29.01.2009

LA COOPÉRATION DE L’UNION EUROPÉENNE AU MAROC, JUMELAGE INSTRUMENT POUR LE RENFORCEMENT INSTITUTIONNEL

21 janvier 2009

Dans le cadre d’un programme ambitieux de dialogue, d'échange et de coopération afin de garantir la paix, la stabilité et la prospérité, l’Union Européenne a établi avec le Maroc, qui occupe une place stratégique dans le partenariat euro-méditerranéen, un cadre de coopération qui offre de nouvelles perspectives de renforcement des relations bilatérales.
La concrétisation de cette ambition sera mutuellement bénéfique en accompagnant, d’une part, la dynamique endogène que connaît le Royaume et en activant, d’autre part, le mouvement de partenariat Maroc-Union Européenne.
Cette logique est l’esquisse d’un partenariat entre l’Union Européenne et le Royaume du Maroc illustré par la conclusion du l’Accord d’Association UE - Maroc, entré en vigueur en mars 2000, qui englobe plusieurs volets avec une dimension à la fois "Politique et Sécuritaire", "Économique et Financière" et "Sociale, culturelle et humaine", incluant également la notion de respect des principes de démocratie et des droits de l'Homme.
L’Accord d’Association UE – Maroc a pour objectifs principaux de renforcer le dialogue politique ; fixer les conditions nécessaires à la libéralisation progressive des échanges de biens, services et capitaux ; développer des relations économiques et sociales équilibrées entre les parties ; appuyer les initiatives d'intégration Sud-sud ; et promouvoir la coopération dans les domaines économique, social, culturel et financier.
L’ambition de l’UE d'éviter la création de nouvelles lignes de division entre l'UE élargie et ses voisins de l'est et des côtes sud et est de la Méditerranée a conduit l’Union Européenne à lancer, en 2003, la Politique de Voisinage qui complète, précise et approfondit le partenariat euro méditerranéen. La Politique Européenne de Voisinage (PEV) va au-delà des relations existantes pour offrir une relation politique et une intégration économique plus poussées, renforçant la stabilité, la sécurité et le bien-être de tous.
Cette relation est fondée sur un engagement mutuel à promouvoir des valeurs communes, comme : le respect des règles de droit ; la bonne gouvernance ; le respect des droits de l’Homme ; la promotion de bonnes relations de voisinage ; l’économie de marché ; le développement durable.
Par ailleurs, dans le cadre du dialogue politique et des réformes, la PEV vise la consolidation des instances administratives dont la tâche est de renforcer la pratique de la Démocratie et à l’Etat de droit. Cela se traduit à court terme par un échange d’expériences et d’expertises pour un rapprochement du dispositif communautaire, un renforcement des capacités de l’Administration et un appui au processus engagé de décentralisation. Pour le moyen terme, l’instrument de voisinage entend assurer un développement régional et local intégré par le biais d’outils de distribution équilibrée des ressources des différentes régions et la lutte contre la pauvreté en milieu rural et urbain.
Cette logique sous tend les accords de jumelage, un mécanisme d’assistance technique européenne qui s’est avéré concluant pour les pays en transition qui sont aujourd'hui membres de l'UE, et qui a été élargi par la PEV aux partenaires euro-méditerranéens ayant un Accord d’Association avec l’Union Européenne. Les jumelages institutionnels à long terme avec les administrations des États Membres de l'UE, au niveau national, régional ou local soutient le rapprochement de la législation et des réglementations et le renforcement des institutions.
Pour ce faire, l’instrument de jumelage prévoit le détachement d’un conseiller résident de jumelage, ayant un statut de fonctionnaire de l’Etat-membre sélectionné et travaillant à temps plein pour toute la période du projet (entre 12 et 30 mois). Pièce maîtresse du dispositif, son rôle est de soulager l’administration bénéficiaire de tous les aspects administratifs et bureaucratiques de la coordination du projet pour lui permettre de se concentrer sur les activités prévues par le projet.
L’efficacité prouvée de l’instrument réside dans l’obligation pour les partenaires d’atteindre les résultats définis conjointement dans une convention de jumelage avec un plan de travail répertoriant l’ensemble des activités, un calendrier détaillé ainsi que la liste des experts à mobiliser. Ces résultats doivent contribuer spécifiquement et directement à l’aide d’indicateurs appropriés au développement de la capacité institutionnelle du pays bénéficiaire Ce dernier conservant l’exclusivité des résultats sera en charge de veiller au suivi et à la pérennité du projet.
Au Maroc, l’expérience fait référence à de nombreux projets de jumelage réussis dont 4 sont clôturés, 9 en cours et 20 en préparation. A cet effet, le jumelage est placé sous la tutelle du Ministère des Affaires Etrangères et de la Coopération avec la désignation d’une Unité de Gestion du Programme et l’arrivée d’un Conseiller Résident de Jumelage en charge de la coordination des activités et de la préparation des rapports trimestriels s’y afférant.
Au regard de ces mécanismes reflétant le dynamisme de la coopération euro-méditerranéen un nouveau cadre de coopération entre l’Union Européenne et les pays de la rive Sud de la Méditerranée a été établi par le « processus de Barcelone : une Union pour la Méditerranée » en juillet 2008. Il s’agit d’un partenariat multilatéral visant à accroître le potentiel d’intégration et de cohésion régionale sur une base plus équilibrée que par le passé.
Dans ce contexte, en Octobre 2008 l’Union Européenne exprime à nouveau le privilège accordé au Maroc voisin en accueillant favorablement, le 13 Octobre 2008, la feuille de route ambitieuse pour le développement des Relations Bilatérales UE – Maroc vers un « Statut Avancé ».Cet ensemble des mesures visant à renforcer le partenariat avec le Maroc implique un renforcement des relations entre le Royaume et l'Union dans le domaine politique et de sécurité, la préparation d’un accord de libre échange global et approfondi, l’intégration progressive du Maroc dans plusieurs politiques sectorielles de l’UE, et le développement des échanges entre les peuples.
Le Maroc est le premier pays du voisinage Sud et de l'Est de l'UE à bénéficier de ce statut privilégié, préférentiel et exceptionnel.


