28.01.2009

Le Cirad et l’IRESA signent un accord de coopération dans la recherche agronomique

22 janvier 2009

Le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) et l’IRESA (Institution de la recherche et de l’enseignement supérieur agricoles) de Tunisie ont signé le 9 janvier 2009 à Tunis un accord de coopération scientifique dans le domaine de la recherche agronomique.

Cet accord de coopération, signé dans le cadre d'une visite de trois jours du Cirad en Tunisie, permettra de donner un cadre institutionnel aux relations entre les deux organismes, de mieux structurer les actions de coopération en cours (gestion de l’eau, santé animale, etc.) mais aussi d’initier de nouveaux programmes tant au niveau bilatéral que régional sur des sujets reconnus d’intérêt mutuel pour les deux parties, a indiqué un communiqué du Cirad.

Dans le cadre de ce partenariat, l'accueil de doctorants et de jeunes chercheurs pourrait être envisagé. Cette démarche s’inscrit pleinement dans la dynamique nouvelle créée par le projet d’Union pour la Méditerranée et par le rapprochement en cours des différentes composantes du système français d’enseignement supérieur et de recherche agricole, en particulier dans sa dimension de coopération internationale, a souligné le Cirad.


Source : http://www.actu-environnement.com/ae/news/cirad_IRESA_tunisie_accord_6563.php4

24.01.2009

Un lobby d’économistes au secours d’une UPM déjà en difficulté

21 janvier 2009

Une quinzaine d’économistes européens et sud-méditerranéens ont lancé, samedi 17 janvier 2009, à Tunis, un appel pour réactiver l’intérêt pour l’Union Pour la Méditerranée (UPM) et remobiliser les partisans de ce groupement de 43 pays.

L’«Appel de Tunis» insiste sur l’enjeu d’accélérer la mise en place des institutions de l’Union et d’entamer l’exécution de projets concrets dans les domaines de l’agriculture, de l’énergie et des finances.

L’Appel de Tunis estime que les pays membres de l'UMP n'ont pas encore réellement pris la mesure de la crise économique et que si rien n'est fait, maintenant, la région risque d'être marginalisée.

Pour les signataires de l’Appel, l’euroméditerranée se trouve à la croisée des chemins et n’a hélas que deux choix :

Soit elle ne réagit pas et les égoïsmes l’emporteront : Chaque pays jouera sa propre carte. Le bilatéralisme régnera en maître. Et, dans une période où les tentations protectionnistes vont réapparaître, il n’est pas exclu que celles-ci débouchent sur une réduction des échanges et sur une montée des tensions économiques et politiques.

Soit, et c’est la deuxième solution, les pays des deux rives de la Méditerranée saisiront l’opportunité historique de l’UPM pour renforcer leurs liens et pour, enfin, peser sur la scène économique internationale.

Concrètement, les signataires de l’appel ont suggéré la création d’une banque régionale dédiée au partenariat euro-méditerranéen.

Il s’agit d’un ancien projet auquel se sont farouchement opposées la Banque mondiale et la Banque européenne d’investissement (BEI) qui n’y voient pas l’utilité car il fait double emploi avec les mécanismes de financement mis en place (MEDA, FEMIP,…).

Un des signataires de l’appel, M. Christian Boissieu, universitaire et président du Conseil d’Analyse économique auprès du Premier ministre français, a défendu cette institution dont les ressources pourraient être alimentées par une partie de l’épargne européenne et par une réaffectation des règlements financiers mis en place par l’Union européenne pour financer le partenariat euro-méditerranéen.

M. Boissieu a saisi cette opportunité pour plaider en faveur de l’accès des pays sud-méditerranéens aux fonds structurels dont ont bénéficié des pays comme l’Irlande et le Portugal.

Le Premier ministre tunisien, M. Mohamed Ghannouchi, qui a reçu, la même journée, les signataires de l’Appel, a toujours déploré l’insuffisance des ressources mises à la disposition des associés de l’Union européenne. Tout récemment, il a déclaré à Madrid que «l’UPM ne fonctionnera qu’à condition que des fonds suffisants soient fournis pour accroître l’égalité entre les deux rives».

