13.01.2009
L'UE finance la réforme du secteur énergétique au Maroc
Xinhua, 13 janvier 2009
L'Union européenne (UE) a octroyé lundi au Maroc un don de 76,66 millions d'euros destiné au financement du programme d'appui à la réforme de son secteur énergétique.
Cette convention de financement, dont la cérémonie de signature a été présidée à Rabat par la ministre marocaine de l'Energie, des Mines, de l'Eau et de l'Environnement, Mme Amina Benkhadra, constitue une première expérience de partenariat entre l'UE et un pays de la rive sud de la Méditerranée dans le secteur énergétique.
Elle ambitionne de faciliter l'intégration progressive des marchés énergétiques marocains à ceux de l'UE et permettre la mise en oeuvre de manière complémentaire des instruments de renforcement de capacités institutionnelles, un appui budgétaire et un soutien financier des projets spécifiques.
Ce programme porte notamment sur le renforcement de la sécurité et de la sûreté de l'approvisionnement énergétique, la diversification des formes et des sources d'énergie, le développement des énergies renouvelables et la maîtrise de l'énergie par des mesures d'efficacité énergétique, ainsi que l'amélioration du suivi et de l'évaluation des politiques énergétiques.
Source : Xinhuanet (http://www.french.xinhuanet.com/french/2009-01/13/content_797230.htm)
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12.01.2009
Tunisie : Balance commerciale excédentaire avec la France
African Manager, le 12 janvier 2009
La balance commerciale de la Tunisie avec l’un de ses plus importants partenaires, à savoir la France, a été positive durant les 11 premiers mois de l’année 2008. Avec des importations de l’ordre de 5 076,2 MDT, soit 23% du total des importations, et des exportations de l’ordre de 6 319, 3 MDT soit 22, 5% du total des exportations, l’excédent se situe à de plus de 1 243,1 MDT, ce qui représente d’un autre côté un taux de couverture de l’ordre de 124 %. Les machines et appareils électriques ont induit les plus importants volumes d’échanges entre les deux pays, puisque les exportations tunisiennes ont été de l’ordre de 1753,8, alors que les importations à ce titre ont été de 781.4 MDT. Un nombre d’autres secteurs, et dont le volume ne dépasse pas les 100 MDT, ne figurent pas dans ce bilan.
Les composants automobiles en tête des exportations tunisiennes
Bien évidemment il s’agit du secteur des composants automobiles ainsi que d’autres secteurs d’activités proches qui alimentent ce flux d’échanges. Le deuxième secteur le plus actif a été celui du textile, puisque les exportations tunisiennes en vêtements et accessoires ont atteint 1342,5 MDT, l’industrie des chaussures a, quant à elle, réalisé un volume d’exportations de l’ordre de 213,7 MDT. Avec un volume de 990,2 MDT, les exportations tunisiennes en houille, pétrole et dérivés vers la France, ont occupé la troisième position en termes de volume. Viennent ensuite les « autres appareils mécaniques » avec des exportations de l’ordre de 222MDT. Les exportations en produits chimiques et engrais ont atteint 207,8 MDT, suivies des composants automobiles avec des exportations importantes de 183MDT. D’autres secteurs ont alimenté ce flux d’exportations vers l’Hexagone avec des volumes compris entre 145,6MDT pour les matières plastiques et 128,4 MDT pour l’optique et les appareils scientifiques et ouvrages.
Importations diversifiés
Outre les machines et les appareils électriques qui ont représenté le plus important volume d’importations de la France, avec plus de 781 MDT, les achats tunisiens se sont caractérisés par leur diversification, avec 13 produits dont les volumes dépassent les 100 MDT. Ainsi on enregistre des volumes d’importations de 778,9 MDT pour les chaudières, réacteurs et autres engins mécaniques. Les autos, cycles et tracteurs, viennent troisième position avec des importations de l’ordre de 525,4 MDT. La Tunisie a cependant importé pour la somme de 254,5 MDT en houille, pétrole et dérivés, ainsi que des matières plastiques lesquelles, à leur tour, se sont situées en valeur à 263,9 MDT. Les importations en coton ont dépassé les 260 MDT.. La Tunisie a importé pour 182,5 MDT des ouvrages en fonte et acier, alors que les importations en vêtements et accessoires ont été de 184,3 MDT. Les exportations tunisiennes en produits pharmaceutiques ont dépassé les 185 MDT, alors que les importations en appareils optiques et scientifiques ont atteint les 111,6 MDT. Le autres produits importés sont les fibres synthétiques ou artificielles (120 MDT), et le papier, ouvrages et cartons, avec un volume d’échanges ( 106,4 MDT).