Source : http://www.oujdacity.net/debat-article-17418-fr.html

15.01.2009

Conseil de la Nation : M. Bensalah reçoit l’ambassadeur de la CE

El Moudjahid, 15 janvier 2009

Le président du Conseil de la Nation, M. Abdelkader Bensalah a examiné hier, à Alger avec la nouvelle ambassadrice et chef de la délégation de la Commission européenne à Alger, Mme Laura Baeza, les moyens de promouvoir la coopération bilatérale et ont examiné l'agression israélienne contre Ghaza, indique un communiqué du Conseil. Les deux parties ont évoqué "l'agression israélienne contre Ghaza, le rôle de l'Algérie dans la lutte contre le terrorisme, l'immigration clandestine et l'Union pour la Méditerranée (UPM)", ajoute la même source.
L'entretien a également porté sur les moyens de promouvoir la coopération entre la délégation européenne et l'Algérie notamment en matière d'expertise technique, indique le communiqué avant d'ajouter que la rencontre a permis de passer en revue le dialogue parlementaire avec l'Union parlementaire européenne.

Source : elmoudjahid.com (http://www.elmoudjahid.com/accueil/cooperation/24065.html)

13.01.2009

L'UE finance la réforme du secteur énergétique au Maroc

Xinhua, 13 janvier 2009

L'Union européenne (UE) a octroyé lundi au Maroc un don de 76,66 millions d'euros destiné au financement du programme d'appui à la réforme de son secteur énergétique.

Cette convention de financement, dont la cérémonie de signature a été présidée à Rabat par la ministre marocaine de l'Energie, des Mines, de l'Eau et de l'Environnement, Mme Amina Benkhadra, constitue une première expérience de partenariat entre l'UE et un pays de la rive sud de la Méditerranée dans le secteur énergétique.