Dans l’ensemble, les Tunisiens sont très pressés pour voir des résultats. Ils ne ratent aucune occasion pour mettre la pression sur les fondateurs de l’UPM afin qu’ils passent dans les meilleurs délais au concret.

M. Mohamed Nouri Jouini, ministre du Développement et de la Coopération internationale, a indiqué que la Tunisie est, désormais, tenue par l'obligation des résultats et s'attend à ce que des projets clairs soient définis et financés à des conditions favorables. Il a ajouté que l'UPM se doit également de favoriser la libre circulation des personnes dans les deux sens et de renforcer le sentiment d'appartenance à un même espace.

Quant à M. Afif Chelbi, ministre de l'Industrie, de l'Energie et des PME, le temps joue contre l'UPM, d'où tout l'intérêt de lancer un signal fort en entamant la mise en œuvre, dans les meilleurs délais, de projets concrets. Au nombre de ces projets, il a cité le financement des études de faisabilité des interconnexions électriques, du projet de production d'électricité, au sud de la Tunisie, à partir de l'énergie solaire et d'un autre de dépollution chimique (2 milliards d'euros).

L’Appel de Tunis intervient à un moment où beaucoup de voix commencent à s’élever pour déplorer son inefficience.

M. Adrianus Koetsenruijter, ambassadeur-chef de la délégation de la Commission européenne en Tunisie, a qualifié, récemment, l’UPM de «structure bureaucratique et sans ressources».

Au sud, l’Algérie, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, M. Mourad Medelci, a critiqué le caractère “politique” et pléthorique du secrétariat de l'Union pour la Méditerranée suite aux décisions prises par les chefs de la diplomatie des pays membres en novembre à Marseille.

A travers cet appel, les signataires, qui se proposent de jouer de lobby, appellent les pays européens à saisir l'opportunité du programme d'UPM pour accélérer l'intégration économique euro-méditerranéenne et les pays du sud à relancer leur intégration régionale : «Aucune zone économique du sud n'est parvenue à émerger sans un minimum d'intégration économique régionale. La zone asiatique fournit dans ce domaine un modèle», note l'Appel.
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Les signataires :

Moulay Hafidh Amazirh, PDG Intercontrol Engineering (Maroc),

Christian de Boissieu, professeur à Paris II

Farid Ben Bouzid, PDG Salama Assurance (Algérie)

Jean Louis Guigou, délégué général de l’IPEMED

Abderrahamaane Hadj Nacer, ancien gouverneur de la Banque centrale d’Algérie

Elyès Jouini, professeur à Paris IX

Hans Helmut KOTZ, professeur à Fribourg (Allemagne)

Jean-Hervé Morenzi, professeur à Paris IX

Radhi Meddeb, PDG de Comète Engineering (TUNIS)

El Mouhoub Mouhoud, professeur à Paris IX

Chekib Nouira, président de l’IACE (Tunisie)

Olivier Pastré, professeur à Paris VIII

Jean-Louis Reiffers, professeur à l’Université de la Méditerranée

Mohamed Sagou, ancien ministre marocain des Finances

Slim Zarrouk, vice-président de l’IACE (Tunisie).

Sources : http://www.webmanagercenter.com/management/article.php?id=66333

21-01-2009 : Tunisie : La France 1er partenaire et 1er investisseur malgré la crise

21 janvier 2009

C’est devenu une tradition : pour la quatrième année consécutive, la balance commerciale de la Tunisie avec la France est excédentaire nonobstant la crise financière internationale qui n’a de cesse de se signaler par ses répercussions sur les économies de l’une et de l’autre. Et il n’est pas fortuit que, dans pareille configuration, la France demeure le premier partenaire commercial de la Tunisie même si ses parts de marché ont régressé de 20% en 2008 en raison de la forte concurrence qu’exercent continûment l’Italie et l’Espagne pour ce qui est de l’Europe, et la Turquie et la Chine s’agissant des autres.

