29.01.2009
Union méditerranéenne des confédérations d’entreprises
24 janvier 2009
Le président de l’Union méditerranéenne des confédérations d’entreprises (BUSINESSMED) et président de l’Union méditerranéenne des confédérations des employeurs (UMCE) Jean-Jaques Saraf a exhorté avant-hier soir les organisations et associations patronales algériennes à s’unir pour parler d’une seule voix afin de pouvoir pénétrer des marchés à l’étranger.
Invité par la Confédération des industriels et producteurs algériens (CIPA), le président de BUSINESSMED n’a pas caché ses regrets de voir les différentes organisations patronales algériennes éparpillées.
« Plusieurs organismes représentent le patronat en Algérie mais il n’y a pas d’Union », a-t-il déclaré devant les industriels de la CIPA, réunis au cours d’un dîner à l’hôtel Hilton d’Alger. Ainsi, selon ses dires, des hommes d’affaires, notamment de son pays le Liban, sont très intéressés par un partenariat avec leurs homologues algériens, mais ne trouvent pas de plate-forme à même de les mener vers la concrétisation de ce partenariat.
Utilisant un langage franc, M. Saraf, dont l’une des missions est de promouvoir une zone de libre-échange euro-méditerranéenne, a appelé les Algériens à l’union en prévision du forum qui se déroulera dans la capitale libanaise le 20 février prochain et à laquelle est conviée une importante délégation algérienne.
Il soulignera à cet effet que le forum verra la participation de quelque 600 personnes dont 200 hommes d’affaires du Golfe qui chercheront à placer leur argent dans des investissements.
Source : http://journalchretien.net/breve15814.html
11:37 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : zone de libre échange euro-méditerranéenne
Pour une filière énergétique intégrée au sein de l’Union Pour la Méditerranée
23 janvier 2009
Dans le cadre de l’Union Pour la Méditerranée (UPM), le secteur de l’énergie présente le plus grand potentiel d’émergence de projets concrets et de retombées tangibles. Mais, comme dans toute construction d’essence multilatérale, les obstacles sont nombreux. Il faut à l’évidence dépasser les
orgueils nationaux et se débarrasser de nombreux préjugés par la construction d’une véritable filière énergétique intégrée. En particulier, la coopération Sud-Sud sera déterminante pour réussir dans ce domaine. La sécurité d’approvisionnement, le développement d’un bouquet énergétique équilibré et durable, et la lutte contre le changement climatique doivent constituer des priorités partagées et orchestrées par la filière énergétique de l’UPM.
Les fantasmes existent des deux côtés de la Méditerranée
Au Nord, disons-le clairement, on doit cesser de prendre le Sud pour une “vache à lait” en énergies fossiles. D’abord parce que certains d’entre eux n’en sont pas spécialement dotés : seuls 2 pays étant membres de l’OPEP et 3 potentiellement éligibles à une OPEP virtuelle du gaz. Ensuite, parce que les besoins de consommation d’énergie au Sud vont croître de plus en plus rapidement. En effet, dans un contexte démographique dynamique et de développement urbain, dans un contexte économique favorable, les délestages pour les populations sont particulièrement mal vécus et peuvent même être source d’instabilité politique. Enfin, il existe une volonté légitime de développer des implantations industriellles souvent électro-intensives, dans le domaine de l’automobile ou de l’aéronautique notamment.
L’orchestration d’un volet énergétique de l’UPM ne peut donc pas se borner à une vision réductrice qui consisterait à organiser un échange Nord-Sud entre ressources en hydrocarbure et contreparties financières ou décorrelées de l’énergie. Les deux rives doivent progresser simultanément dans cette même filière énergétique.
La collaboration entre Etats est indispensable dans le domaine de l’énergie
Au Sud, il faudra probablement mieux appréhender les modes de collaboration sur les dossiers énergétiques dans un cadre multilatéral et gérer l’anxiété croissante des pays européens sur leur propre sécurité d’approvisionnement. Mais surtout, il faudra dépasser les conflits latents entre certains états de la même rive et développer des actions concrètes : la banalisation de l’accès au nucléaire civil, l’accès aux technologies d’énergie renouvelable ou la mise en place d’un embryon de marché de l’énergie constituent autant d’axes de coopération entre pays de la rive Sud.