Elle ambitionne de faciliter l'intégration progressive des marchés énergétiques marocains à ceux de l'UE et permettre la mise en oeuvre de manière complémentaire des instruments de renforcement de capacités institutionnelles, un appui budgétaire et un soutien financier des projets spécifiques.

Ce programme porte notamment sur le renforcement de la sécurité et de la sûreté de l'approvisionnement énergétique, la diversification des formes et des sources d'énergie, le développement des énergies renouvelables et la maîtrise de l'énergie par des mesures d'efficacité énergétique, ainsi que l'amélioration du suivi et de l'évaluation des politiques énergétiques.

Source : Xinhuanet (http://www.french.xinhuanet.com/french/2009-01/13/content_797230.htm)

10.01.2009

Gaz: l'Algérie prête a augmenter ses livraisons à l'UE sous conditions

Romandie news, 10 janvier 2009

ALGER - L'Algérie est prête à augmenter ses quantités de gaz livrées à ses partenaires européens si les contrats qui la lient à ces derniers le permettent, a indiqué samedi le ministre algérien de l'Energie et des Mines, Chakib Khelil.

"Nous avons des contrats à long terme qui nous lient à nos différents partenaires en Europe, (...) nous pouvons augmenter les quantités livrées à ces partenaires si les contrats le permettent", a indiqué M. Khelil cité par l'agence APS.

M. Khelil venait de recevoir la ministre néerlandaise de l'Economie Maria Van Der Hoeven, en visite de travail de deux jours en Algérie.

Mais "si les contrats ne le permettent pas, nous ne pouvons augmenter notre approvisionnement", a expliqué le ministre à l'issue de cette rencontre, au cours d'un point de presse.

Source : http://www.romandie.com/ats/news/090110115340.po2548x5.asp

09.01.2009

Le ministre des Affaires étrangères tunisien en flagrant délit de mensonge?

L'Express, le 9 janvier 2009

Le 17 décembre, Abdelwaheb Abdallah annonce fièrement que l'UE vient d'accorder à la Tunisie le statut privilégié de "partenaire avancé". Seul hic: aucune trace officielle de cette décision n'est trouvable parmi les communiqués européens... Malek, notre blogueur invité, mène l'enquête.

Les relations entre la Tunisie et la communauté européenne ne datent pas d'hier. Cette idylle a commencé en 1976 et s'est poursuivie au gré des différents accords de partenariats et d'associations. C'est ainsi que la Tunisie est parmi les premiers pays à s'engager en 1995 pour le partenariat euro-méditerranéen, et c'est tout naturellement qu'elle adopte en juillet 2005 "la Politique Européenne de Voisinage" qui propose aux voisins immédiats, terrestres ou maritimes, de l'Union « une relation privilégiée, basée sur un engagement mutuel en faveur de valeurs communes ».

Parmi ces « valeurs communes », on peut citer, en s'efforçant de ne pas s'esclaffer : « La démocratie et droits de l'homme, la règle de droit, la bonne gouvernance »...etc. Dans le cadre de cette même politique, le « statut de partenaire avancé » vient renforcer ce partenariat selon un plan d'action plus précis et plus contraignant pour les deux parties. Jusqu'à présent, seul le Maroc avait ce statut tant convoité. Un statut auquel il a postulé en 2004 et qu'il a obtenu seulement au mois d'octobre dernier.

Mais voilà qu'une dépêche de l'Agence de Presse Africaine (APA) datée du 17 décembre dernier nous apprend que le ministre des Affaires étrangères tunisien, M. Abdelwaheb Abdallah, a annoncé devant la Chambre des conseillers, que la Tunisie « a été autorisée à occuper le "statut de partenaire avancé" de l'Union européenne ».

En plus de nous rapporter les paroles du ministre, cette dépêche parle d'un communiqué de l'UE qui précise que « ce rapprochement d'intérêt mutuel pourrait concerner plusieurs secteurs d'activité comme par exemple le commerce, l'environnement, la politique maritime et de la pêche, les transports ou l'énergie »

La dépêche annonçant cette grande nouvelle a bien évidement été reprise en choeur par tous les organes de la propagande officielle tunisienne mais aussi par d'autres sites tunisiens d'informations « autorisées ».

