29.01.2009

Le pape reçoit le nouveau patriarche des Syriens d’Antioche

24 janvier 2009

ROME, Vendredi 23 janvier 2009 (ZENIT.org) - Benoît XVI a accordé la « communion ecclésiastique » au nouveau patriarche des Syriens d'Antioche, Ignace Youssif III Younan, ce vendredi. Le pape a reçu le patriarche syro-catholique après son élection à la tête de l'Eglise des Syriens d'Antioche lors du Synode convoqué à Rome du 18 au 20 janvier.

Dans son discours en français publié par le Bulletin du Bureau de presse du Saint-Siège, le pape a tout d'abord souhaité au nouveau patriarche « la ‘grâce de l'apostolat' pour servir l'Eglise et glorifier son Saint Nom devant le monde ».

Le pape a invité le nouveau patriarche et l'Eglise syro-catholique à être « semeurs de paix d'abord en Terre Sainte, en Iraq et au Liban, où l'Eglise syrienne a une présence historique si appréciée ».

« Mon désir est qu'en Orient, d'où est venue l'annonce de l'Evangile, les communautés chrétiennes continuent à vivre et à témoigner de leur foi, comme elles l'ont fait au cours des siècles, tout en souhaitant dans le même temps que soient donnés les soins pastoraux adéquats à tous ceux qui sont établis ailleurs, afin qu'ils puissent demeurer liés de façon fructueuse à leurs racines religieuses », a poursuivi Benoît XVI.

Le nouveau patriarche est né le 15 novembre 1944. Ordonné prêtre en septembre 1971, il est envoyé aux Etats-Unis en 1986. De 1990 à 1995, il remplit la charge de délégué de la Congrégation pour les Eglises orientales pour les syro-catholiques aux Etats-Unis et au Canada. En 1995, il est nommé évêque de la nouvelle éparchie ‘Our Lady of Deliverance of Newark' aux Etats-Unis et au Canada, avant de devenir visiteur apostolique pour les fidèles syro-catholiques en Amérique centrale.

Il remplace l'ancien patriarche Ignace-Pierre VIII Abdel-Ahad, qui avait présenté sa démission en vue de « l'unité du synode patriarcal ».

L'Eglise syro-catholique (ou catholique syriaque ou syrienne catholique), dont le siège est à Beyrouth, compterait environ 125.000 fidèles dans le monde, principalement en Irak, en Syrie, et dans la diaspora, notamment au Liban.

Source : http://www.zenit.org/article-19956?l=french

Proche-Orient: l'UE tente de contribuer à la relance des efforts de paix

AFP, 26 janvier 2009

BRUXELLES (AFP) — L'Union européenne, principal bailleur de fonds des Palestiniens, reçoit dimanche les chefs de la diplomatie de l'Autorité palestinienne, d'Egypte, de Jordanie et de Turquie pour évaluer les besoins de reconstruction à Gaza et tenter de relancer les efforts de paix.

Ces quatre ministres seront accueillis à Bruxelles vers 18H00 (17H00 GMT) par les chefs de la diplomatie de l'UE. La Norvège, qui préside le comité ad hoc (AHLC) des bailleurs de fonds pour les Palestiniens, participera également à la réunion.

Cette rencontre fait suite à une entrevue mercredi à Bruxelles avec la ministre israélienne des Affaires étrangères Tzipi Livni.

La priorité européenne pour l'heure reste de consolider le fragile cessez-le-feu dans la bande de Gaza, et d'évaluer les besoins de reconstruction après trois semaines d'une offensive israélienne qui a fait 1.330 morts palestiniens et causé d'énormes destructions dans ce territoire pauvre et surpeuplé contrôlé par les islamistes du Hamas.

L'ONU vient d'évaluer à des "centaines de millions de dollars" les besoins les plus urgents.

Le Caire prévoit une conférence des donateurs à la mi-février en Egypte pour reconstruire le territoire. La présidence tchèque de l'UE s'est aussi dite prête à en organiser une, les 27 restant la principale source de financement des populations palestiniennes, avec quelque 500 millions d'euros par an.

Mais les Européens entendent ne plus être cantonnés à leur rôle traditionnel de simple bailleurs de fonds.

Après avoir réussi à imposer leur présence diplomatique lors des négociations sur le cessez-le-feu - en profitant de la période de passage de témoin à la Maison Blanche aux Etats-Unis- ils espèrent transformer l'essai sur le processus de paix et les efforts de réconciliation inter-palestinienne.

Lors de la réunion de dimanche soir, "nous voulons parler aux quatre (représentants) de la manière dont on peut faire en sorte que toute la région soutienne un processus de paix substantiel. Nous avons besoin d'un large soutien du monde arabe", indique un diplomate européen.