Croissance de 305,5% des IDE français durant les 11 premiers mois de 2008
Ce flux d’échanges commerciaux qui se renforce de plus en plus, a été consolidé par un flux d’investissements provenant de la France. Ainsi, ce sont les Français qui ont investi le plus en Tunisie avec 98 nouveaux projets dans les secteurs de l’industrie, des services, de l’agriculture et du tourisme. Ces investissements ont totalisé 504,1 MDT et ont créé 4494 postes d’emploi. Ce volume des investissements français a ainsi crû de l’ordre de 305, 5% par rapport aux 11 premiers mois 2007. Les investissements sont passés de 124, 3MD en (2007- 11 premiers mois) à 504, 1MDT en (2008 – 11 premiers mois) grâce notamment à l’’acquisition des actions de la Sté des articles hygiéniques par Emt Africa SAS-France, l’acquisition de 60% du capital de la BTKD par OCEOR France pour le montant de 300MDT (dont 150MDT reviennent à la Tunisie), l’acquisition de 35% du capital de la STAR par GROUPAMA France pour le montant de 132MDT, ainsi que l’augmentation du capital de la Sté générale de l’ordre de 56,7 MDT et l’achat des actions de la société Artes par la Sté RENAULT, une opération qui a coûté 74 MDT.
Source : africanmanager.com ( http://www.africanmanager.com/articles/120568.html#)
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Les leçons du premier faux pas de la Présidence tchèque
fenêtre sur l'Europe, 11 janvier 2009
Il n’aura pas fallu attendre bien longtemps, 3 jours en fait, pour avoir le premier faux pas de la présidence tchèque de l’Union Européenne. Alors que l’ensemble de la communauté internationale condamnait l’offensive terrestre d’Israël sur Gaza, la présidence tchèque de l’Union Européenne a engendré émotion et consternation après sa première déclaration venant du porte parole du gouvernement tchèque pour la présidence de l’Union Européenne qui déclarait qu’"Il s'agit du franchissement de la frontière de Gaza, il n'y a pas de violence, pas de victimes, nous attendons des informations supplémentaires et nous voudrions plus de détails".
[Laurent Bonsang]
Plus tard dans la journée du 3 janvier, Karel Schwarzenberg, Ministre tchèque des affaires étrangères qui préside le Conseil affaires générales et relations extérieures de l’Union Européenne, rectifiait le tir en déclarant que "L’entrée des forces terrestres israéliennes dans la Bande de Gaza n’est pas surprenante, nous avions depuis un certain temps des signes qu’Israël envisageait une telle action. Même le droit incontestable d’un État à se défendre ne légitime pas que soient entreprises des actions dont les principales victimes sont les populations. Nous appelons donc Israël à autoriser qu’une aide humanitaire soit apportée aux habitants de la Bande de Gaza et, conformément aux conclusions de la rencontre des ministres des Affaires étrangères de l’UE qui s’est déroulée à Paris le 30 décembre 2008, à la conclusion d’un cessez-le-feu."
La porte parole du Ministre tchèque des affaires étrangères justifiait ce changement de la position de la présidence tchèque au nom de l’Union Européenne "à cause des derniers développements."