Notre scribe national, Mouldi M'barak, rédacteur en chef du quotidien francophone La Presse, notre Pravda à nous, a même pondu un édito, un de ceux qui lui ont valu plus d'une fois le titre peu enviable de « journaliste Boudourou » (expression tunisienne qui pourrait ce traduire par « à deux balles »), prix décerné par un groupe de blogueurs récompensant le pire journaliste tunisien. « Un nouvel acquis qui s'ajoute, à un moment où la Tunisie célèbre dans la fierté et l'allégresse le 21e anniversaire du Changement » nous dit-il.

Certains défenseurs des droits de l'homme, sont même montés au créneau. « Le statut avancé que l'UE vient d'accorder à la Tunisie, c'est une prime à la torture, aux violations graves des droits humains dans le pays », a déclaré à l'AFP Sihem Bensedrine, militante des droits de l'homme en Tunisie.

Pourtant le communiqué que cite l'agence est introuvable sur les supports de diffusion de l'Union européenne... Ni la rubrique du site Internet de l'union qui traite de la question de la PEV, ni le site de la présidence française de l'union, ni le site de la délégation de l'UE en Tunisie, régulièrement mis à jours, ne pipent mot de cette décision. Les médias français non plus ne semblent pas emballés.

Si la décision d'accorder à la Tunisie « le statut de partenaire avancé » a déjà été officiellement prise, comment expliquer qu'on ne puisse pas trouver sa trace quelque part chez l'autre partie concernée... l'Union européenne ? Notre ministre des Affaires étrangères aurait-il osé mentir à notre « honorable » Chambre des conseillers ? Oserait-il aller jusqu'à annoncer unilatéralement une décision qui n'a pas encore été validée ? On y regardant de plus près, on s'aperçoit qu'on n'en est peut-être pas si loin !

En effet, lors de la dernière session du Conseil d'association UE-Tunisie qui s'est réuni le mardi 11 novembre à Bruxelles, on apprend que l'UE « a fait part de sa disposition à étudier avec bienveillance la proposition tunisienne d'un partenariat renforcé dans le même esprit que le « statut avancé » qui a été mis en place avec le Maroc » ! Voilà donc. Ce que notre ministre nous vend pour acquis n'est en fin de compte qu'une « bienveillance » européenne envers notre candidature ?

Le compte-rendu reste très évasif sur les modalités de cette « bienveillance ». Un groupe de travail « sera créé à cet effet » nous dit-on. Rien à voir avec les déclarations du conseil lors de l'annonce de l'obtention du Maroc de ce statut. « L'Union [...] est prête à répondre favorablement à la perspective du statut avancé demandé par ce pays ». Il est clair ici qu'entre « étudier avec bienveillance » et « répondre favorablement » il y a très peu de place à la fausse interprétation !

Donc, si on ne veut pas mettre en doute la parole de notre ministre, il faudrait admettre qu'en l'espace d'un mois, un groupe de travail aurait été créé, il aurait étudié la question et il aurait rendu un avis favorable. Le Conseil d'association Tunisie/UE et puis le Conseil des ministres des Affaires étrangères de l'UE auraient entériné cette décision.

Nous savons tous que la Tunisie de Ben Ali est le pays de tous les miracles, mais celui qui consiste à faire fonctionner aussi rapidement la bureaucratie européenne semble bien improbable !

Ce ne sont pas seulement les délais qui sont intenables, la position de l'EU vis-à-vis du gouvernement tunisien l'est autant. En effet, la PEV établit un large éventail de priorités avec une attention particulière à « la poursuite et la consolidation des réformes garantissant la démocratie et Etat de droit... ». Or le groupe de suivi ne cache pas son scepticisme envers la volonté du gouvernement tunisien de se conformer à toutes les exigences de cette association.