Par exemple, l’ouverture récente de la France au nucléaire civil ne doit pas se transformer en une course d’orgueil. Au contraire, plus les pays seront prêts à collaborer entre eux, plus ils accèderont rapidement à l’énergie électronucléaire : les nombreux chantiers induits (la formation, la certification, l’élaboration d’un cadre legislatif, etc.) sont assez considérables et toute synergie sera la bienvenue.
En allant plus loin encore, il est possible d’envisager une centrale nucléaire approvisionnant deux pays et exploitée en commun. Cela rappelerait une forme de coopération entre la France et la Belgique au tout début de notre histoire en matière de nucléaire civil.
De la même façon, en capitalisant autour du projet fondamental de boucle électrique méditerranéenne, il faut conduire une réflexion réaliste sur les opportunités d’une plus grande intégration du marché électrique, tout en prenant du recul par rapport à l’expérience européenne : une libéralisation “sèche” sans avoir défini en amont une politique de sécurité d’approvisionnement n’aurait guère de sens.
On pourrait multiplier les exemples de coopération technique, par exemple sur l’énergie photovoltaïque et plus largement les énergies renouvelables, sur la recherche ou sur la formation. Les idées ne manquent pas.
Pour la mise en place d’un système de quotas de CO2 sur le périmètre de l’UPM
Enfin, la diplomatie énergétique ne peut plus aujourd’hui être bâtie sans intégrer un volet dédié à la lutte contre le réchauffement climatique, en particulier dans le contexte de négociation de l’après-Kyoto. Il faudra donc examiner l’opportunité de coordonner une action spécifique sur l’ensemble du périmètre de l’UPM, en donnant naissance par exemple à des mécanismes spécifiques sur les quotas de CO2 pour les pays faisant partie de l’annexe II du protocole de Kyoto1. Une réflexion en amont et des positions concertées pourraient constituer un véritable avantage pour l’UE à la table des négociations.
L’énergie comme vecteur d’une collaboration plus large au sein de l’UPM
Si un certain nombre de coopérations et de réflexions techniques sont aujourd’hui engagées, l’UPM offre l’opportunité de leur donner une portée politique essentielle en relançant des chantiers parfois enlisés. Mais l’UPM doit aller plus loin encore : en consacrant une filière énergétique intégrée, elle permettra de développer la confiance mutuelle entre les Etats, nécessaire au dépassement des vieux préjugés et des relations bilatérales parfois difficiles.
Sia Conseil
Notes :
(1) L’annexe II du protocole de Kyoto établit la liste des Etats visés par les engagements de réduction : il s’agit uniquement des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et des pays d’Europe de l’Est « en transition vers une économie de marché ».
Source : http://energie.sia-conseil.com/?p=1065
11:35 Publié dans énergie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : filière énergétique de l'upm
Projet pour l’amélioration du flux migratoire entre les deux rives de la Méditerranée
23 janvier 2009
La Presse L'Association maghrébine de développement des ressources humaines (Amdrh) et l'Agence nationale pour l'emploi et le travail indépendant (Aneti) ont organisé, hier, en collaboration avec l'Union européenne, une journée d'information sur "La migration en sûreté". Cette rencontre a permis de présenter le projet "Mesure ou migration en sûreté" qui se poursuit jusqu’au mois de mai 2009 et vise à améliorer la gestion des flux migratoires et faire de la migration légale un facteur commun de développement et de rapprochement entre les deux rives de la Méditerranée. Les participants ont mis l’accent sur le rôle dévolu au tissu associatif dans l’encadrement et la sensibilisation des candidats à l’émigration sur les risques de la migration clandestine et les opportunités offertes par les pays d’accueil dans le domaine de la migration organisée. Au programme de cette journée, des communications abordant "Les projets de coopération avec l’Union européenne dans le domaine de la migration" ainsi que "La migration comme facteur de développement et de croissance économique pour les pays d’origine et les pays d’accueil". La journée a été une occasion pour faire connaître le projet "Améliorer les conditions de la circulation qualifiante des travailleurs", géré par l’Anpe en collaboration avec l’Aneti et le ministère italien de l’Emploi et des Politiques sociales.
Source : http://www.africanmanager.com/rdp_detail.php?art_id=114957
11:31 Publié dans questions migratoires | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : tunisie, union européenne