Pour autant, les investisseurs et les opérateurs français n’ont nullement l’intention de lâcher du lest comme l’atteste la densité des entreprises françaises venues en 2008 explorer des possibilités de partenariat en Tunisie( pas moins de 200).

Telle est l’impression qui se dégage de la conférence de presse qu’a tenue , mardi, le Président de la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie, Foued Lakhoua pour faire le bilan de l’action de la CTFCI en 2008 et esquisser les grandes lignes de son programme pour 2009 , lequel va se concentrer sur quatre principaux secteurs, à savoir l’aéronautique, le textile, l’environnement et le second œuvre du bâtiment

Le fait est que les Français sont décidés à faire mieux qu’en 2008, année au cours de laquelle ils ont exporté sur la Tunisie pour une valeur de 5, 56 MDT, soit 18,6% du total des importation tunisiennes, alors que la Tunisie a exporté vers la France pour 6,73 MDT, soit 29,3% du total de ses ventes à l’étranger, ce qui s’est traduit par un taux de couverture de 121%.

En livrant ces chiffres, le chef de la mission économique près l’ambassade de France, Bernard Furno qui assistait à cette conférence de presse, a passé sous silence ceux relatifs aux échanges agricoles, se contentant de faire observer que le marché agricole tunisien n’est pas assez acquis à l’ouverture et que les agriculteurs français se sentent frustrés de ne pas y placer au moins trois produits, nommément les pommes, les viandes et le lait.

En revanche , tout semble aller pour le mieux s’agissant des investissements directs français en Tunisie qui ont progressé au cours des onze premiers mois 2008, de 305,5% par rapport à la même période 2007, passant de 124,3 MDT à 504,1 MDT grâce à des acquisitions de capital dans trois entreprises, en l’occurrence la Société des articles hygiéniques, la BTKD et la STAR, en plus de l’augmentation du capital de la Société Générale et l’achat d’actions auprès de la Société Renault.

Ce faisant, les 12 000 entreprises françaises opérant en Tunisie et fournissant 110 000 emplois assurent environ le quart des IDE mobilisés par la Tunisie (24% exactement).

Les investisseurs pensent devoir faire mieux en 2009 à la faveur de grands projets convenus entre les deux pays et qui concernent le transport ferroviaire, les centrales de production d’énergie, l’environnement et les travaux publics.

A ce propos, il a été annoncé ouvrira au profit des PME une ligne de crédit d’un montant de 20 à 30 millions d’Euros.
Le secteur informel le plus faible du Maghreb

Une enquête réalisée par la CTFCI en 2008 sur le climat des affaires en Tunisie ayant touché près de 350 entreprises à participation française révèle que le chiffre d’affaires des entreprises françaises, bien qu’en léger fléchissement, demeure honorable pour 7 entreprises sur 10 et pour 6 sur 10 en prévisionnel pour 2009.

D’après la même enquête, les résultats financiers sont bons puisque 8 à 9 entreprises sur 10 sont bénéficiaires au cours des trois dernières années, alors qu’en 2007/2008, entre 4 et 5 entreprises sur 10 n’ont pas été à la hauteur des investissements étrangers dans le pays mais devraient être un peu meilleurs en 2009 pour 6 entreprises sur 10 qui envisagent d’investir.

Bien plus, les créances de l’Etat sont jugées normales pour près de la moitié des entreprises.

Pour ce qui est de l’environnement des affaires, et en se référant toujours à l’enquête de la CTFCI, il est jugé favorable et enregistre une note globale moyenne de 3,1/5, étant relevé que les point faibles ne touchent que les procédures douanières, les délais de paiement et la fraude fiscale.

En revanche, les point forts prédominent et les investisseurs mentionnent notamment le réseau routier, les infrastructures portuaires et aéroportuaires, les télécommunications, le régime fiscal et le niveau de fiscalité, le faible impact du secteur informel, le plus faible du Maghreb, le droit du travail, le personnel de maitrise, la sécurité (4/5), le coût de tous les facteurs de production et le faible niveau de corruption.

Source : http://www.africanmanager.com/articles/120715.html