Dès décembre 2006, date de la parution du premier rapport, les technocrates européens regrettaient déjà dans des termes très diplomatiques que : « sur le plan politique, il y a eu moins de progrès au cours des mois écoulés notamment en ce qui concerne la coopération et le dialogue sur les questions politiques » ou encore que la mise en oeuvre du programme de modernisation de la justice « n'est pas encore entrée dans une phase pleinement opérationnelle. » ! Un peu plus loin les critiques le sont moins: « En ce qui concerne les droits de l'homme et les libertés fondamentales, il y a peu de progrès des libertés d'association et d'expression ».

Pour le deuxième rapport adopté le 3 avril 2008, sur les questions politiques le seul changement constaté est celui du langage employé par le rapport : « Dans le domaine de la démocratie et de l'Etat de droit, malgré les garanties prévues par la Constitution, on ne peut observer d'avancées en termes de diminution du décalage entre la législation en vigueur et son application pratique. [...] L'échéance à court terme des élections présidentielles prévues pour 2009, pose des enjeux essentiels pour le fonctionnement du processus démocratique tunisien. »

En ce qui concerne le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales, les rapporteurs européens frôlent l'insolence : « Dans le cadre des Nations Unies, la Tunisie participe au dialogue sur les droits de l'homme mais des retards persistent dans la soumission des rapports périodiques (sept rapports restent en suspens). [...] Les demandes de visite de quatre rapporteurs spéciaux du conseil des droits de l'homme [...] attendent toujours une réponse du gouvernement tunisien. [...] La liberté d'association et d'expression connaît toujours des entraves considérables, et il en est de même du domaine des médias et de l'information. »

C'est à se demander si Nicolas Sarkozy, qui affirmait lors de sa visite à son ami Ben Ali, que « l'espace des libertés progresse en Tunisie », a eu la présence d'esprit de jeter un coup d'oeil à ce rapport qui venait pourtant d'être publié ? Où s'agit-il d'une manière peu orthodoxe de désavouer les fonctionnaires d'une institution qu'il s'apprêtait à diriger ?

Peu importe. Puisque plus loin dans les rapports cités, dans les volets qui traitent d'échanges commerciaux, d'abolition de frontières et de taxes ou encore de collaboration dans la lutte anti-terroriste, le ton un peu gêné des premiers chapitres fait place à l'admiration à peine dissimulée. « Les performances économiques de la Tunisie se sont encore améliorées en 2007 et sont parmi les meilleures de la région », peut-on lire dans le rapport. Ou encore « La promotion de l'investissement étranger est l'un des objectifs prioritaires du gouvernement. » En d'autres termes, la Tunisie est un endroit où il fait bon investir !

Qu'il s'agisse de Nicolas Sarkozy ou de l'Union européenne, le choix a été fait depuis longtemps. Pas question de s'enquiquiner des questions des droits de l'homme, de justice et de libertés fondamentales. Les récentes déclarations de Bernard Kouchner à propos de la pertinence de la création d'un secrétariat des droits de l'homme ne font que dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas.

Et même ceux qui espéraient que le développement économique serait un moteur de changement politique réalisent aujourd'hui que depuis le processus de Barcelone et les millions d'euros investis, « le changement » politique reste toujours à espérer.

Les libertés avec la vérité que prend notre ministre des Affaires « mensongères » ne sont enfin de compte qu'anecdotiques et seront certainement mises sur le compte de l'impatience. Les observateurs de la scène politique tunisienne connaissent les tendances à l'exagération mensongère et le besoin obsessionnel de la reconnaissance internationale du régime en place. Mais ce dernier sait qu'il peut compter sur l'Europe et la France pour lui faire ce cadeau en cette année d'élection présidentielle où le président Ben Ali, a décidé de répondre positivement à la demande qui lui a été faite de se représenter pour un 5e mandat de 5 ans. Nous voilà bien « avancés » !