"Certains de ces pays ont un rôle de pont avec d'autres pays du monde arabe ou musulman, tels que la Syrie ou l'Iran", ajoute-t-il, alors que Téhéran est accusé de soutenir le Hamas à Gaza en lui fournissant ses armes.

Ce rôle d'intermédiaire est principalement dévolu à la Turquie, pays candidat à l'adhésion à l'UE, sur lequel compte beaucoup les Européens, qui, eux, n'entendent pas revenir en l'état sur leur refus de parler au Hamas.

Ces entretiens seront suivis dès lundi par une réunion entre les ministres des Affaires étrangères de l'UE.

Les 27 continuent à demander à Israël l'ouverture totale des frontières à Gaza, jugée indispensable à une trêve durable.

Pour convaincre l'Etat hébreu, l'UE propose notamment de réactiver sa mission d'observation au point de passage de Rafah entre la bande de Gaza et l'Egypte (le seul à ne pas déboucher en Israël), afin d'empêcher le trafic d'armes. Et de déployer ailleurs des observateurs.

La France vient déjà d'envoyer une de ses frégates dans les eaux internationales au large de la bande de Gaza pour participer à la lutte contre la contrebande d'armes.

La Grande-Bretagne et l'Allemagne ont également dit vouloir apporter leur aide dans ce domaine.

Source : http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5iHVqNu_aEo9zox68vjNjy_r7r85Q

Tunisie : Le partenariat tuniso-français et franco-arabe à l'examen

Tunisie Affaire, 23 janvier 2009

Mohamed Nouri Jouini, ministre du Développement et de la Coopération internationale, a reçu, jeudi, à Tunis, M. Hervé Decharette, ex-ministre français des Affaires étrangères et actuel député au conseil national français et président de la chambre du commerce franco-arabe qui effectue une visite de travail en Tunisie.
L'entretien, auquel ont assisté l'ambassadeur de France en Tunisie et M. Hédi Djilani, président de l'Union tunisienne de l'industrie, du commerce et de l'artisanat (UTICA) a permis d'examiner les moyens à mettre en place pour renforcer la coopération tuniso-française.
Il a été également question de passer en revue le rôle que peut jouer la Tunisie dans la dynamisation des relations économiques et commerciales entre la France et les pays arabes, notamment, maghrébins, et ce compte tenu de son expertise dans ce domaine.
M. Jouini a présenté à son hôte un exposé sur l'évolution de l'économie tunisienne au cours des dernières années et sur les résultats positifs enregistrés dans les différents domaines, passant en revue les objectifs fixés pour la prochaine étape, notamment ceux relatifs à l'amélioration de la compétitivité de l'économie, l'amélioration des revenus et la création d'emplois en particulier pour les diplômés du supérieur.
Le ministre a indiqué que la Tunisie a choisi sous la direction du Président Ben Ali de s'ouvrir sur l'extérieur et de s'intégrer dans son environnement régional et international.
Dans ce contexte, il a mis en exergue la volonté de renforcer tous les programmes et initiatives en rapport tant au plan maghrébin, qu'arabe ou encore euro-méditerranéen.
M. Jouini a fait remarquer le rôle actif que la chambre de commerce franco-arabe n'a cessé de jouer pour consolider la coopération entre les pays partenaires, exprimant la disposition de la Tunisie de contribuer davantage à cette action et ce à travers l'organisation de rencontres aussi bien bilatérales que plurilatérales au profit des entreprises pour faire connaitre à une plus large échelle les opportunités de partenariat et d'investissement offertes actuellement en Tunisie, notamment dans les projets programmés, et de les exploiter au service de l'intérêt commun.
De son coté, M. Hervé Decharrette a affirmé que cette rencontre lui a permis de prendre connaissance des progrès que la Tunisie a réalisés à tous les niveaux, notamment dans les domaines liés au développement.
Il s'est ainsi félicité des pas importants franchis par la Tunisie sur la voie de l'intégration efficiente dans l'espace euro-méditerranéen.
M. Decharette a exprimé la volonté de voir la Tunisie jouer un rôle plus déterminant dans la réalisation de la complémentarité et du partenariat entre les pays membres de cet espace au vu de l'expérience qu'elle a acquise.

Pour ce faire il a préconisé d'intensifier les relations entre les hommes d'affaires et les entreprises de manière à mieux connaitre les opportunités offertes en matière d'investissement et de partenariat dans un cadre bilatéral ou plurilatéral.

Source :
http://www.tunisieaffaire.com/index.php?option=com_content&task=view&id=4667&Itemid=111