12.01.2009
L'Union pour la Méditerranée bat de l'aile
La Tribune, 12 janvier 2009
La jeune Union pour la Méditerranée (UPM) de Nicolas Sarkozy fait l'amère expérience du vieux processus de Barcelone : sans la paix, point de progrès. Bref, si le partenariat euro-méditerranéen lancé en 1995 à Barcelone n'est pas un succès, c'est essentiellement en raison de tensions politiques et des guerres qui ravagent la rive sud de la Mare Nostrum. L'UPM se casse donc les dents sur les mêmes obstacles que Barcelone. Ainsi, l'Algérie se pose aujourd'hui la question de son appartenance à ce « machin » qui est devenu davantage politique que technique. Alors que son secrétaire général n'est pas encore connu, les secrétariats adjoints ont été distribués à six pays dont Israël et l'Autorité palestinienne.
Lors de la réunion ministérielle de l'UPM, début novembre à Marseille, un consensus s'était dégagé pour que Barcelone accueille le siège et que la Ligue arabe en soit membre à part entière en contrepartie d'un secrétariat général adjoint pour Israël, une situation aujourd'hui « extravagante » selon le ministre algérien des Affaires étrangères, Mourad Medelci. démarche bilatéraleCompte tenu des circonstances actuelles, personne ne s'attend à des progrès substantiels de l'UPM à court terme. « On va continuer à faire du Barcelone », reconnaît-on à la Banque européenne d'investissement (BEI), le bras financier du partenariat euro-méditerranéen. Les trois grands projets inscrits sur l'agenda de la jeune UPM (dépollution de la Méditerranée, plan solaire, autoroutes de la Méditerranée) constituent en fait un ensemble de projets nationaux que la BEI s'efforce de coordonner. Il s'agit plutôt d'une démarche bilatérale de l'Union européenne avec ses partenaires de la Méditerranée qu'une transversalité entre les pays de la rive sud.
Source : latribune.fr (http://www.latribune.fr/espace-perso/paiement.html?idarticle=330287)
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10.01.2009
Forte mobilisation dans tout le Maghreb pour soutenir les Palestiniens et condamner Israël
Le Monde, 10 janvier 2009
SAISIES par un sentiment d'humiliation collective, les populations du Maghreb vivent intensément les événements de Gaza. Les yeux rivés presque 24 heures sur 24 sur la chaîne de télévision Al-Jazira qui consacre une large place à l'offensive israélienne, elles suivent minute par minute, depuis le 27 décembre 2008, les bombardements sur l'enclave palestinienne. Partout, les gens bravent les interdictions de manifester et sortent dans les rues pour exprimer leur colère et leur solidarité.
De Rabat à Tunis en passant par Alger et Nouakchott, le sentiment d'impuissance est immense et l'émotion l'emporte sur l'analyse politique, rapportent tous les observateurs. Le principal souci des pouvoirs en place est de récupérer le ressentiment populaire pour mieux le canaliser.
Vendredi 9 janvier, jour de prières et de rassemblements dans les mosquées, a constitué un pic dans la mobilisation. A Alger, ils sont sortis par milliers dans les rues, après la prière du vendredi, pour dénoncer "les massacres" d'Israël et appeler à la "démission" les régimes arabes. Des incidents violents se sont produits. La police est intervenue. Il y a eu de nombreux blessés, dont certains grièvement.
Les manifestants - des jeunes pour la plupart - ont scandé des slogans hostiles aux Etats-Unis et aux dirigeants arabes, en particulier au président égyptien Hosni Moubarak. "Emmenez-nous à Gaza, donnez-nous des armes" et "Allahou akbar", ont-ils crié. Ali Benhadj, l'ex-numéro deux du Front islamique de salut, a été interpellé par la police pour la septième fois en quinze jours et conduit au commissariat.
La colère des Algériens est cependant loin d'être l'apanage des islamistes. Le chanteur de raï Cheb Khaled, a déclaré il y a quelques jours qu'il était prêt "à prendre les armes pour aller combattre à Gaza". La presse algérienne juge "partiale" la couverture des médias occidentaux, et la déclaration (rectifiée) de la présidence tchèque sur le " caractère défensif" de l'opération israélienne a suscité des commentaires rageurs. Beaucoup y ont vu la preuve que l'Europe n'est qu'un "supplétif" des Etats-Unis.