Source : http://www.lexpress.fr/actualite/monde/le-ministre-des-affaires-etrangeres-tunisien-en-flagrant-delit-de-mensonge_730280.html

02.01.2009

Nouvelle perspective des relations entre le Maroc et l'UE

Aujourd'hui Le Maroc, 2 janvier 2009

Plus qu’un espace économique commun, le Statut avancé est une consolidation des relations entre le Maroc et l’Union européenne tant au niveau économique que sur le plan politique et social.


Le Maroc accueille l’année 2009 sous un nouveau cadre de relations avec l’Union européenne. Ainsi, le statut avancé est une nouvelle optique plus avantageuse que l’association bien que supplantée par l’adhésion.
Le Maroc est le premier pays de la région du sud de la Méditerranée à bénéficier de ce nouveau cadre de partenariat. L’octroi par l’Union européenne de ce statut vient consacrer les avancées considérables réalisées par le Maroc dans tous les domaines. Cet avantage concédé au Maroc devrait lui permettre une intégration progressive dans le marché intérieur de l’UE et de bénéficier d’aides financières substantielles.
La décision de l’UE a été déclarée le 13 octobre à Luxembourg lors d’une réunion du Conseil d’association qui a connu la représentation du ministre marocain des Affaires Étrangères. Taïeb Fassi Fihri avait déclaré que la concrétisation de l’accord témoignait du développement du Maroc. «Cet engagement européen sur le Statut avancé est d’abord le témoignage d’une confiance dans l’effort du Maroc en termes de réformes politiques, de consolidation de l’Etat de droit, d’une meilleure justice, de réformes économiques, de cohésion sociale et de lutte contre la pauvreté», s’est-il félicité. Les chefs de la diplomatie européenne ont souligné, à cette occasion, que ce statut «traduit la volonté commune du Royaume et de l'Union européenne de nouer un partenariat de plus étroit et mutuellement bénéfique». Le nouveau statut permettra au Maroc un élargissement et un approfondissement des dispositions de libre-échange relatives à la circulation des capitaux. La loi et la réglementation régissant l’économie et les autres domaines seront progressivement harmonisées. Un espace économique commun s’inspirant de la structure de l’espace économique européen pourrait être mis en place, donnant ainsi au Maroc accès aux réseaux trans-européens. Sur le plan politique, le Maroc se verra désormais associé au travail des organisations européennes de sécurité, à l’instar de l’Office européen de police, de l’Agence européenne de la sécurité aérienne et de l’Agence européenne du médicament, et de coordonner et mettre en œuvre les opérations européennes de gestion de crises. Le Statut avancé permettra aussi au Maroc de faire partie des sommets politiques réguliers avec l’UE, tandis que les représentants marocains seront invités à participer aux rencontres ministérielles européennes. Néanmoins, le statut ne recèle pas que des droits mais aussi des obligations. Le Maroc a sa part de responsabilité, dans la mesure où l’UE entend voir une accélération du processus de réformes entrepris par le Royaume. Rappelons que les négociations relatives à l’offre d’un Statut avancé au Maroc sont sur la table depuis des années. Le nouveau partenariat est le résultat de plusieurs années de travail.
Ce statut hisse le Maroc à un niveau privilégié

Source Aujourd'hui le Maroc (http://www.aujourdhui.ma/couverture-details66098.html)

31.12.2008

Tunisie : 100M€ de subvention de l'UE

Le Figaro, 31/12/2008

L'Union européenne (UE) a accordé à la Tunisie des subventions d'un montant global de 106 millions d'euros pour l'appui des secteurs économiques dits "stratégiques", a-t-on indiqué aujourd'hui de source officielle à Tunis.

Un premier versement de 30 millions d'euros devrait permettre d'améliorer la gestion des finances publiques grâce à "la mise en place d'un système de gestion budgétaire par objectifs".

Trente-trois millions d'euros accordés au Fonds tunisien de dépollution industrielle devrait "bonifier une ligne de crédit" de l'Agence française de développement en faveur des entreprises, a-t-on ajouté.

Un autre don de 30 millions d'euros servira à renforcer les capacités institutionnelles pour une plus grande convergence les normes européennes.