Quelles ont donc été les motivations qui ont poussé la présidence tchèque à faire la première déclaration ? Est-ce la nostalgie du départ prochain de George Bush et d’une administration néo conservatrice aux Etats-Unis avant l’arrivée d’ici fin janvier de Barack Obama à la Présidence des Etats-Unis ? Est-ce la difficulté inhérente à une première présidence de l’Union Européenne exercée par l’un des Etats membres les plus proches de l’actuelle administration des Etats-Unis qui ne savait pas trop comment se situer par rapport aux Etats-Unis? Est-ce des tensions internes au Gouvernement tchèque et entre certains membres du Gouvernement et le Président tchèque, Vaclav Klaus, sur la question européenne? Car en ce qui concerne Vaclav Klaus, nous ne pouvons pas oublier ses déclarations régulières et répétées contre l’Union Européenne et notamment contre le Traité de Lisbonne et son soutien appuyé au leader du non irlandais, le milliardaire Declan Ganley proche des milieux néo conservateurs des Etats-Unis.
Même si ce premier faux pas a été corrigé, il n’en demeure pas moins que l’Union Européenne ne peut continuer d’être fondée que sur les traités en vigueur.
Faisons un constat entre la crise commencée en septembre dernier et le sujet actuel.
D’un côté, la crise qui a débuté en septembre 2008 a démontré la force de l’Euro, des structures mises en place (BCE, Eurogroupe…) et la faculté de l’Euro de mieux nous protéger ou au pire d’éviter justement le pire. De l’autre, ce premier faux pas de la présidence tchèque sur une question touchant à la Politique Etrangère et de Sécurité Commune (PESC) qui ne repose pas encore sur une assise bien clairement définie et identifiable, sans oublier la Politique de voisinage de l’Union Européenne (rappelons que le conflit se situe à un peu plus de 300 kilomètres de l’Union Européenne et de la côté Sud de Chypre) et le Processus de Barcelone poursuivi par le projet d’Union pour la Méditerranée lancé en juillet dernier.
Il est donc urgent que le Traité de Lisbonne puisse entrer en vigueur. Plus précisément déjà que la République tchèque le ratifie enfin et que l’Irlande organise de nouveau un référendum.
En effet, les dispositions du Traité de Lisbonne sur la PESC notamment sur le haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité (article 9 E du Traité sur l’Union Européenne) auraient sûrement permis à l’Union Européenne d’éviter ce faux pas fâcheux ; elles auraient permis à la présidence de l’Union Européenne d’avoir une cohérence et une continuité dans sa politique extérieure.
Soulignons avec force que ces nouvelles dispositions du Traité de Lisbonne ne font que reprendre celles du Traité Constitutionnel.
Si nous déplorons le retard pris sur l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne et dans le cas présent des dispositions sur la PESC (qui aurait dû entrer en vigueur le … 1er janvier 2009 !!!) à cause du non irlandais et à cause de l’opposition de Monsieur Klaus, nous ne pouvons passer sous silence la responsabilité prise tant par les Pays-Bas que par la France qui ont rejeté le Traité constitutionnel en 2005. Nous ne pouvons passer sous silence que ce premier faux pas de la Présidence tchèque et l’absence d’une PESC plus cohérente et plus efficace est la conséquence de la campagne contre le Traité constitutionnel en France de ceux qui en France avaient accusé le Traité constitutionnel de tous les maux. Que ces politiques assument leur choix dans la situation présente ! Mais qu’ils se gardent de critiquer l’Union Européenne quand justement ils sont responsables de l’absence d’une PESC mieux définie et plus efficace.
Pour en revenir au sujet de l’offensive terrestre d’Israël sur Gaza, je ne peux oublier les propos tenus par le chef d’orchestre Daniel Barenboïm qui dirigeait le concert du nouvel an à Vienne ce premier janvier et qui appelait à la paix notamment dans cette région. Par son courage, par ses actes (notamment la création du West-Eastern Divan Orchestra), Daniel Barenboïm est un homme de paix qui pourrait mériter cette année de recevoir tant le Prix Sakharov que le Prix Nobel de la Paix…
Laurent Bonsange, Président du Mouvement Européen 77
Source : http://www.fenetreeurope.com/php/page.php?section=chroniques&id=0283
09:05 Publié dans Union pour la Méditerranée | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : union pour la méditerranée, présidence tchèque