Une coordination de soutien à la résistance palestinienne a adressé cette semaine une lettre au président Abdelaziz Bouteflika, réclamant le retrait de l'Algérie de l'Union pour la Méditerranée (UPM) créée en juillet 2008 et dans laquelle siège Israël. "La place d'Israël n'est pas à l'UPM. Elle est à Nuremberg aux côtés des nazis", a déclaré un membre de la coordination.
Au Maroc, la colère est la même. Là aussi, Al-Jazira permet de suivre en direct les événements. S'y ajoute Internet, en particulier les sites Daily Motion et YouTube, qui passent en boucle des vidéos dramatiques d'enfants palestiniens tués dans les combats.
Sit-in de protestation, soirées de soutien, collectes de dons, grèves de la faim dans les prisons en signe de solidarité... Les initiatives se multiplient. De nombreuses manifestations, spontanées ou organisées par des ONG, ont eu lieu ces derniers jours, notamment à Casablanca, Marrakech, Fès, et Oujda. Mais la plus importante s'est déroulée le 4 janvier à Rabat. 40 000 personnes ont défilé dans les rues, stigmatisant "le massacre collectif de Gaza" et appelant à la vengeance, aux cris de "djihad, victoire et martyr" et "non à la normalisation (avec Israël)". Le président Moubarak, accusé d'avoir "vendu Gaza en échange de dollars", a été particulièrement conspué.
Le palais royal n'est pas en reste pour manifester son soutien à la cause palestinienne. Vendredi, à l'initiative de Mohammed VI, (qui porte le titre de "Commandeur des croyants"), un premier groupe de blessés palestiniens est arrivé à Rabat pour être soigné. Les caméras de la télévision nationale les ont longuement filmés. Pendant ce temps, des avions bourrés de médicaments et de produits alimentaires, s'envolaient en direction de la ville égyptienne d'Al-Arich, proche de la frontière de Gaza.
En Tunisie, l'émotion et la mobilisation sont également très fortes. Le 1er janvier, une manifestation a été autorisée, mais elle été soigneusement encadrée par le pouvoir. L'opposition qui tentait, avec plusieurs ONG, d'organiser un défilé à part, pour "ne pas être récupérée par le pouvoir", a vite été rappelée à l'ordre. Des tonnes de médicaments, de nourriture et de médicaments sont collectées chaque jour et les Tunisiens prennent d'assaut les centres médicaux pour offrir leur sang, quitte à patienter pendant des heures. Mais c'est via Internet que la mobilisation est la plus grande.
"On assiste, ces derniers temps, à une explosion du site Facebook. Chacun crée son profil et y met une photo d'enfant palestinien massacré ou le drapeau palestinien", témoigne Taïeb Moalla, journaliste. Ce "militantisme électronique" se propage à une vitesse fulgurante, semble-t-il, non seulement en Tunisie mais dans l'ensemble du monde arabo-musulman.
Source : lemonde.fr (http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2009/01/10/forte-mobilisation-dans-tout-le-maghreb-pour-soutenir-les-palestiniens-et-condamner-israel_1140151_3218.html)
22:37 Publié dans Conflit Israélo-Palestinien | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : conflits israélo-palestinien, union pour la méditerranée
Gaz: l'Algérie prête a augmenter ses livraisons à l'UE sous conditions
Romandie news, 10 janvier 2009
ALGER - L'Algérie est prête à augmenter ses quantités de gaz livrées à ses partenaires européens si les contrats qui la lient à ces derniers le permettent, a indiqué samedi le ministre algérien de l'Energie et des Mines, Chakib Khelil.
"Nous avons des contrats à long terme qui nous lient à nos différents partenaires en Europe, (...) nous pouvons augmenter les quantités livrées à ces partenaires si les contrats le permettent", a indiqué M. Khelil cité par l'agence APS.
M. Khelil venait de recevoir la ministre néerlandaise de l'Economie Maria Van Der Hoeven, en visite de travail de deux jours en Algérie.
Mais "si les contrats ne le permettent pas, nous ne pouvons augmenter notre approvisionnement", a expliqué le ministre à l'issue de cette rencontre, au cours d'un point de presse.
Source : http://www.romandie.com/ats/news/090110115340.po2548x5.asp
13:18 Publié dans Relations UE-Maghreb | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : algérie, union européenne, énergie