Un quatrième subvention, de 10 millions d'euros, vise à "alléger un prêt accordé par la Banque européenne d'investissement (BEI) au Groupe chimique tunisien.

Octroyé au titre de la dite "facilité d'investissement voisinage (FIV)", le cinquième don d'un montant de trois millions d'euros, est une contribution à la réalisation de 19 stations d'épuration et 130 stations de pompage financée par la Banque de coopération allemande, a-t-on précisé de même source.

Source : le Figaro (http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/12/31/01011-20081231FILWWW00446-tunisie-m-de-subvention-de-l-ue.php)

L'Union européenne a accordé, mardi, à la Tunisie cinq dons d'un montant global de 106 millions d'euros (195 millions de dinars)

Tustex.com (31/12/2008)

L'Union européenne a accordé, mardi, à la Tunisie cinq dons d'un montant global de 106 millions d'euros (195 millions de dinars)

Ces dons, qui ont fait l'objet de conventions signées, à Tunis, par MM.Nouri Jouini, ministre du développement et de la coopération internationale et Adrianus Koetsenruijter, ambassadeur et Chef de la délégation de la Commission européenne à Tunis, sont destinés à cofinancer des secteurs stratégiques.

Le premier don, d'un montant de 30 millions d'euros servira à appuyer la mise en place d'un système de gestion budgétaire par objectifs. Cette réforme vise une meilleure rationalisation et efficacité de la gestion des finances publiques.

Le deuxième don, d'un montant de 33 millions d'euros, va soutenir les investissements dans la maîtrise de l'énergie et de dépollution réalisés par les entreprises tunisiennes. Concrètement, il servira à appuyer le Fonds de dépollution industriel (FODEP) et le fonds National de maîtrise de l'Energie (FNME)ainsi qu'à bonifier la ligne de crédit concédée par l'agence française de développement (AFD) dans l'objectif de co-financer les investissements des entreprises tunisiennes dans les domaines de la dépollution et de la maîtrise de l'énergie.

Le troisième don, d'un montant de 30 millions d'euros, renforcera, dans le cadre de la mise en oeuvre de l'accord d'association et du plan d'action voisinage, les capacités institutionnelles des administrations et institutions publiques en vue d'une plus grande convergence avec l'Union européenne.

Le quatrième don, d'un montant de 10 millions d'euros, est destiné à bonifier, voire à alléger le taux d'intérêt du prêt contracté par le Groupe Chimique Tunisien (GCT), le 20 décembre 2008, auprès de la Banque européenne d'investissement (BEI) pour la mise à niveau environnementale des investissements du CGT à Skhira et à M'dhila afin d'améliorer l'équilibre environnemental et les conditions de vie de la population dans ces zones.

Le cinquième don, d'un montant de 3 millions d'euros et accordé dans le cadre de la facilité d'investissement voisinage (FIV) , va appuyer le prêt qui sera contracté par l'Office national d'assainissement auprès de l'AFD et la banque de coopération allemande (KFW) pour la réalisation de 19 stations d'épuration et 130 stations de pompage.

Source : http://www.tustex.com/commun.php?code_com=7169

Cette convention constitue la première signée dans le cadre de la FIV pour la région méditerranéenne.

Ces nouveaux dons porte le total des financements de la Commission européenne consentis sous forme de don en Tunisie, depuis la signature de l'accord d'association, à plus d'un milliard d'Euros.

Selon M.Jouini, cet appui est certes appréciable, mais compte tenu des enjeux et défis auxquels fait face l'économie tunisienne et des réformes successives engagées par le gouvernement, la Tunisie souhaite à ce que cet appui soit renforcé afin qu'il reflète mieux l'intensité et le caractère privilégié des relations entre la Tunisie et l'UE et qu'il prenne en compte des besoins du pays en matière de mise à niveau et d'amélioration de la compétitivité.

Il a ajouté que la Tunisie tient à préserver et à renforcer, pour le futur, l'esprit de concertation mutuelle et de dialogue permanent sur lequel se fonde le partenariat Tunisie-Union européenne.

