette année », selon son président, M. Betata. « Nous sommes en train d’analyser les résultats du premier appel et nous préparons parallèlement le second qui devrait avoir lieu en 2009. Il comportera les périmètres qui n’ont pas été attribués auxquels d’autres seront ajoutés », a-t-il encore indiqué.
D’après le Jeune Indépendant
Source : http://www.algerie-dz.com/article16547.html
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L'UE finance la réforme du secteur énergétique au Maroc
Lakoom Info, 18 janvier 2009
L'Union Européenne (UE) a octroyé lundi au Maroc un don de 76,66 millions d'euros destiné au financement du programme d'appui à la réforme de son secteur énergétique. Cette convention de financement constitue une première expérience du genre entre l'UE et un pays de la rive sud de la Méditerranée dans le secteur énergétique.
Elle ambitionne de faciliter l'intégration progressive des marchés énergétiques marocains à ceux de l'UE et permettre la mise en œuvre de manière complémentaire des instruments de renforcement de capacités institutionnelles, un appui budgétaire et un soutien financier des projets spécifiques.
Ce programme porte notamment sur le renforcement de la sécurité et de la sûreté de l'approvisionnement énergétique, la diversification des formes et des sources d'énergie, le développement des énergies renouvelables et la maîtrise de l'énergie par des mesures d'efficacité énergétique, ainsi que l'amélioration du suivi et de l'évaluation des politiques énergétiques.
Source : http://www.lakoom-info.com/news/news_janvier2009/news_id01140.php
13:44 Publié dans Sécurité énergétique de l'Europe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : maroc, ue, énergie
15.01.2009
Algérie : plus de gaz pour l'Europe, moins de pétrole pour les marchés ?
Le Blog Finance, 15 janvier 2009
L'actuel conflit entre Russie et Ukraine sur fond de guerre de gaz pourrait ne pas faire que des perdants. Si la Norvège est bien placée pour y trouver quelques avantages, l'Algérie pourrait également renforcer sa position de fournisseur de l'Union européenne. Tout ceci , sans froisser la susceptibilité de son partenaire russe ... ou presque.
Cerise sur le gâteau, l'Algérie pourrait jouer - et gagner - sur les deux tableaux, profitant de ses "aubaines" commerciales sur la gaz ... pour annoncer une diminution de sa production de pétrole à moindres coûts, gagnant d'un côté ce qu'elle pourrait perdre de l'autre .... tout en contribuant à une éventuelle hausse du cours du pétrole. Bien joué, n'est-il pas ?
L'Algérie est prête à augmenter ses livraisons de gaz à ses clients de l'Union européenne, si les contrats le permettent, a en effet indiqué samedi le ministre algérien de l'Energie et des Mines, Chakib Khelil. Tentant ainsi de préserver la chève et le choux, à savoir son partenaire, le géant gazier russe Gazprom et ses clients ...
"Nous avons des contrats à long terme qui nous lient à nos différents partenaires en Europe, (...) nous pouvons augmenter les quantités livrées à ces partenaires si les contrats le permettent" a ainsi a déclaré M. Khelil, à l'issue d'une visite de travail de deux jours en Algérie de la ministre néerlandaise de l'Economie Maria Van Der Hoeven.
Anticipant quelques possibles "remontrances" de la Russie, le ministre algérien a néanmoins précisé qu'à contrario, si les contrats ne le permettaient pas, Alger ne pourrait augmenter son approvisionnement. Sous-entendu : nous ne ferons qu'appliquer les contrats, tous les contrats, rien que les contrats .... n'en déplaise à certains ... bloquant ainsi d'entrée toute discussion sur le sujet, se "limitant" à un strict cadre juridique.
Se faisant, M. Khelil a estimé que la crise gazière entre la Russie et l'Ukraine était "commerciale et non politique", histoire de ne pas changer de registre ... et d'expliquer à Moscou que la "proposition" algérienne n'était en aucun cas justifiée par une position politique.
Le ministre a néanmoins tenu à préciser que si Alger mène actuellement des négociations avec Madrid sur le prix du gaz, cette discussion ne serait jamais "une raison pour l'Algérie de couper ses livraisons de gaz à l'Espagne". Message destiné tant à l'Espagne et à l'UE toute entière en vue de prouver la sécurité offerte par les approvisionnements algériens .... que vers la Russie, critiquant à sa manière la "stratégie russe" .
Pour rappel, l'Algérie fournit actuellement à l'Union européenne environ 12% de ses besoins en gaz naturel, lesquels transitent actuellement via deux gazoducs dont l'extrémité se situe en Italie et en Espagne.
Alors que le gazoduc Medgaz prochainement mis en service pourrait permettre d'intensifier les livraisons, grâce à une capacité de 8 milliards de mètres cubes par an, une part de plus en plus importantes de gaz naturel liquéfié (GNL) est également exportée par la voie maritime. A l'heure actuelle, les premiers fournisseurs de gaz de la France sont le Norvégien StatoilHydro ou l’Algérien Sonatrach.
Pour augmenter ses parts de marché en Italie, la Sonatrach va également porter de 26 à 33 milliards de mètres cubes la capacité du Transmed passant par la Tunisie, auquel s'ajoutera en 2012 le Galsi, transitant par la Sardaigne. S'agissant du Transsaharien (le "NigAl"), une canalisation de 4.000 kilomètres devant connecter le Nigeria à l'Algerie, le "mégaprojet" est dans la phase de montage pour un horizon 2015-2017.
Chakib Khelil a par ailleurs précisé ce week-end que l'Algérie avait diminué sa production de pétrole de 200.000 barils/jour à partir du 1er janvier pour la ramener à 1,2 million de barils/jour (mbj). Ceci, conformément à la décision prise en décembre par l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) à Oran le 17 décembre dernier.
Source : Le Blog Finance avec AFP et RFI (http://www.leblogfinance.com/2009/01/gaz-lalgrie-prt.html)
08:50 Publié dans Sécurité énergétique de l'Europe | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : gaz, union européenne, algérie, gaz algérien

