24.01.2009
21-01-2009 : Tunisie : La France 1er partenaire et 1er investisseur malgré la crise
21 janvier 2009
C’est devenu une tradition : pour la quatrième année consécutive, la balance commerciale de la Tunisie avec la France est excédentaire nonobstant la crise financière internationale qui n’a de cesse de se signaler par ses répercussions sur les économies de l’une et de l’autre. Et il n’est pas fortuit que, dans pareille configuration, la France demeure le premier partenaire commercial de la Tunisie même si ses parts de marché ont régressé de 20% en 2008 en raison de la forte concurrence qu’exercent continûment l’Italie et l’Espagne pour ce qui est de l’Europe, et la Turquie et la Chine s’agissant des autres.
Pour autant, les investisseurs et les opérateurs français n’ont nullement l’intention de lâcher du lest comme l’atteste la densité des entreprises françaises venues en 2008 explorer des possibilités de partenariat en Tunisie( pas moins de 200).
Telle est l’impression qui se dégage de la conférence de presse qu’a tenue , mardi, le Président de la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie, Foued Lakhoua pour faire le bilan de l’action de la CTFCI en 2008 et esquisser les grandes lignes de son programme pour 2009 , lequel va se concentrer sur quatre principaux secteurs, à savoir l’aéronautique, le textile, l’environnement et le second œuvre du bâtiment
Le fait est que les Français sont décidés à faire mieux qu’en 2008, année au cours de laquelle ils ont exporté sur la Tunisie pour une valeur de 5, 56 MDT, soit 18,6% du total des importation tunisiennes, alors que la Tunisie a exporté vers la France pour 6,73 MDT, soit 29,3% du total de ses ventes à l’étranger, ce qui s’est traduit par un taux de couverture de 121%.
En livrant ces chiffres, le chef de la mission économique près l’ambassade de France, Bernard Furno qui assistait à cette conférence de presse, a passé sous silence ceux relatifs aux échanges agricoles, se contentant de faire observer que le marché agricole tunisien n’est pas assez acquis à l’ouverture et que les agriculteurs français se sentent frustrés de ne pas y placer au moins trois produits, nommément les pommes, les viandes et le lait.
En revanche , tout semble aller pour le mieux s’agissant des investissements directs français en Tunisie qui ont progressé au cours des onze premiers mois 2008, de 305,5% par rapport à la même période 2007, passant de 124,3 MDT à 504,1 MDT grâce à des acquisitions de capital dans trois entreprises, en l’occurrence la Société des articles hygiéniques, la BTKD et la STAR, en plus de l’augmentation du capital de la Société Générale et l’achat d’actions auprès de la Société Renault.
Ce faisant, les 12 000 entreprises françaises opérant en Tunisie et fournissant 110 000 emplois assurent environ le quart des IDE mobilisés par la Tunisie (24% exactement).
Les investisseurs pensent devoir faire mieux en 2009 à la faveur de grands projets convenus entre les deux pays et qui concernent le transport ferroviaire, les centrales de production d’énergie, l’environnement et les travaux publics.
A ce propos, il a été annoncé ouvrira au profit des PME une ligne de crédit d’un montant de 20 à 30 millions d’Euros.
Le secteur informel le plus faible du Maghreb
Une enquête réalisée par la CTFCI en 2008 sur le climat des affaires en Tunisie ayant touché près de 350 entreprises à participation française révèle que le chiffre d’affaires des entreprises françaises, bien qu’en léger fléchissement, demeure honorable pour 7 entreprises sur 10 et pour 6 sur 10 en prévisionnel pour 2009.
D’après la même enquête, les résultats financiers sont bons puisque 8 à 9 entreprises sur 10 sont bénéficiaires au cours des trois dernières années, alors qu’en 2007/2008, entre 4 et 5 entreprises sur 10 n’ont pas été à la hauteur des investissements étrangers dans le pays mais devraient être un peu meilleurs en 2009 pour 6 entreprises sur 10 qui envisagent d’investir.
Bien plus, les créances de l’Etat sont jugées normales pour près de la moitié des entreprises.
Pour ce qui est de l’environnement des affaires, et en se référant toujours à l’enquête de la CTFCI, il est jugé favorable et enregistre une note globale moyenne de 3,1/5, étant relevé que les point faibles ne touchent que les procédures douanières, les délais de paiement et la fraude fiscale.
En revanche, les point forts prédominent et les investisseurs mentionnent notamment le réseau routier, les infrastructures portuaires et aéroportuaires, les télécommunications, le régime fiscal et le niveau de fiscalité, le faible impact du secteur informel, le plus faible du Maghreb, le droit du travail, le personnel de maitrise, la sécurité (4/5), le coût de tous les facteurs de production et le faible niveau de corruption.
Source : http://www.africanmanager.com/articles/120715.html
15:51 Publié dans Relations France - Tunisie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : partenariat france-tunisie


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