M.Adrianus Koetsenruijter a déclaré que ces conventions constituent un nouveau jalon sur la voie du renforcement de la coopération avec la Tunisie dans les différents domaines et de sauvegarder l'environnement dans la région de Gabès, l'ultime but étant d'y améliorer le cadre de vie et d'y promouvoir le tourisme.

26.12.2008

Tunisie-Union européenne : l’évolution dans tous les domaines qui prévaut en Tunisie saluées

African Manager - 26 décembre 2008


M. Mohamed Ghariani, secrétaire général du Rassemblement Constitutionnel Démocratique (RCD), s’est entretenu, hier à la Maison du Rassemblement, avec M. Adreanus Koetsenuijter, chef de la délégation de la Commission européenne à Tunis. L’entretien a permis d’examiner l’évolution des relations d’amitié et de coopération très anciennes établies entre la Tunisie et l’Union européenne (UE).Les deux parties ont mis l’accent sur le souci de consolider ces relations, notamment à la lumière du statut de la Tunisie en tant que partenaire ayant une position avancée avec l’UE. Ils ont, par ailleurs, examiné les moyens de coordonner les efforts entre l’UE et ses partenaires, pour faire face aux conséquences de la crise financière mondiale. Le secrétaire général du RCD a passé en revue les importantes réalisations et les succès accomplis par la Tunisie, sur la voie de la réforme et de la modernisation globale, notamment dans les domaines de la consolidation de l’édifice démocratique pluraliste et des attributs d’un développement équilibré, en concrétisation des choix tracés par le Président. Il a, dans ce sens, souligné le rôle dévolu au Rassemblement dans le renforcement des fondements du projet moderniste de la Tunisie du Changement. Le chef de la délégation de la Commission européenne a, de son côté, exprimé son admiration pour l’évolution continue que connaît la Tunisie dans tous les domaines et pour le climat de stabilité qui y règne. Il a salué le rôle constructif de la Tunisie dans la région et son statut avancé dans ses relations avec l’UE.

source : http://www.africanmanager.com/rdp_detail.php?art_id=114825

24.12.2008

Statut avancé accordé par l’UE au Maroc : les réserves de la Ligue française des droits de l’homme

TSA (Tout sur l'Algérie) 24/12/2008

« Le statut avancé que l'Union européenne (UE) envisage d'accorder au Maroc ne doit pas inclure le Sahara occidental », a recommandé mardi la Ligue française des droits de l'homme (LDH) sur son site Internet.


« L'UE et le Maroc sont en train de mener des discussions pour approfondir leurs relations par le bais de cet accord, et jusqu'à présent, il n'est nullement fait mention de l'exclusion du Sahara occidental de cet accord », constate la LDH. L'ONG française estime que si l'UE mettait en œuvre cette action, elle donnerait un « signal de soutien à la revendication territoriale marocaine infondée ». Ce qui pourrait mettre en danger les efforts des Nations unies pour faire avancer le processus de paix dans la région, a averti l'organisation. Tout en qualifiant le Maroc de « puissance occupante », la LDH rappelle que ce pays est en violation de plus d'une centaine de résolutions de l'Onu qui exigent le droit à l'autodétermination pour le peuple sahraoui.


Rappelant les différentes résolutions mettant en évidence que le Sahara occidental est un territoire occupé et annexé et traitant la question sahraouie comme un problème de décolonisation, la LDH a indiqué qu'au regard du droit international en vigueur, l'UE et ses Etats membres « ont le devoir de ne pas reconnaître l'annexion du Sahara occidental par le Maroc, et de soutenir la décolonisation du territoire ».
Il s'agit également pour la LDH d'un « devoir moral » eu égard à l'endurance du peuple sahraoui exilé et des violations des droits humains dans les territoires occupés.

Source : http://www.tsa-algerie.com/Statut-avance-accorde-par-l-UE-au-Maroc---les-reserves-de-la_5658.html